Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche Aller à la page d'accueil

Archives du WebAnnales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

Annales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

« janvier 2012
lunmarmerjeuvensamdim
1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031

24 01 2012

U prete andria, le chanteur corse Pascal Poletti rend hommage aux curés de l'ancien temps

Dura la vita dolci ghjorni,
La vie était dure,
eramu ricchi à sgio currà
mais nous étions riches Mon Père,
Oghje bianchi so i cuntorni,
aujourd'hui les confins sont bien blancs
per un prete chi si ne va
pour un curé qui s'en va.

per un prete chi si ne va

10 03 2011

Journée de la femme : il faudrait revenir au Moyen Age


L’esprit chevaleresque met en valeur la femme.
« Douce Dame Jolie pour Dieu ne pensez mie que nul autre sur moi fors vous ait seigneurie » cette chanson du champenois du XIIIe siècle Guillaume de Machault montre que la relation de l’homme et de la femme est alors comparée à celle d’un chevalier avec son seigneur. La dame porteuse d’une beauté intérieure nourrie de vertus devient l’objet d’un désir sublimé. Le « roman » inventé à cette époque fait une aventure de l’évolution des sentiments de ses personnages, y compris dans le mariage dans le cas d’Erec et Enide dans le roman de Chrétien de Troyes.
L’Aquitaine se distingue au début du XIIe siècle. Elle est le berceau du « fin’amors » porté par des « troubadours », poètes qui sont souvent aussi chevaliers. Les « cours d’amour » qui débattent des comportements amoureux ont été lancées par Aliénor d’Aquitaine, épouse pour un temps du roi de France, Louis VII et sa fille Marie de Champagne diffusent cette culture courtoise vers le nord.

Y avait il des femmes seigneurs au Moyen Age ?
Il est possible de répondre oui sans difficulté à cette question. L’ensemble de la question de la féodalité pourrait être traité uniquement avec des exemples féminins.
En 1229, Blanche de Castille, commande ses armées au siège de Bellême en Bordelais, pour le compte de Saint Louis, encore mineur. Elle peut décider de faire couper du bois dans une forêt pour réchauffer ses soldats sans se soucier des droits d’usage. C’est en tant que chef de famille qu’elle exerce ce pouvoir ; tout comme des femmes qui votent pour élire les délégués des Etats Généraux de 1308 ou même encore dans certains cas en 1789.
Aliénor d’Aquitaine, héritière d’un immense duché l’emporte avec elle quand elle divorce du roi de France Louis VII en 1152. Elle exerce donc un pouvoir autonome, du Poitou à l’Auvergne ou à la Gascogne et pas seulement comme chef de famille.

Comme les autres femmes de princes de l’âge féodal Aliénor dispose de ses biens propres.
Ce n’est qu’au XVIe siècle puis avec le Code Civil napoléonien que les femmes perdront le droit d’agir sur leur patrimoine sans l’autorisation de leur mari. Peut être que le président Giscard d’Estaing qui leur a rendu le droit d’agir librement sur leurs biens ne s’est pas rendu compte qu’il faisait ainsi revenir la France au Moyen Age.

Des femmes d’influence et d’intelligence
Jeanne d’Arc ne fut pas la seule femme écoutée par les princes médiévaux. Hildegarde de Bingen « n’hésite pas à donner des conseils au pape et à Bernard de Clairvaux mais aussi à s’opposer à eux, considérant que l’esprit des femmes est en tout point comparable et égal à celui de l’homme ». La fonction prophétique des femmes est largement reconnue au Moyen Age. Hildegarde s’inscrit dans une tradition de moniales influentes et éduquées autour des empereurs germaniques, Brigitte de Suède conseille les papes et les rois; Catherine de Sienne arrive à convaincre le Pape de quitter Avignon pour retourner à Rome en 1377. On trouvait aussi dans les villes des femmes ermites comme Colette de Corbie au début du XVe siècle, recluses dans des loges près des églises et dispensatrices et de conseils et de prières.

15 12 2010

Construction d’une Eglise en Chine

Des religieuses catholiques chinoises s’étaient mises en grêve de la faim. Elles protestaient contre l’expropriation de leur terrain de Tianjin, le port de Pékin à un promoteur immobilier qui voulait raser leur couvent construit en 1862. Le promoteur a changé d’avis, il leur a construit de nouveaux bâtiments qui donnent du cachet à son opération immobilière : couvent, eglise et centre social.

26 09 2010

Des hommes et des dieux ... carmélites de Compiègne : se préparer au martyre

Le film sur les moines de Tibhirine montre des hommes qui savent qu'ils vont sans doute être tués. Il montre très bien leur vie de moines, les temps de silence et leur cheminement intérieur. Avec ceux qui se trouvent progressivement du courage et ceux qui ne l'ont pas tout entier au moment décisif.



Tout le monde a aimé ce film parce qu'il ne donne pas de réponse. Laissant chacun se demander ce qu'il fera quand il sera confronté lui aussi à un voisin musulman devenu bourreau.

La comparaison avec les carmélites de Compiègne est passionnante.
Elles aussi ont su qu'elles allaient mourir, elles aussi ont hésité et elles ont aussi écrit ce qu'elles pensaient de leur future offrande. Le livre de William Bush "Apaiser la Terreur, la véritable histoire des Carmélites de Compiègne" transmet leur témoignage.



