En avril 2001, un sondage effectué par l’hebdomadaire révèle qu’ils sont de gauche à une écrasante majorité : 32 % des journalistes pensent voter pour Lionel Jospin au premier tour des prochaines élections, 13 % pour Noël Mamère, 8 % pour Jean-Pierre Chevènement, 5 % pour Arlette Laguiller, 5 % pour Robert Hue. La droite ne recueille que 6 % des intentions de vote des journalistes (4 % pour Jacques Chirac, 1 % pour Alain Madelin, 1 % pour François Bayrou).»
Dans le même sondage 87% des journalistes interrogés étaient “assez” ou “tout à fait” pour la régularisation des “sans-papiers”, 11% contre. Sondage réalisé par échantillonnage de membres des rédactions spécialisées dans l'actualité et la politique.

Les journalistes suisses votent deux fois plus souvent à gauche que leurs lecteurs, selon un sondage de MIS Trend commandé par "Le Temps" et la TSR.. Les intentions de vote des journalistes s'élèvent à 42,9% pour le Parti socialiste, alors que celles du public se montent à 30,4%. Presqu'aucun reporter (1,5%, soit 3 personnes sur les 201 interrogées et aucun Romand) n'a l'intention de donner sa voix à l'UDC, contre 15,1% dans le public.
Les positions divergent aussi sur l'intégration européenne et sur la régularisation des sans-papiers.

Ceci montre que la presse est culturellement de gauche. Pour Acrimed, les médias sont tous peu ou prou de droite puisque les journalistes défendent des idées libérales. Il eut été plus intéressant de se demander pourquoi, alors que la plupart des journalistes se considèrent comme de gauche.

Quelques idées personnelles à ce sujet.
L'Etat socialiste a épuré les médias publics en 1981, et l'inverse n'a pas été fait en 1986. Les recrutement se font par l'intermédiaire d'écoles de journalisme qui pratiquent une rééducation aussi féroce que celle des IUFM sur les jeunes journalistes. Les journalistes de gauche étant généralement bien plus sectaires que ceux de droite peuvent facilement briser la carrière de celui qui oserait affirmer des idées différentes. L'uniformité étant en place, celui qui ose sortir de sa tranchée est flingué de suite.
En privé, et entre eux, des journalistes peuvent dire exactement la même chose que Le Pen, mais sans l'avouer à leur lecteurs et se l'avouer à eux mêmes.

Le gauchisme culturel des journalistes est donc une structure culturelle bien plus profonde. Elle se forge sous la férule des professeurs et s'explique par leur volonté d'être dans le camp du bien, du côté des beaux mots généraux et généreux.