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Annales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

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05 02 2012

Guéant a t'il raison de dire que toutes les civilisations ne se valent pas ?

Ceux qui critiquent François Guéant nagent en pleine hypocrisie. En affirmant que la tolérance et le relativisme sont une valeur supérieure à la préférence pour les valeurs occidentales, ils établissent une hiérarchie entre leur vision de la civilisation et celle de François Guéant.
Ils oublient aussi que l'Europe, nourrie par l'enseignement du Christ a permis le développement des valeurs chevaleresques de défense des faibles et de respect de l'ennemi. Elles existent ailleurs, mais sont (encore) centrales dans les cultures européennes et chrétiennes.

défaite dans l'honneur.JPG


Image, d'après la Reddition de Breda, de Velasquez

21 09 2011

Mistral tranquile à Carpentras, profanations et acquitements

« A Carpentras, cité tranquille le mistral joue et farandole Ses airs de danse comtadines sous les platanes centenaires Qui regardent le Mont Ventoux » Pierre Vaussais

De temps à autres, le miracle se produit, où la poésie vient au secours du réel, profitant de la brèche qu'ouvrent les correspondances entre la nature et son mystère, et l'esprit enclin à la rêverie.
Hélas, le sort s'acharne sur ce joyau provençal, cité de l'ouverture, « tournée vers l'autre », comme le revendiquent ses habitants aux drapeaux arguant fièrement leurs blasons des villes jumelles, sur le rond-point de l'Amitié. Bienvenue, bienvenue, s'entêtent-ils à chanter, mais le doux accent du poète ne suffit plus à ranimer la légèreté, d'une torpeur mortelle aux émanations de scandale.

En 1997, se déroulait à Marseille le procès des skin-heads ayant profané 34 tombes et exhumé le corps d'un homme innocent, l'arrachant à son droit le plus absolu, le repos éternel, et sa dignité la plus élémentaire, que toutes les religions ou croyances respectent unanimement.
Mais que leur est-il passé par la tête ? De quoi souffraient ces criminels fanatiques ? L'enquête autour de cette affaire avait souffert de la « pollution de la passion, et des enjeux politiques », regrettait le présentateur du journal télévisé présentant cette triste affaire, aux relents nauséabonds des « heures les plus sombres de notre histoire ». Comment excuser un tel comportement, comment comprendre une si abjecte fascination ? Le procès commençait avec l'étude de la personnalité des accusés, des hommes « paumés, violents, nourris de la haine de l'étranger ». La première séquence choquante de ce procès, sont les remords affichés de plusieurs accusés, qui, 7 ans après les faits, disaient ne pas comprendre comment ils avaient pu en arriver là. L'épouse outragée, blessée dans son être le plus intime, ayant vécu l'horreur de voir la tombe de son mari et son corps profané, utilisa des mots justes et dignes : « C'est facile d'avoir des remords, il n'y a pas commencer à faire le mal. ». Pas de pardon, peu importent les explications, le fait d'être paumé, en situation sociale d'échec permanent, encore dans l'incertitude et les doutes d'une adolescence traumatisée, tout cela ne sont pas pas des excuses. Deux années de prison au maximum, pour profanation de sépulture …

Ces souvenirs jamais évanouis, sont ravivés aujourd'hui par un autre procès. Encore une fois, Carpentras la douce devient malgré elle le théâtre d'un drame, qui, s'il n'est pas du tout similaire, se déroule dans le même ordre : la personnalité des accusés ayant violé, séquestré et prostitué malgré elle une jeune fille de quatorze ans, a été étudiée lors du premier volet d’un procès. On ne parle pas aujourd'hui de « nazis » ou de « skin-heads », on parle d' « enfants terribles », de sales gosses sympathiques, de jeunes bourreaux devenus tels car livrés à eux-mêmes, chéris par leurs parents, enveloppés par le cadre rassurant de familles aimantes. Douze jeunes gens dans un quartier, gâchés par l'oisiveté. Comment ne pas chercher à remonter plus avant ? Y avait-il des signes qui auraient pu prévenir ces actes criminels ? L'éducateur du quartier, interrogé, dit que « c'est impensable. Ils n'ont pas pu faire ça. ». Il s'insurge : « oui, ils passent leurs journées à tenir les murs, à rouler sans casque, à provoquer les policiers, mais ils ne participeraient jamais à de tels faits. ». Et c'est alors qu'au lieu du terrible malentendu entre la réalité, le sort, et l'image d'une ville aux douces résonnances poétiques, on tombe d'un seul coup dans le déni de toute réalité.

