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Archives du WebAnnales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

Annales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

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29 06 2008

Je suis cycliste et contre les pistes cyclables

Reportage à commenter de Rue 89 sur le Vélo à Paris et mon commentaire

J'ai fait 3000km à vélo dans Paris, aller et retour les jours pendant toutes mes études, avant Delanoë et je continue à rouler à Paris après

Commentaire des vidéos
On voit bien le danger des piétons sur piste cylcable, et l'absurdité du Bd du Montparnasse (cycliste perdu)
Les trotoirs sont jolis, sans avoir à monter à chaque carrefour, mais on voit le danger des piétons.


velo002
envoyé par rue89
Mention spéciale à la rue des Petites Ecuries, un must
Aucun Pb sur la Place de la Concorde, il y a beaucoup de place, le danger vient des pavés, labourés au char Leclerc tous les ans ils sont infâmes.

Ma préférence,
-- les grands axes bien larges avec peu de feux rouges, sans voie cycliste séparée et sans pavés. Les voitures nous voient et ont la place
(le quai rive gauche dans les deux sens)
-- Les rues anciennes (prioritaires et peu de feux rouges)
(la rue St Jacques, rue St Antoine et rue du fbg St Antoine)
-- Les voie partagées élargies avec les bus
(Bd St Germain, haut du bd St Michel, bd St Germain)

JE SUIS CONTRE LES VOIES SPECIALES
-- Elles sont pleines de piétons

(Rue de Rivoli face aux Tuileries) et d'obstacles, de chicanes et d'occasions de collisions (Bd de Grenelle)
ENCORE PIRE
-- Les trotoirs aménagés : piétons partout, montées et descentes à chaque carrefour
(quai rive gauche entre Tour Eifel et Grenelle et face au Musée des Arts Premiers)
-- Les couloirs de la mort du Bd du Montparnasse (Bus et taxis non élargis et avec murets)

26 06 2008

Christine Boutin sert elle à quelque chose ?

Le journal Monde et Vie remarque à juste titre que la participation du Forum des républicains sociaux au gouvernement a de graves défauts, donnant notamment une caution catholique pratiquante à l'action systématiquement anti familiale de Morano, Pécresse et Bachelot.
La question de la collaboration avec les gouvernements moins adeptes de l'idéologie mortifère de l'individualisme absolu et a-moral que d'autres se pose de toute façons, alors qu'il rassemble sous une forme plus discrète tant d'éléments des idées nazies.
Sans régler la question de fond, il faut aussi en voir les avantages :
présence à certains endroits dans l'appareil de l'Etat,
apprentissage des règles du gouvernement pratique,
possibilités d'expression que n'ont pas forcément ceux qui sont dans une opposition complète.

Albert de Mun (+), lui aussi s'est rallié aux formes du gouvernement républicain et anti-christ de la IIIe république. Son action a semblé être un échec.
Malgré ses intentions généreuses, "Messieurs, ... je ne suis qu'un des soldats de l'armée catholique qui s'est consacrée à cette tâche, ... servir la cause des travailleurs. ", aucune de ses propositions de loi importantes n'a été adoptée.
L'avertissement qu'il avait donné sur le risque d'un régime autoritaire après la démoralisation républicaine s'est réalisé en 1940 : Après tant de révolutions, ... je me demande, Messieurs, ce qu'il adviendrait du brusque revirement d'une opinion affolée par l'excès révolutionnaire, ce qui se passerait ce jour-là dans ce pays où la foi est si profondément troublée, où la notion du juste et de l'injuste a reçu de si rudes atteintes, où l'habitude du fait accompli a pris un tel empire ! Je me le demande avec effroi, [si] l'indifférence politique ne nous mènerait pas alors tout droit dans les bras d'un sauveur d'aventure qui, pour prix de l'ordre matériel, nous donnerait un despotisme nouveau.

Pourtant cet homme qui a échoué sur le moment a pu, par sa place de parlementaire, préparer des propositions de lois qui ont été pour l'essentiel mises en place par la suite, en particulier après 1945, quand les hommes de la IIIe république étaient mis de côté à cause de leur tendance à collaborer avec le nazisme ( voir ici et ici ).
Il est à l'origine de 26 propositions de loi dont trois seulement sont adoptées, les plus modérées : Arbitrage temporaire et facultatif dans les conflits du travail. / Insaisissabilité partielle du salaire. / Salaire minimum légal pour les travailleurs à domicile.
Parmi les autres on trouve : Interdiction du travail pour les jeunes avant 13 ans. / Suppression du travail de nuit pour les femmes (rétabli sous Jospin) et les enfants. / Durée du travail limitée à 11 heures puis 10 par jour. / Retraites ouvrières. / Maladie et vieillesse. / Reconnaissance de la capacité de posséder aux syndicats. / Repos dominical. Et semaine anglaise / Salaire minimum légal. / Limitation de la saisie-arrêt des salaires.

13 06 2008

Le Non irlandais, en attente de démocratie

« Je ne veux pas voter pour un texte que je ne comprends pas ». Loin d’être un signe d’ingratitude ou de rejet de l’Europe, ce vote manifeste un rejet de la fausse démocratie des décisions inéluctables imposées par des élites intellectuelles mondialisées. C’est un appel en faveur d’un système politique plus subsidiaire et plus démocratique ou les classes populaires et les professions pourraient mieux se faire entendre.

Trois référendums de suite et trois majorités refusant l’organisation des institutions européennes, alors que les opinions ne sont pas du tout contre l’idée d’une construction européenne.
Le rejet qui se manifeste ne me semble pas porter sur l’Europe, mais sur le fonctionnement actuel de ce qu’on appelle des démocraties. Classes populaires, nationalistes, catholiques, et post-marxistes rejettent parallèlement les institutions supra nationales.
On peut voir dans ce rejet le souhait d’une politique plus soucieuse d’intérêt local dans un contexte d’ouverture et de mondialisation libérale; mais surtout une demande de démocratie

Ce ne sont pas les aides européennes qui sont rejetées, fondées sur les demandes locales elles sont plus intelligentes et plus efficaces que les subventions nationales. La nécessité de règles communes n’est pas non plus rejetée à priori, mais la manière de les construire pose un très réel problème.
Le pêcheur qui voit le prix de son carburant doubler, le membre d’un métier qui se trouve face à une règle européenne n’a personne a qui en parler et n’a pas de moyens l’infléchir en donnant son avis.
Il se heurte à un ministre nommé par un président qui a gagné les élections législatives sur des questions bien différentes. Ce ministre lui dit qu’il ne peut rien faire contre des règlements décidés par la commission et approuvés par les ministres des 27 pays membres, y compris, assez souvent le ministre français.
Le pêcheur n’a pas réellement de représentant, ses syndicats sont moribonds, ses élus ne sont pas eux même issus des classes populaires, mais professionnels de la politique.

C’est le circuit du pouvoir dans les régimes « représentatifs » libéraux qu’on appelle démocraties qu’il faut revoir.
L’Europe comme la France ont besoin de pouvoir régler des questions précises par référendums à la manière Suisse.
L’Europe comme la France ont besoin d’une représentation de la société par elle-même. Que les 20% d’ouvriers aient 20% de députés dans la seconde chambre législative au lieu d’en être totalement exclus.
L’Europe comme la France ont besoin que les procédure de décisions soient plus ouvertes et plus tranparentes.

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