Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche Aller à la page d'accueil

Archives du WebAnnales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

Annales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

« septembre 2008 »
lunmarmerjeuvensamdim
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930

21 09 2008

Spiritualité du marchand de petits pois

« Mon boulot n’a aucune dimension spirituelle », je vends des : 0 petits pois, 0 centrales nucléaires, 0 temps de cerveau disponible, 0 du futur citoyen bien formaté (cocher la case qui vous correspond)
.
On peut voir les choses comme cela. mais c'est sans doute un peu réducteur.
Certains, de part leur vocation, sont tout entiers tournés vers la prière, la prédication, d'autres ont des métiers conceptuels, mais cela ne doit rien enlever à la dignité de toutes activités pratiques et concrètes.
Sans marchands de petits pois, l'anachorète, le stylite et l'apôtre meurent de faim quoi qu'il arrivent. Seul Saint Jean Baptiste survit, en ne mangeant que des sauterelles grillées.

L'acte de création d'oeuvres matérielles est aussi, comme le disait Benoît XVI dans son discours aux Bernardins, une participation à l'ouvre même de Dieu

Par surcroît l'amour et la charité fraternelle que Jésus nous enseigne ont besoin de quitter le royaume des bonnes intentions pour s'incarner dans des actes concrets avec ceux qui sont nos prochains, parcque que nous le côtoyons.
Enfin notre "Imitation de Jésus Christ" peut nous permettre de le reflèter. Ce reflet de la lumière divine dans nos yeux peut arriver chez des gens qui ont qui qui croient que la foi est irrationnelle et facteur d'intolérance et de guerre, qui ont peur des prêtres et des préventions invincibles à l'idée d'entrer dans une église.

Le petit pois est donc un maillon essentiel de notre marche vers la sainteté. D'ailleurs j'en reprendrais bien un petit peu.

07 09 2008

Que reste t'il quand on a perdu la pensée ?

C'est ce qui se passe avec la maladie d'Alzheimer, et en pleine conscience. La perte de mémoire commence par le plus récent et remonte, au point que les femmes en viennent à ne plus se souvenir que leur nom de jeune fille.
Au bout d'une dizaine d'années il ne reste plus rien.
C'est en tout cas ce que pensent ceux qui font de la rationalité l'essentiel de la dignité humaine, tels Henri Caillavet qui défend l'euthanasie en disant "« Nous devons avoir la possibilité de ne pas accepter une vie grabataire"
Loin du monde des belles idées qui tuent, quand on va rendre visite à des personnes âgés qui perdent la mémoire, on s'apperçoit que l'écoute, l'humour et le sens de l'absurde et du rire partent après bien des souvenirs.


Photo

Je me souviens aussi d'une femme devenue sourde, muette et aveugle, qui n'avait gardé le souvenir que d'un geste, boutonner son pull.
Quand on la prenait par la main elle réagissait fortement, comme une personne qu'on est venue rencontrer alors qu'elle est déjà preque totalement isolée par la maladie.

Dans le handicap le plus profond, il reste toujours une personne qui attend d'être rencontrée et aimée. Aller rencontrer ces personnes à la fois prisonnières et malades est l'une des oeuvres de miséricorde commandées par Jésus.
Même si elle ne peut plus formuler de prières, la personne qui souffre de cette maladie est parmi ces pauvres absolus que Jésus est venu secourir préférentiellement avant de les accueillir prioritairement.

Administration