Les accusés, aujourd'hui, ne sont pas qu'excusés, ils sont carrément innocentés, de par leur appartenance à un milieu automatiquement défavorisé, d' « un quartier » , expression stigmatisée car il ne s'agit plus des murs ou des pâtés de maison, ou encore des barres d'immeubles, mais du nid de toutes les précarités conduisant forcément à tous les débordements. Mais comme on l'a dit pour les accusés de Carpentras, la précarité, le fait d'être un paumé, cela excuse tout ? Leur désœuvrement et leur misère sociale, intellectuelle, les poussaient-ils à franchir plus de pas dans la décadence et la criminalité ? Les journalistes, curieusement, répondent que oui. Parce que ce n'est que justice, à nous, nantis, colonisateurs repentis, de recevoir les conséquences de cette misère, comme un juste retour des choses.

Parce que telle est la conclusion qui émane de ce procès : le procès des « jeunes » qui ont martyrisé une jeune fille de quatorze ans, est en fait le nôtre, à nous, français, qui devons affronter la réalité des siècles d'esclavagisme et de colonisation, des années de collaboration active pour faire de ces peuples, des assistés, des paumés, des « connus des services sociaux et de la justice », en leur faisant bénéficier à crédit de toutes les allocations possibles et imaginables, des crèches les plus confortables, des espaces de loisirs les plus entretenus, des centres sociaux aux multiples activités, des aménagements et subventions à leur religion blessant douloureusement la vieille statue de l'état laïc, qui s'est affaissée pour mieux tendre l'autre joue.

On en sait plus quoi inventer pour satisfaire leur appétit vengeur, qui se nourrit de la haine auquelle les pousse notre culpabilité. Mais à ce procès, face à l'horreur des faits, n'importe qui se demande comment cela a pu arriver, objectivement.

Parce que pour les journalistes, ce n'est pas possible, là, les « enfants » y sont allés forts dans la déconnade ou le chahut de lycée, il y a forcément un truc : et si la fille les avait trompés ? Et s'il y avait erreur sur la personne ? Peut-être leur a -t-elle fait un sale coup, s'offrant à trente de leurs amis, leur proposant de leur ramener de l'argent de sa prostitution volontaire, en allant seule sur les routes haranguer le client ? Peut-être leur a-t-elle, à quatorze ans, proposé de se faire humilier, martyriser et dégrader, dans des caves éclairées par les seules lumières artificielles de leurs téléphones portables ? Les jeunes filles françaises, héritières tarées des vilains colons d'Algérie, portent forcément les tares de leurs anciens, c'est vous dire si on peut s'y fier.

Et en effet, les « jeunes » l'avouent : jamais ils n'auraient fait cela à une jeune fille de leurs familles, qui, elles, sont respectables : « avec une fille de chez nous, ça ne se passerait pas comme ça » « jamais ils n'auraient toléré qu' une de leur soeurs se retrouve dans la situation de P. ». Il est vrai qu'on ne risque rien, en tant que femme, avec un pantalon large, une tunique sac à patates , un voile de trois mètres, et « Big Brother », le grand frère qui surveille tous ses faits et gestes, de manière qu'elle ne dérape pas en étant tentée de faire la bise à un copain de lycée.

Il semble que, si cela pousse au respect, cela les pousse également à aller voir ailleurs, que cela donne envie d'aller voir d'un peu plus près, voire de trop près, ce sexe que des français libérés promettent sans entraves. Et les parents, qui ne peuvent accepter que l'harmonie de leurs familles modèles, que leur éducation parfaite à l'ombre du commissariat, que leur autorité exemplaire qui accepte les yeux fermés que leurs rejetons fassent du rodéo en scooter sans casque, soient remises en cause : non, forcément, c'est la fille : « elle a été manipulée par les policiers (les actuels collabos à la solde de Bigeard ) pour envoyer les jeunes en prison ! ». Il est vrai que, lorsqu'on a été violée, on est pas pressée de porter plainte, et qu'il faut forcément l'intervention d'esprits malveillants pour les y pousser ...

