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Archives du WebAnnales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

Annales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

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28 05 2009

Pour ou contre les services publics ?

Alerte l'Europe s'attaque au services publics.
De fait elle a imposé la mise en concurrence des entreprises de transports ou d'énergie, avec l'accord de Jospin et Chirac malgré leurs déclarations contraires.
Le consommateur idolé de la commission européenne finit souvent plumé par la prétendue mise en concurrence libérale. Linguane raconte comment la RATP impose un parcours ubuesque aux clients qui ont l'outrecuidance de demander un billet hebdomadaire et rappelle les tarifs variables de la SNCF, le racket de France Télécom etc ...

...

Cela réveille la nostalgie pour les "services publics", exploitée de manière hypocrite par le parti socialiste, mais ne doit pas nous faire oublier les faiblesses de la gestion d'Etat.

Administration publique qui bride l'énergie de ses employés contre administration privée qui bride ses clients et pressure ses employés, ce qui nous manque ce ne sont pas des monopoles, mais des règles de comportement.
Salaire minimum, y compris au Bangladesh pour trouver des consommateurs, régles équitables de commerce international, liberté d'entreprendre pour améliorer les produits et non déréglementation imprudente des transactions financières, les solutions sont à chercher dans les trésors de la pensée sociale chrétienne issue de Rerum Novarum.

27 05 2009

Une manière intelligente de supprimer l'impôt sur la fortune.

Publicité sur le site du Figaro pour un dispositif fiscal permettant de ne pas payer l'ISF.
Investir dans du capital risque pour des entreprises innovantes permet en effet d'être totalement débarassé de cet impôt. Mais pourquoi les moins riches n'auraient ils pas eux aussi une défiscalisation de ce type d'investissements.

Mine de rien cela met au rancart un vieux principe républicain idiot, celui qui veut que tous les impôts aillent dans la marmite du budget, sans que ces taxes soient affectées à une dépense particulière.
C'est aussi une porte ouverte vers une autre idée; le fait que les contribuables puissent choisir d'affecter eux mêmes le montant qu'ils doivent verser à l'Etat.
Les 66% de déduction fiscale pour les dons à des oeuvres vont aussi dans ce sens. L'argent est bien versé de manière obligatoire, mais dans cet impôt on peut choisir de le diriger vers le secours populaire ou vers les Soeurs de la Charité au lieu de laisser un fonctionnaire quelconque décider des bénéficiaires de ses subventions.
L'informatique rend possible la gestion nécessairement complexe de ces procédures.

21 05 2009

Quo non ascendet

Digne fils d'un prince si habile, déjà traître à Neuilly, élu sur son nom, il est un symbole du caractère violemment dynastique de la "démocratie" que la gauche veut nous vendre.



Après les personnalités hautement républicaines des fils Kim il Sung, Sadate, Assad, Giscard, Mitterrand, de Gaulle (après la mort du grand Charles), l'ex gendre Besancenot et les filles Benazir Buttho, Indira et Sonia Gandhi, Maryam Radjavi, Panafieu, Alliot-Marie ou Bachelot; le Point publie une une à la gloire de l'irrésistible ascention du fils Sarko.

En ce jour de fête de l'ascension, cela nous rappelle cette fameuse devise de Nicolas Fouquet.
Quo non ascendet / jusqu'où ne montera t'il pas ?.

...

Surintendant des finances, il ambitionnait de devenir principal ministre de Louis XIV à la suite de son maître Mazarin, le remarquable historien Daniel Dessert raconte comment l'ambitieux Colbert lui savonna la planche et il finit ses jours en prison.
Les fortunes du monde sont bien changeantes.

14 05 2009

Pourquoi les réformes du gouvernement échouent elles?

Partout des contestations, légitimes? généralisées? personne ne le sait vraiment; peu de gens connaissent le contenu réel et le sens des transformations mises en oeuvre, mais toutes les actions du gouvernement sont contestées.
Des généralistes protestent contre la réforme de l'hôpital par exemple, et Sarkozy recule comme Chirac, Jospin ou Juppé avant lui.

Il ne recule pas par lâcheté, mais parce que le pouvoir n'a pas de relais efficaces dans l'opinion. Ce n'est pas une surprise, il pris soin de les détruire en pensant renforcer son pouvoir.
La droite pense qu'il suffit de devenir ministre pour pouvoir réformer. Une certaine gauche sait qu'il faut surtout avoir des relais, des associations et des médias.
Ces corps intermédiaires permettent de préparer des projets de lois en tenant compte des inévitables détails du réel et créent des groupes de personnes disposés à soutenir des idées sur lesquelles ils ont travaillé.
Sarkozy a suivi un chemin tout à fait différent vers le pouvoir; sa stratégie s'est concentrée sur une alliance avec les grandes puissances médiatiques. Suffisante pour écarter ses adversaires et empêcher l'émergence d'une alterantive, cette action ne permet pas d'apporter des réformes suffisament cohérentes et soutenues par une partie des personnes concernées.
Les inévitables résistances qui se font jour, qu'elles soient justifiées ou non sont alors suffisantes pour faire plier le gouvernement.
Et le président de la réforme devient un continuateur de l'immobilisme.

Administration