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Annales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

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22 10 2009

Intégration d'anglicans dans l'Eglise catholique

Je me permets de citer intégralement un passionnant commentaire posté sur G....s.
Gruffydd présente les sources historiques et les implications pratiques du retour de certains anglicans à l'Eglise catholique

Comme mon père est Anglican, ainsi que toute ma famille paternelle, je voudrais apporter quelques précisions nécessaires à la compréhension de ce qui se passe.
L’anglicanisme est une religion politique et sociale. La « Church of England » (C.E) a été fondée parce que Henry VIII voulait se remarier. La question s’est alors posée en ces terme : qui est fidèle au roi, qui est contre lui ? Qui est pro-anglais, qui est contre les anglais (ecossais, gallois, irelandais, etranger à la GB), et donc soutient une puissance étrangère (le pape)

Le point de vue doctinal demeure secondaire, même s’il est important. Dans la C.E. il y a toujours eu une branche très catholique, une branche très protestante, et tout ce qu’il y a entre, et du point de vue doctinal, et du point de vue liturgique. D’où, traditionnellement, pour la liturgie, la divions « high church » et « low church ».
Avec Elisabeth I, le corpus doctrinal officiel devient plus protestant que catholique, mais l’on garde certaines cérémonies, et on laisse par la suite une très grande liberté. LE book of common prayer de établi entre 1549 et 1662 est un missel/breviaire similaire aux premiers missels protestants (ceremonies traditionnelle, mais suppression de la messe sacrificelle, insistance sur le seul sacrifice du christ, et sur une reiteration symbilique).

A noter que en G.B, les catholiques n’avaient pas le rite romain, mais le rite Sarum ou de York, assez similaire au rite dominicain ou de Rouen. C’est également le rite utilisé par les orthodoxes occidentaux americains aujourd’hui, en raison de son anitiquité.
Il faut noter que la question étant vraiment politique et sociale, être complètement protestant est appelé « non conformist » ; cas des protestants gallois, ecossais, irelandais presbyteriens calvinites, ou catholiguqes romain implique une excommunication sociale et politique : ni droit de vote, ni droit d’être elu au parlement, etc pour des nons membres de la C.E jusqu’a tres recemment (fin XIXe). On commence doucement à en sortir.
Les offices principaux sont plutôt ceux du bréviaire, matines et evensong (vepres), la « eucharist » étant pour les jours de communion (donc avec confession) et pas pour tous, selon la sensibilités plus catholique ou plus protestante.
Au XIX, un groupe d’anglicans, le mouvement d’Oxford, mené par le futur Cardinal Newman ont considéré publiquement que la C.E était avant tout une entitié politique et que donc il fallait se rapprocher du catholicisme et doctinalement et liturgiquement.
C’est à ce moment là que s’est posée la promotion de la messe ou en tout cas d’un « eucharistic service » plus fréquent, l’adoption du rite romain ou le retour simple au rite sarum. Ont été édités des missels romains (donc de St Pie V) dans un Anglais magnifique.

Tout ceci concerne la G.B. Pour les Anglicans « non residents », soit ils ont episcopaliens, donc independants, et avec un corpus doctrinal clair, soit dans le Commonwealth, donc cela reste le meme problème seulement social et politique.

Dans les années 60 du XXeme siècle, les anglicans ont répondu au Concile Vatican II en matière liturgique d’une manière différente des catholiques : plutôt que de rendre des réformes obligatoires en « interdisant de fait » les formes anciennes, ils ont crée un nouveau rite simplifié en Anglais moderne, ce que l’on appelle le « Alternative Service Book » (A.S.B) avec son lectionnaire sur 3 ans. C’est à ce moment là que le « Eucharistic Service » devient l’office principal du dimanche et supplante peu à peu les matines/laudes. Evensong reste très populaire.
On voit l’esprit britannique qui respecte la sensibilité de chacun. Ainsi depuis les années 60, énormément de paroisses proposent des offices ET selon le A.S.B ET selon le Book of Common prayer de 1662. Ceci se double de la distinction « high church » et « low church » qui décrit plus la solemnité des cérémonies.