Les « enfants terribles », comme le titrent au moins deux journaux-blogs français, méritent quand même bien une petite tape sur la main, comme il se doit avec des enfants encore au stade d'opposition : peut-être deux ans de prison moins les remises de peine. Le verdict n'est pas encore tombé, mais on entend déjà les protestations : « ils se sont rangés », « ce sont des erreurs de jeunesse ». Les « enfants terribles » sont désormais mariés, ils ont des enfants. Les pauvres, on vient encore les ennuyer avec des broutilles de jeunesse ... Broutilles, pusiqu'ils écopent au maximum de quelques mois de prison avec sursis.

Reste à savoir maintenant ce que le Juge va décider pour la fille. Quoiqu'elle a déjà pris perpèt, et des siècles non pas d'esclavagisme, mais de psychothérapie …

Carpentras, une ville modèle, berceau de la poésie mistralienne … décidément, j'entends ce fameux poète : « ce n'est pas parce que l'accent est joli que l'histoire est belle ... ».

24 03 2011

Sainte fécondité

Cette très belle faute d'orthographe lue sur une impasse du Web

"Un pays ou les hommes ne veulent que des aventures passagères de peur que la copine tombe en sainte"

15 12 2010

Les propos de Marine Le Pen, un éléphant blanc au milieu de la pièce.

Nous donnons la parole au blog fromageplus
- Un éléphant ? Au milieu de la pièce ? Haha, mais non voyons ! Vous êtes un plaisantin, mon ami. Reprenons, voulez-vous. Ho, regardez, là, sur votre cravate : une tache !
[- Gérard, ça ne prend plus. Tout le monde a vu l'éléphant. C'est trop gros. Il va falloir expliquer maintenant ce qu'il fout là.]
- Hé bien, euh…, c’est, c’est… euh… c’est notre nouveau directeur du personnel ! Messieurs, veuillez accueillir, euh

C’est un peu l’impression qu’a fait le JT de France 2, 14 décembre 2010. Au blogueur fromageplus.

Cela fait des mois et des années que le phénomène des prières dans les rues de la Goutte d’Or existe, que tout le monde ment à ce sujet [non non non ça n'existe pas, non non non], soudain Pujadas, la bouche en cœur, annonce que les rues bloquées de la Goutte d’Or ne sont un mystère pour personne, qu’elles existent depuis longtemps, et qu’elles posent un problème bien précis : l’insuffisance de lieux de prière pour les musulmans. Ce mec n’a vraiment honte de rien.

S’ensuivit un discours visant à donner à l’islamisation manifeste de l’espace public les atours irréfutables de l’inégalité sociale à l’œuvre dans la société. On vit passer les beurs de service, les sociologues en polyuréthane expansé, les antiracistes payés-pour, les spécialistes-de à moitié analphabètes,

On voyait bien que les fronts s’épongeaient, que les regards paniquaient secrètement, bref que tout le monde est en train de faire dans son froc depuis que la fille Le Pen a dérapé. Elle a tellement bien dérapé que c’est tout un pan du village Potemkine qui a été emporté par son dérapage

Le socialisme, c’est génial. L’islamisation est une chance pour l’avenir de la France. Toute cette joie, tout ce bonheur, moi ça me bouleverse.

Fin de citation

Jean François Kahn est moins bouleversé. Pour lui c’est l’Elysée qui commande la manœuvre. Le pouvoir agirait discrètement sur les vagues du microcosme médiatique. Marine est ouvertement favorisée par France 2 contre Gollnish, elle monte dans les sondages, il faut alors la rediaboliser en faisant mine de s’indigner pour une déclaration tout à fait habituelle dans les discours du Front National

15 12 2010

Du pain, des jeux et des mosquées à Paris.

Le soutien aux catholiques n’est pas réellement une priorité budgétaire. Le site la Tribune de l’art commence une série de notes sur l’état des Eglises de Paris. Il en profite pour signaler que Delanoé consacre encore moins d’argent à leur entretien que Chirac 11,5 millions d’euros par an. Pendant ce temps là il va mettre 20 millions d’euros dans une nouvelle grande mosquée et 200 millions pour le nouveau stade Jean Bouin.

19 09 2010

Des cathédrales d'aujourd'hui.

Le Moyen Age consacrait des cathédrales au culte de Dieu et à l'enseignement de l'amour du Christ.

