Voici une vidéo consacrée à Pierre "commandant Guillaume" et à son double cinématographique, le "crabe tambour".
L'homme met une distance entre sa vie et le personnage du film, tout en racontant un peu le fleuve, la traversée de l'Océan Indien sur un boutre improbable, l'Algérie, mais aussi ce qui échappe au film, son rôle de conseiller maritime des saoudiens, chargé de guider les tankers dans la traversée du golfe persique, face aux attaques de la République Islamique d'Iran.
Elle ne parle pas non plus du très chevaleresque chroniqueur qu'il fut sur Radio Courtoisie, défendant inlassablement la part de lumière de la colonisation.



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Photo : Fond d'écran L'internaute

Le crabe philosophe est mort. En nous, reste le souvenir du guide patient, étrange et toujours un peu ivre qui conduit le médecin du bord dans les profondeurs de la quête du mythique « crabe tambour », ce combattant étrange des jungles de Cochinchine, soldat perdu d’Algérie, égaré dans les brunes du nord. (Le Crabe-Tambour  film de Pierre Schoendoerffer)

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 ( image issue d’un bon site de critiques de films http://pserve.club.fr/crabe_tambour.html )

Jacques Dufilho, qui jouait ce rôle de marin étrange, disait aussi «Dès mon plus jeune âge, j'ai été à la recherche d'un ordre. On a dit cent fois qu'il y avait du monastique en moi : à coup sûr, ce qui m'attire dans la vie religieuse, c'est la règle. J'y vois la rencontre miraculeuse d'une discipline spirituelle et d'une maîtrise de sa vie matérielle. Très tôt, c'est dans la vie paysanne que j'ai cru trouver l'accès à cette vérité.»

Jacques Dufilho, janséniste avec malice dans Le Figaro du 30 août. Les Sirènes du bateau loup : Mémoires  de Jacques Dufilho (15 avril 2003)