A cette époque, certaines branches non-conformistes sont officiellement intégrées dans la C.E, notamment des méthodistes et des évangélistes. Se développe donc un style liturgique et doctinal « broad church » avec batterie guitarre, influencée par l’intégration des groupes évangelistes, notamment, en plus du cote 60s.
Mais il ne faut pas oublier que pour un Britiannique, être C.E, c’est avant tout être fidèle à la Reine, et...être anglais. Pour un Anglican du Commonwealth, c’est ne pas être indépendantiste, et garder le souvenir de la métropole...

L’Eglise et l’Etat n’étant pas séparés au UK, les évêque ayant un siège permanent à la chambre des lords (dont les sessions commence avec une prière au Saint Esprit, etc), il y a un espèce de chantage politique depuis quelques dizaines d’années, accentués encore plus depuis Tony Blair : vous gardez vos sièges à la chambre, et l’état finance l’église, mais en contrepartie vous acceptez l’évolution de la société, et le programme socialiste en matière d’égalité des sexes et de sexualité.
Donc le clergé anglais transige et accepte ordination des femmes et l’homosexualité. Les anglicans « non résidents » ou episcopaliens, evidemment ne sont pas concernés pas le financement des eglises et les sièges à Westminster...
Mais comme ils font partie de la communauté anglicane, il gueulent. D’où notamment la conférence de Lambeth de l’année dernière avec la secession.

C’est pour cela que des les années 90 se dont fondées la Traditionanl Anglican community et autres communautés qui continue l’oeuvre du mouvement d’Oxord et cherche à conserver ce coté catholique liturgique et doctinale en face d’une eglise qui est de plus en plus divisés entre liberaux et evangelistes, mais en tout cas protestants.
L’enjeu est plus pour eux la conservation d’une identité culturelle anglaise qu’autre chose.
Beaucoup sont tiraillés encore aujourd’hui etre avoir une foi catholique et ne pas avoir le sentiment d’être un traitre à la patrie. (savez vous que Guy Fawkes est la commération du bucher du catholique papiste qui avait tenté d’incendier le parlement ?)

Il est donc important de ne pas faire d’amalgame avec la FSSPX-FSSP, etc. Ce n’est pas du tout la même histoire, ni la même problématique.
La tradition anglaise est libérale et pragmatique. On n’impose que la fidélité, mais on laisse faire ce que les gens veulent.

En revanche, ce qui est certain, c’est que avec l’intégration de ces 500,000anglicans, nous intégrons 1) du clergé marie en occident 2) de la liturgie de St PIe V en vernculaire en Anglais, la langue la plus parlée au monde. 3) une liturgique eucharistique vraiment oecuménique utilisée et par et des catholiques, et par des protestants « softs », et par des orthodoxes ( le rite Sarum, ou son dérivé avec le Book of Common prayer catholisé)

C’est donc une étape très importante de résolution de la crise liturgique pour les catholiques, et pour l’unité de l’Eglise du Christ en général.

20 10 2009

Jerusalem convertere a dominum Deum tuum

15 10 2009

La vérité, étape nécessaire du pardon

C'est ce qui ressort de ce très beau témoignage d'une religieuse rwandaise sur le site de Radio Vatican.


..Murillo via Repro-tableaux.


Le pardon se fait quand le bourreau emprisonné dit la vérité sur ce qu'il a fait, devant une soeur qui est prète à l'écouter.

14 10 2009

Hah



Et si ... c'est le nom d'un village et d'une église.

12 10 2009

Gérard Jugnot rose et noir, un film anti chrétien et anti historique

"Au nom de Dieu vous ne faites qu'envoyer des hommes et des femmes à la mort, sous prétexte qu'ils sont différents, qu'ils n'ont pas les mêmes idées que vous"
Le dernier film de Gérard Jugnot, "Rose et noir" est une concentration atomique de poncifs contemporains jetés contre les intolérants inquisiteurs. Homosexuels, musulmans, juifs, inquisiteurs, français libérés contre espagnols sinistres, coincés et catholiques et les acteurs défendent le film en disant qu'ils veulent porter des idées qui ne sont pas néfastes ou malsaines et l'auteur dit veut diffuser de l'humanisme et qu'il défend la vie. (sic).

...

