L’actualité apporte régulièrement son lot de nouvelles atteintes à la liberté de publication sur internet.

En Italie un décret adopté par le parlement prévoit qu’il faudra demander une autorisation du ministère des communications pour diffuser sur internet des images animées accompagnées ou non de son.
Le gouvernement Berlusconi affirme transposer une directive européenne. Il est aussi accusé de se mettre au service du groupe de médias du premier ministre. Médiaset demande 500 millions d’euros à Youtube et chercherait à écraser la concurrence des web télévisions.

Il ne faut pas non plus trop se lâcher sur twitter. Un irlandais, mécontent d’une annulation de vol pour l’Irlande a été mis en garde à vue, interdit à vie de fréquenter l’aéroport en question et suspendu par son employeur.
Il avait écrit que si son vol n’était pas rétabli il ferait « exploser cet aéroport jusqu’aux cieux ».

Les intérêts des entreprises sont aussi un moyen de limiter la liberté d’expression dans le domaine de l’information financière.
Un message posté en 2000 sur le forum Boursorama avait fait chuter le cours de l’action Valtech de 14% en deux jours. L’autorité des marchés financiers a condamné un internaute suisse à 20 000 euros d’amende pour avoir affirmé avoir des preuves que Véolia présentait ses comptes de manière inexacte. Elle lui reproche des affirmations insuffisamment fondées et de nature à manipuler le cours de bourse tout en ayant aussi condamné Véolia.

Les lois françaises en préparation vont aussi dans le sens d’un plus grand contrôle d’internet.
La future loi LOPPSI 2 ( Loi d’Orientation et de Programmation Pour la Sécurité Intérieure ) Prévoit d’instaurer une liste noire de sites qui seraient bloqués sur le territoire français.

L’instance Hadopi ne fonctionne pas encore, mais elle vient d’affirmer que cette mesure marche très bien en Australie.
En fait, dans ce pays la liste ne s’est pas limitée à des sites pédophiles, mais aussi des sites sur l’euthanasie, des religions bizarres ou des sites chrétiens hostiles à l’avortement.

Dans le fourre tout de cette loi sécuritaire on trouve aussi la possibilité pour la police d’installer clandestinement sur les ordinateurs de simples citoyens des logiciels espions.
Il est à craindre que les véritables criminels ne soient pas les premiers poursuivis par ce genre de dispositifs.