Des propositions destructrices, nées d'une croyance naïve dans les effets miraculeux de la déréglementation, des taxis par exemple, mais aussi l'habituel cortège de grands mots vagues et d'absence de solutions concrètes des politiciens du régime représentatif républicain

Dépenser d'abord et réfléchir ensuite avec cette idée épinglée par "le Meilleur des Mondes"
1. Se donner les moyens pour que tout élève maîtrise avant la fin de la sixième le français, la lecture, l'écriture, le calcul, le travail de groupe, l'anglais et l'informatique.
Moyens? Le budget de l'Education Nationale est déjà le premier de l'Etat (après celui de la dette) pour de bien piètres résultats. S'attaquer à l'école est une bonne remise en question, mais le problème n'est clairement pas dans les moyens, mais dans leur utilisation.

Le Y'a Qu'a! Faut Qu'on! fait des ravages, André Larané du site Hérodote.net le signale dans son excellente chronique historique de l'actualité.
- DÉCISION 3 : Prendre les moyens pour éviter les redoublements dans l'enseignement primaire,
- Décision 122 : développer les professions professionnalisantes à l'université

Les propositions ne sont pas réellement fondées sur une analyse sérieuse
Améliorer la formation des éducateurs et éducatrices de crèche et des assistantes maternelles, revaloriser leur diplôme et en augmenter le nombre.
- Mauvais diagnostic : partant de l'affirmation que le système éducatif français est au plus mal, les rapporteurs proposent un effort particulier sur les crèches et les maternelles... alors que la France est, dans ce domaine particulier, réputée en avance sur la plupart des autres pays ,
- Mauvais remède : les rapporteurs ne proposent rien de mieux que les leaders syndicaux de l'éducation, à savoir davantage de moyens et de personnel, en contradiction avec leur propre objectif de réduire les effectifs de la fonction publique,
- Mauvais calendrier : cette décision, comme beaucoup d'autres, relève d'un choix politique sur le long terme et ne peut d'ailleurs avoir d'effet qu'au terme d'une génération. Elle n'a rien à faire dans des préconisations destinées à donner une nouvelle impulsion au pays.

Rapport Attali. libéralisme anti corporatiste, étatisme dépensier et incompétence.