Notre siècle consacre son énergie à chercher un ciel plus accessible
en navette spatiale.

08 09 2010

La gargouille de Lyon fait encore parler d’elle.

La grosse presse commence à parler d’une nouvelle gargouille installée sur la cathédrale de Lyon. Elle fait le portrait d’un ouvrier musulman du chantier de restauration et lui fait dire « Allah Ouakbar ». Les identitaires protestent contre cette affirmation de foi musulmane en temps de persécutions dans les pays islamiques. Le prêtre de la cathédrale se dit très content.

Ce n’est sans doute pas parce qu’au Moyen Age les gargouilles représentaient les diables ou les hérétiques fuyant l’intérieur des Eglises.

06 09 2010

La vie est belle pour l'arpeggiatta, ah vita bella

Belle mise en images de musiques de l'ensemble l'Arpeggiatta de Christina Pluhar



A vita bella S’e fatta mezzanotte ma notte scura scura, s’e fatta mezzanotte dorme la luna. S’e fatta mezzanotte ed era pieno giorno di colpo mi si è spenta la luce intorno. S’e fatta mezzanotte ed io non so perché. Ti piacevano le salsicce mo non le mangi più ti piacevano le ciliegie mo non le mangi più ti piaceva fare l’amore a tutte quante l’ore Ah! Vita bella, perché non torni più? Ti piaceva il pane caldo ti piaceva pasta e fagioli ti piaceva la tua famiglia ti piacevano i tuoi figlioli… ti piaceva la festa e il ballo ti piaceva andare a cavallo, Ah! Vita bella, perché non torni più? Ti piaceva il profumo dei fiori Mo non lo senti più ti piaceva la campagna mo’ non lo vedi più ti piaceva stare a guardare il sole quando si tuffa in mare. Ah, vita bella! Perché non torni più? (texte: Lucilla Galeazzi)

Il est minuit, d’une nuit très très sombre, il est minuit, la lune dort. Il est minuit, mais c’était en pleine journée, tout à coup la lumière s’en est allée. Il est minuit et je ne sais pourquoi! Tu aimais les saucisses, maintenant tu ne les manges plus … Tu aimais les cerises, maintenant tu ne les manges plus… Tu aimais faire l’amour à toute heure. Ah, la belle vie ! Pourquoi ne reviens-tu pas ? Tu aimais le pain chaud, tu aimais les pâtes avec les haricots. Tu aimais ta famille, tu aimais tes enfants… Tu aimais danser au bal, tu aimais monter à cheval. Ah, la belle vie! Pourquoi ne reviens-tu pas ? Tu aimais le parfum des fleurs, maintenant tu ne le sens même plus… Tu aimais la campagne, maintenant tu ne la regarde même plus… Tu aimais regarder le soleil, lorsqu’il se couche sur la mer. Ah, la belle vie ! Pourquoi ne reviens-tu pas ?

28 05 2010

Lettre d'un indigène qui veut la rencontre plus que l'adaptation

Lettre du Chief Dan George, indien de Vancouver, 1975

« Je suis né il y a mille ans ».
« Mes très chers amis,

Je suis né il y a mille ans, né dans une culture d'arc et flèches; et dans l'espace d'une demi-vie humaine, je me suis trouvé dans la culture de l'âge atomique, mais d'arc, et flèches à la bombe atomique, il y a une distance plus grande que le voyage vers la Lune.

Et maintenant, vous me tendez la main... et maintenant, vous me demandez d'aller à vous. « Viens et intègre-toi ! » c'est ce que vous dites. Mais comment venir ? Je suis nu et couvert de honte. Comment venir avec dignité ? Je n'ai pas de présence, je n'ai rien à donner. Qu'appréciez-vous dans ma culture- mon pauvre trésor ? Vous ne faites que le mépriser. Vais-je venir à vous comme un mendiant et tout recevoir de votre main toute-puissante ?

Accompagnez-moi dans la cour de récréation d'une école où l'on prétend que règne l'intégration. Voyez comme son asphalte noire est unie, plate et laide; alors, regardez : c'est l'heure de la récréation, les élèves se précipitent par les portes. Voilà alors deux groupes distincts : ici, des élèves blancs et là-bas, prés de la barrière, des élèves autochtones.




