Signe de contradiction, le Pape semble critiqué par presque tout ce qui a la parole dans notre « Monde », peut être parce qu’il ne veut pas laisser la lumière qu’il porte sous le boisseau.

Il est celui par qui le scandale arrive.
Ceux qui sont prisonniers de la matrice intellectuelle formée par les média du « Monde » ne peuvent pas s’empêcher de parler du Pape de manière agressive et caricaturale.
Pour Christian Terras, rédacteur en chef de la feuille post-catholique « Golias » : « Cela commence à bien faire, depuis quatre ans, il y a une accumulation de gaffes. Sur les musulmans à Ratisbonne, sur les Nazis à Auschwitz, une «bande de criminels», sur les peuples d’Amérique du Sud qui n’auraient pas été évangélisés de manière violente... Puis la levée des excommunications des Lefebvristes, en janvier dernier, dont le négationniste Williamson, et enfin l'excommunication par un prélat brésilien d'une mère qui a fait avorter sa fille de 9 ans, violée par son beau-père et enceinte de lui, qu’il a approuvé... »

Un signe de contradiction.
Comme le Christ, le Pape n’est pas venu apporter la paix au « Monde » prisonnier du mimétisme et des réflexes victimaires, mais la Paix de Dieu dans le monde.
Benoît XVI trace son sillon sans dévier. Il proclame le message de l’Evangile, à temps et à contre temps, sans aucune violence, mais sans faiblesse. Portant toute la foi de l’Eglise, il en aborde des différents aspects. Le prisme des média ne renvoie pas l’image de ses déclarations à propos de l’action en faveur des pauvres ou contre la peur des sorciers en Angola par contre ce qu’il dit de certains sujets à un écho mondial.
Ce sont les icônes du « Politiquement Correct » qui sont touchées au cœur : indulgence envers l’islamisme, repentance, refus de l’évangélisation et de la tradition, tyrannie du plaisir, avortements d’obligation et culte du préservatif.
Avec raison, le blog « le conservateur » constate que : « L'Eglise, qu'elle ait tort ou raison, constitue le seul contre-pouvoir au diktat sans contrepoids des médias, caisses de résonnance de la pensée unique et de ses dogmes modernes . »

L’ultime défenseur de la raison.
Présentées de manière caricaturale par la réaction médiatique mondiale, les affirmations du Pape sont au contraire nuancées et profondes. Cela les rend encore plus redoutables aux tenants du Politiquement correct.
Provocation ultime, Benoît XVI affirme que « La religion et la raison se renforcent mutuellement dès lors que la religion est purifiée et structurée par la raison, et que le potentiel de la raison est libéré par la révélation et la foi »
Nous avons un Pape plus rationnel que tous ceux qui le critiquent. Ils se croient naïvement rationalistes et négligent en apparente innocence l’esprit d’observation et le souci du réel et des faits précis.

L’oubli des faits.
La meute se précipite, s’émeut et réagit sans même s’être posé quelques questions élémentaires sur l’efficacité relative des diverses formes de lutte contre l’épidémie de Sida en Afrique. Benoît XVI sait ce que constatait la revue « Science » il ya plusieurs années, seul l’Ouganda a réussi a faire fortement reculer l’épidémie, en suivant les conseils de Jean Paul II, en révélant la vérité de la maladie, en insistant sur le respect des malades et en insistant d’abord sur la fidélité. Les pays qui ont nié la maladie comme l’Afrique du Sud et ceux qui ont insisté sur le préservatif ont vu l’épidémie progresser.
La meute a aussi parlé du Brésil sans se soucier de la réalité des faits. Qui, à part Famille chrétienne, est allé demander son point de vue aux protagonistes concrets de l’affaire ; qui a pensé à lire les déclarations de l’évêque de Récife et du curé de la paroisse avant de parler d’une manière absolument fausse d’excommunication d’une fillette de neuf ans.

Qui cherche les causes et les remèdes ?
L’esprit de critique de tout ce qui ne se résigne pas au matérialisme prospère peut être, mais sur les ruines du véritable esprit critique.
La soudaine publicité mondiale au nom d’un cas particulier aux traits accentués ne semble poser de question à personne dans les média. Ils sont bien peu à avoir signalé que le cas de Récife pouvait aussi servir le calendrier médiatique des tentatives de faire légaliser l’avortement au Brésil.
Il n’y a pas non plus grand monde pour se demander si ceux qui défendent le préservatif ne sont pas ceux qui en vendent, ou ceux qui comme Al Gore veulent « une gouvernance écologique mondiale, teintée d'une spiritualité globale » et « un plan Marshall qui se chargerait à l'échelle mondiale d'une redistribution globale des moyens industriels et d'un contrôle drastique des naissances ». Cette réduction des naissances limiterait la concurrence des pays riches et pauvres pour les ressources naturelles au profit des premiers.

Les victimes de la polémique.
Esprits sortis des lycées de la république, sans réelle formation intellectuelle, beaucoup tombent dans les énormes ornières que leur présentent les média dominants. Les commentaires des sites de journaux sont pleins de marques de leur crédulité, par exemple « Normal que le FN soit la avec les cathos intégristes,vous savez ceux qui nient la Shoah! Tous ça pour soutenir un panzer cardinal ancien des jeunesses hiltlérienne! Et il n'y a pas d'erreur,le pape a bien dit:"le préservatif ne règle pas le problème su sida,il l'aggrave!" [Orthographe non modifiée]
Cependant ils sont de plus en plus nombreux à sentir qu’il y a quelque chose de pourri au royaume des média et à la leur faire une confiance de plus en plus limitée.

Que faire dans la bourrasque ?
Certains chrétiens sont comme les pêcheurs de Galilée, épouvantés par la tempête qui secouait leur barque alors que Jésus semblait dormir. Face à la tempête notre désir est de garder la Foi, l’Espérance et la Charité, en restant dans le sein protecteur de l’Eglise.
Comme il s’agit d’une tempête dans des crânes, il ne s’agit pas de cultiver notre jardin, mais notre esprit et notre âme. C’est le bon moyen de pouvoir rendre compte de l’espérance qui est en nous et de dire cette vérité que nous avons rencontré.