Philippe Muray disait que l'éloge était un moyen d'empêcher le libre examen d'un événement. La divergence ou la critique paraissent comme des insultes à l'éloge qui les a précédé.





C'est pourtant ce qu'ont fait un certain nombre de médias libres.

Le blog « I Like Your Style » le traite de prince de la communication et du bling bling, qui n'a rien fait d'autre que du bruit avec sa bouche et soutirer quelques deniers aux français.

Parler de la patrie n'est pas la défendre effectivement, et la carrière de Philippe Séguin, entre cabinets ministériels et place réservée au conseil d'Etat n'est pas remplie des grands sacrifices qui suscitent l'opposition de la classe médiatique.

Il y a gagné la médaille de la jeunesse et des sports échelon de bronze et, en signe de son amitié pour le dictateur tunisien, la grand croix de l'ordre de la République de Tunisie.

Grand « fils de » résistant, grand patriote, mais surtout grand républicain. Les éloges officiels montrent toute l'ambigüité de sa défense de la souveraineté française.

Une campagne ratée contre Maastricht ne suffit pas à faire oublier à Minute que Philippe Séguin a été un des plus gros obstacles à une union des droites en 1986. Il a parlé de la Patrie, mais en rejetant un parti qui proposait de lutter contre les dangers de l'immigration.

Ce souverainiste inflexible a su mettre de l'eau dans son vin, et accepter la douce violence de devenir président de l'Assemblée Nationale, puis de diriger la cour des Comptes.
Le libre journal de la France Courtoise de Serge de Becketch était plus précis. La carrière de Philippe Séguin a manifestement été protégée par des francs maçons, du socialiste Philibert au gaulliste Comitti dans les années 60 ou a Christian Poncelet. Comparant les défenseurs de l'école libre à des chouans brandissant les fourches de l'ancien régime il s'est aussi vanté d'avoir battu des records de naturalisation d'immigrés.
Son image de probité financière est elle aussi passablement surfaite, profitant des palais de la République, il a su fermer les yeux sur les liens financiers entre Pelat et Mitterrand ou sur l'affaire du Crédit Lyonnais.

Adepte du politiquement correct en matière de morale, il a « épousé » la femme de Toubon, et rue 89 signale l'éloge que fait de lui Roselyne Bachelot.

Il aurait rédigé une bonne partie du discours du seul député de droite votant pour le pacs et s'est abstenu de voter contre.

Patriote et républicain toujours Philippe Séguin a aussi eu le courage d'accélérer le massacre des enfants de France en votant l'allongement de la durée légale de l'avortement.