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27 05 2010

Pour une baisse des retraites des soixante huitards

Pour que le système par répartition fonctionne de manière juste,
il faut que les revenus des retraités d'une génération soient proportionnels au nombre d'enfants que cette génération aura eu.
Il faut donc baisser globalement les retraites.
Et augmenter les allocations familiales pour compenser la baisse de revenus que subissent ceux qui choisissent d'avoir des enfants.

17 04 2010

Never explain never complain

06 04 2010

Détuire un Ipad pour être célèbre

Un jeune boutonneux américain a décidé de détruire une tablette électronique Ipad de Apple. Le tout devant les caméras, pour passer sur Youtube.



Il marche sans le savoir sur les traces stupides d'Erostrate, un grec antique qui incendia le temple d'Arthémis à Ephèse pour que son nom reste dans les mémoires.

Et alors ?

Un quart d'heure de célébrité ne fait pas une vie éternelle et ne change pas le monde.

04 02 2010

Survivants d'une catastrophe d'origine géologique ou humaine

A propos d'Haïti, sur le site de l'humanité:
Je rencontre les amis survivants, qui n’arrivent pas à comprendre comment et pourquoi ils ont survécu. J’écoute incrédule l’histoire de ceux qui n’ont pas survécu. Assis l’un en face de l’autre dans le même bureau, l’un va survivre, l’autre pas. Un appel téléphonique a permis à l’un de sortir d’une salle, pas à l’autre. Il disparaît sous une chape de béton puis, par un retour de pendule, une ultime secousse le projette sur le toit, indemne et sans une égratignure. Deux amies sortent cinq minutes avant la fermeture des bureaux. Celle qui précède s’en sort, l’autre, pour une fraction de seconde, est prise sous l’amas de béton et de fer. Toutes les combinaisons possibles se sont répétées ainsi à l’infini.

Cependant ce paragraphe me met mal à l'aise.

Il est en effet un autre monde sans retour dont personne ne parle, c'est le ventre d'une mère.
L'enfant qui s'y trouve peut lui aussi vivre ou mourir, être avorté ou survivre, au hasard des circonstance qui l'ont fait concevoir ici ou ailleurs.
En France il a une chance sur trois d'être tué.
Il ne s'agit pas de fatalité ou de terre qui tremble, mais d'un choix humain, de pressions économiques et morales faites par des humains.
C'est pire, mais personne n'en parle, à part les chrétiens cohérents et quelques juifs, et surtout pas le journal "l'humanité".

26 01 2010

Avatar, la double fascination de la puissance

Opposant artificiellement deux puissances, celle de la technique et celle de la nature, le film Avatar exprime d’une manière spectaculaire les tentations d’une époque. Le bruit et la fureur du blockbuster n’expliquent pas tout le succès du film. Le récit qu’il offre donne de nombreuses occasions de réfléchir.



 

Religiosité post chrétienne.

James Cameron utilise la beauté de la création, les arbres lumineux, les flocons esprits, les signes divins et le souvenir des dinosaures. Il mélange les créations successives avec des rhinocéros à têtes de requins marteaux et des ptérodactyles domesticables.

La légitime contemplation des beautés de l’œuvre du Créateur devient insensiblement une adoration de la créature. Adoration des machines ou de la science chez les uns, adoration de la nature chez les autres.

Cela masque dans ce film le Dieu unique, source de tout être sans qui rien de ce que nous touchons n’aurait de substance.

C’est la nature, et la maternité qui fait écran au Dieu Père. Comme les sectateurs du « New Age » et de Gaïa, la terre idéalisée, les Na’vis disent « Notre Mère » à la puissance indistincte de la nature au lieu de « Notre Père » à celui qui nous a donné son fils Jésus Christ. Au cours du film on voit apparaître un néo paganisme, avec fluides d’énergies, transmissions de pensée et force née de la maîtrise de l’esprit et de la nature.

Ce film qui efface l’incarnation et la rédemption n’avoue cependant pas sa part d’héritage chrétien. L’œuvre toute entière est une forme de repentance offerte en tribut aux indiens massacrés par les états-uniens et certains de ses personnages illustrent l’idée qui ceux qui combattent par l’épée périssent aussi par elle.  

 




Fascination pour la puissance.

La fascination toute occidentale et moderne pour l’efficacité et la puissance envahit tout le film, au-delà de l’opposition entre science et culture.  

