Dernière sentinelle d'un monde disparu Pour Hélie de Saint Marc, Lazare Ponticelli a reçu hier un hommage solennel aux invalides.
Italien de naissance et Français de préférence, pour Max Gallo, "son destin se dresse contre l'égoïsme, la facilité, la soumission, le désespoir" il avait fini par accepter un hommage national et une messe pour, "ses camarades morts dans cette horreur de la guerre, qu'il avait promis de ne jamais oublier"
Dans le style très reconnaissable de son conseiller Henri Guaino, Nicolas Sarkozy a rappellé les deux premiers morts de la guerre
"Ils avaient 20 ans, les mêmes rêves d’amour ... Ils ne connurent pas les nuits de pluie ... Ils ne se battirent pas sans relâche contre la boue" Sans se poser de questions sur le refus de la paix proposée en 1917 par le bienheureux Charles Ier d'Autriche et sur les impasses du traité de Versailles
Le président ne garde de la guerre qu'une morale minimale qui veut que " la compréhension, le respect et la solidarité humaine sont les seuls remparts contre la barbarie"

Dès Novembre 1914, le pape Benoît XV allait plus loin "depuis que les préceptes et les règles de la sagesse chrétienne ... ont cessé de présider au gouvernement des États, ceux-ci ont commencé, ... à chanceler sur leurs bases …
En effet, Jamais peut-être, plus que maintenant, on n'a parlé de fraternité humaine : Cependant, à dire vrai, jamais la fraternité n'a été moins pratiquée que de nos jours.
Les haines de race sont portées au paroxysme ;
les peuples sont divisés par leurs rancunes encore plus que par leurs frontières ;
au sein d'une même nation et dans les murs d'une même cité, les différentes classes de citoyens se jalousent mutuellement,
et chez les individus tout est réglé par l'égoïsme devenu la loi suprême.

L'utilisation de la mémoire des souffrances de la Grande Guerre par le président est en décalage avec son comportement et ne doit pas nous écarter de la réflexion sur nos engagements patriotiques.