Sources :
Un article de la revue scientifique de référence "science" : RL Stoneburner, Low-Beer (2004), “Population-Level HIV Declines and Behavioral Risk Avoidance in Uganda”, Science n° 304, avril 2004, p. 714-718
Présenté dans cet article d'Albert Barrois pour Liberté Politique dont voici quelques extraits significatifs


À la fin des années 80, la contamination par le virus du SIDA (VIH)(2) était un problème dramatique en Ouganda. En 2001, la prévalence de l’infection par le VIH (nombre total de cas) était estimée à 5% de la population totale ; ce chiffre reste bien sûr très élevé mais n’a rien à voir avec celui de 1990 - 30%, un triste record mondial ...

En 1995, quand on demande aux Ougandais (hommes) quelle a été leur réaction face au SIDA, ils ont répondu la fidélité à plus de 50% ; l’abstinence pour 7%, et l’utilisation de préservatifs pour seulement 2% de la population.
Par ailleurs, la proportion d’hommes pratiquant le vagabondage sexuel était tombée de 34 à 14% entre 1989 et 1995

Il reste à expliquer ce changement de comportement, en identifiant ce qui a pu être différent entre l’Ouganda et ses voisins.
La réponse se trouve dans un double message diffusé en Ouganda.
Tout d’abord, le VIH se propage par voie sexuelle et le SIDA, qui en découle, tue.
Ensuite, étant donné le mode de transmission du virus, la meilleure réponse est l’abstinence et la fidélité.
Mais un message, aussi bon soit-il, doit être pris au sérieux, et là aussi l’Ouganda fit preuve d’originalité. Pour mettre en place cette campagne, tout le tissu social du pays a été mis à contribution, et plus spécialement les relais locaux. Ce qu’on pourrait qualifier de transmission par le bouche-à-oreille fut la façon dominante de propagation de l’information sur le SIDA