Il affirme aussi que la France de Henri III est le pays de la liberté sexuellle et politique et que l'Espagne et les catholiques sont des comploteurs nés contre les catholiques.
Disons que l'exact inverse serait plus vrai. Les catholiques se battaient à ce moment pour défendre le liberté d'exister; totalement niée par l'intolérance des pays protestants de cette époque.
L'Espagne qui luttait contre les violences iconoclastes des protestants dans ses domaines des Pays Bas a financé la résistance des catholiques français et combattu de cette manière le projet d'une intervention française qui aurait soutenu les protestants des Pays Bas. Son aide a permis de combattre puis, en 1587 de repousser plusieurs invasions de mercenaires protestants qui voulaient continuer à ravager le centre de la France. L'Angleterre de son côté soutenait les protestants français.
La Ligue catholique est née du refus par des villes catholiques de subir des gouverneurs protestants. Son programme était fortement marqué d'un esprit démocratique et catholique de défense des libertés locales contre l'aboslutisme d'Henri III.
La "tolérance" des Valois consistant surtout à imposer une religion de l'Etat, de la concentration de la souveraineté et du Roi au dessus de tout, y compris des deux religions et des principes moraux.

La légende de l'homosexualité d'Henri III n'a été répandue à l'époque que par ses ennemis les plus directs, furieux de le voir appeller auprès de lui des hommes nouveaux au lieu des grandes familles déjà établies.
D'après un historien cité par Rue 89, l'inquisition n'était pas totalitaire, mais une organisation jugeant de manière prudente et mesurée même si elle le faisait en condamnant des idées, ce qui semble s'éloigner de la mentalité contemporaine, encore que notre époque sache aussi jeter dans des bûchers virtuels tout ce qui n'est politiquement correct. .

Toute ressemblance entre ce film et l'opposition entre la médiasphère le public à propos de Polanski et Mitterrand serait purement fortuite.
Dans le chaudron de l'émission de "débat" de Ruquier cela donne ceci :



Ce n'est pas le premier viol de l'histoire par Gérard Jugnot après son massacre de Musset , la conversion d'un boucher basique à la défense des enfants juifs dans "monsieur Batignole" et un film à la gloire d'un Front Populaire qui oublie que son seul héritage positif, les conventions collectives, était l'application d'une idée catholique.

10 10 2009

Grand témoin : Soeur Jeanne Marie et la résurrection de Boscodon

Une passionnante émission de KTO sur le parcours d'une moniale dominicaine et l'Abbaye de Boscodon, un beau témoignage d'état d'esprit chrétien.

...

Une réflexion sur un accueil de la personne humaine fondé sur une vie de prière et l'enseignement d'un Evangile vécu.
Avec comme perle finale un dialogue sur la mort entre la vieille religieuse et un enfant à l'âge des grandes questions.

C'est aussi un témoignage sur un engagement monastique dans la durée, dans une esprit dominicain, avec une ouverture vers des courants de l'époque parfois discutables, mais dans une cohérence maintenue.
La restauration d'un monastère médiéval qui était un hameau de montagne occupé par une étable depuis 200 ans s'est faite par des chantiers de jeunesse et un accueil du tout venant pour de passionnantes visites explicatives.
C'est l'une des possibilités de retissage du lien entre notre patrimoine et la vie actuelle.

Pour ma part je me souviens bien de Boscodon, du regard de soeur Jeanne Marie et de l'accueil reçu dans ces lieux.

05 10 2009

Le film "mission" n'est pas un éloge de la théologie de la libération

Le site Golias reproche à Roland Joffé de préparer un film sur le fondateur de l'Opus Dei après avoir fait le film Mission



Contrairement à ce que pense se site moderniste, "Mission" est certainement un éloge des Jésuites du XVIIIe siècle, mais pas forcément un éloge de la théologie de la libération.
Certains des personnages se révoltent contre les ordres imposés à l'Eglises par l'Espagne et le Portugal contrôlés par les très modernes et progressistes philosophes des lumières.
Il y a dans ce film un appel à une justice fondamentale qui n'est ni progressiste ni réactionnaire.



A lire sur le sujet le roman d'Eugenio Corti, la terre des Guaranis qui reprend l'histoire de la fin des missions jésuites du Paraguay, mais avec encore plus de profondeur historique et spirituelle.
Encore un roman terrible, qui commence lentement et qu'ensuite on ne peut plus lâcher, avant de le finir la larme à l'oeuil et l'intelligence éveillée

Vu par la revue jésuite Etudes et par Liberté Politique ou sur ce site qui en fait une lecture politique comme une anticipation inverse des communautés de base de la guerre civile espagnole, mais avec un coeur théologique. (Larges extraits ici).

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