Voler dans les airs, percer l’ennemi d’un coup de flèche et enfin monter toujours plus haut, c’est toujours chercher la croissance et l’efficacité.

L’objet le plus technique, scientifique, collectif et industriel qu’est un blockbuster d’animation en 3D fait paradoxalement un éloge de la simplicité des hommes sauvages et primitifs. Au milieu du tonnerre des explosions et des combats, il fait un éloge de la vie immobile d’un peuple attaché à son arbre sacré. Enfermant ses spectateurs dans des lunettes 3D il dit qu’il faut vivre naturellement, aves ses proches, en entretenant des relations directes les uns avec les autres.

La fascination pour la puissance technique ou spirituelle explique sans doute que la tendresse qui naît entre les deux héros soit décrite de manière si rapide. Ils se plaisent, mais leur amour n’a pas le temps de s’approfondir et de s’incarner dans le réel et la durée. Nous sommes privés de l’aventure plus essentielle de ce qui suit le « ils se marièrent et eurent beaucoup de petits Na’vis ».

 

Technique ou profondeur.

Nous ne savons pas encore assez bien utiliser la puissance que nous donne l’informatique. Nos banquiers chevauchant leurs instruments financiers sont aussi mal à l’aise qu’un ex marine bas de plafond chevauchant un ptérodactyle de synthèse.

Nous ne sommes pas encore habitués intérieurement à utiliser de manière contemplative et naturelle nos moyens techniques. Il nous manque les mots et la profondeur intérieure qui nous permettraient d’utiliser pleinement cette puissance que nous avons conquise.

La disparition des mots et du langage au profit des gestes et du symbole visuel est très avancée dans ce film. La réelle profondeur humaine de l’histoire est ainsi accessible à tous ceux qui n’accèdent pas complètement aux idées abstraites.

 

Reflet de l’esprit d’une époque.

Ce film critique le « tout, tout de suite » de ceux qui veulent conquérir une planète et détruire une civilisation pour obtenir un métal aussi précieux que l’or californien ou le coltan congolais que nous mettons dans nos téléphones.

« Venez à nous orages désirés » ; notre époque protégée de la guerre depuis longtemps rêve de muscle et de combats. Elle dessine des monstres surmultipliés et des explosions géantes pour se faire peur. Souhaitons qu’elle ne les vive pas réellement.

Soumis aux scientifiques et aux experts, notre temps nie aussi le pouvoir politique. Il est complètement absent du film. Ni la loi, ni les institutions ne sont là pour arbitrer entre la paix et la guerre, la science et le rêve, ou la force et la conscience.

« Avatar » a aussi été pris dans les grands débats d’aujourd’hui.

Les vierges effarouchées ont crié contre la tabagie de la scientifique de l’équipe.

Les policiers de la pensée se sont plutôt tournés vers son éloge du localisme et de ceux qui ont les pieds bien plantés dans cette terre qui ne ment décidément pas, surtout si elle est en images de synthèse.

 

Les multiples questions abordées par James Cameron dans ce grand spectacle ont le mérite de donner à penser, même s’il faut sans doute chercher dans la culture chrétienne des réponses plus simples et plus personnelles.

16 11 2009

Pourquoi la "défense de la Vie" est elle a droite ?

Les partis obligent à prendre un package commun :
"eugénisme et aides sociales" contre
"liberté d'entreprendre et obligation de travailler le dimanche" ou
"défense de la vie sour le bout des lêvres et adoration du bleu, blanc, rouge".

En partant de ces solutions qui ont toutes leurs défauts, on aboutit à un "rejet à droite" de la défense de la Vie qui conduit à un alternative mortelle entre :
- Oublier les victimes de l'avortement et du travail du dimanche, ce qui me semble être une erreur grave ou
- Entrer aussi dans d'autres combats ou on ne manquera pas à l'amour de Dieu et des hommes en soutenant une idée plutôt qu'une autre.

Malheureusement ceux qui veulent défendre les points non négociables de l'enseignement social chrétien, respect de la vie, de la famille (y compris par le juste salaire) et liberté d'éducation,
n'ont pas l'occasion de citer positivement des responsables socialistes très souvent.
et la confiance qu'on peut accorder à tous les partis de droite pour appliquer ces points est très très limitée bien qu'ils disent les défendre quand ils sont dans l'opposition.

D'après un vif débat sur le site Carnets Baroques.

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