Nouvelles paroles pour l'air de la "Marseillaise" rédigées par les carmélites de Compiègne dans leur prison; peu de temps avant d'être guillottinées.

Livrons nos coeurs à l'allégresse, Le jour de gloire est arrivé ; Loin de nous toute faiblesse, Voyant l'étendard arrivé (bis). Préparons-nous à la victoire ; Marchons tous en vrai conquérant, Sous les drapeaux d'un Dieu mourant ; Courons, volons tous à la gloire ;

Refrain : Ranimons notre ardeur, Nos corps sont au Seigneur. Montons, montons à l'échafaud Et rendons-le vainqueur.

II Ô bonheur toujours désirable Pour les catholiques français, De suivre la route admirable Qui, déjà faite tant de fois (bis), Par les martyrs vers le supplice, D'après Jésus avec le roi. Chrétiens, signalons notre foi Adorons d'un Dieu la justice.

Refrain : Que le prêtre fervent, Du feu du saint amour, Chanter, chanter avec les saints Ses bontés pour toujours.

III Nous sommes les victimes du siècle et nous devons nous immoler pour sa réconciliation avec Dieu. Une éternité de bonheur m'attend ! (bis) Hâtons-nous donc, courons vers ce terme et souffrons volontiers pendant les courts moments de cette vie. Aujourd'hui la tempête gronde ;

Refrain : mais demain nous serons dans le port. Le fidèle constant, Scellent, scellent, de tout leur sang La foi d'un Dieu mourant.

IV Grand Dieu qui voyez ma faiblesse, Je désire et crains toujours. Confidemment l'ardeur me presse, Mais donnez-moi votre secours (bis). Je ne puis vous cacher ma crainte, Pensant au prix de la mort. Mais vous serez mon réconfort. Je le dis : Non, plus de contrainte !

Refrain : Hâtez donc le moment, J'attends mon changement. Seigneur, Seigneur, sans différer, Rendez mon coeur content.

V Vierge sainte, notre modèle, Auguste Reine des martyrs, Daignez seconder notre zèle En purifiant nos désirs (bis). Protégez encore la France, Assistez-nous du haut des cieux, Faites ressentir en ces lieux Les effets de votre puissance.

Refrain : Soutenez vos enfants, Soumis, obéissants. Mourons, mourons, avec Jésus Et notre roi croyant.

VI Voyez, ô divine Marie, De vos enfants le saint transport. Si de Dieu nous tenons la vie, Pour lui nous acceptons la mort (bis). Montrez-vous notre tendre Mère, Présentez-nous à Jésus-Christ ; Et qu'animées de son esprit, Nous puissions en quittant la terre, Au céleste séjour,

Lettre du Père Christian de Chergé : Quand un A-DIEU s'envisage...

S'il m'arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd'hui - d'être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j'aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays. Qu'ils acceptent que le Maître Unique de toute vie ne saurait être étranger à ce départ brutal.

Qu'ils prient pour moi : comment serais-je trouvé digne d'une telle offrande ? Qu'ils sachent associer cette mort à tant d'autres aussi violentes laissées dans l'indifférence de l'anonymat. Ma vie n'a pas plus de prix qu'une autre. Elle n'en a pas moins non plus. En tout cas, elle n'a pas l'innocence de l'enfance.
J'ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble, hélas, prévaloir dans le monde, et même de celui-là qui me frapperait aveuglément. J'aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout coeur à qui m'aurait atteint.

Je ne saurais souhaiter une telle mort. Il me paraît important de le professer. Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j'aime soit indistinctement accusé de mon meurtre. C'est trop cher payé ce qu'on appellera, peut-être, la "grâce du martyre" que de la devoir à un Algérien, quel qu'il soit, surtout s'il dit agir en fidélité à ce qu'il croit être l'Islam. Je sais le mépris dont on a pu entourer les Algériens pris globalement.

Je sais aussi les caricatures de l'Islam qu'encourage un certain idéalisme. Il est trop facile de se donner bonne conscience en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes. L'Algérie et l'Islam, pour moi, c'est autre chose, c'est un corps et une âme.
Je l'ai assez proclamé, je crois, au vu et au su de ce que j'en ai reçu, y retrouvant si souvent ce droit fil conducteur de l'Évangile appris aux genoux de ma mère, ma toute première Église, précisément en Algérie, et déjà, dans le respect des croyants musulmans. Ma mort, évidemment, paraîtra donner raison à ceux qui m'ont rapidement traité de naïf, ou d'idéaliste : "qu'Il dise maintenant ce qu'Il en pense !".

Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité.

Voici que je pourrai, s'il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec lui Ses enfants de l'Islam tels qu'ils les voient, tout illuminés de la gloire du Christ, fruit de Sa Passion, investis par le Don de l'Esprit dont la joie secrète sera toujours d'établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences. Cette vie perdue, totalement mienne, et totalement leur, je rends grâce à Dieu qui semble l'avoir voulue tout entière pour cette JOIE-là, envers et malgré tout.
Dans ce MERCI où tout est dit, désormais, de ma vie, je vous inclus bien sûr, amis d'hier et d'aujourd'hui, et vous, ô amis d'ici, aux côtés de ma mère et de mon père, de mes soeurs et de mes frères et des leurs, centuple accordé comme il était promis !

Et toi aussi, l'ami de la dernière minute, qui n'aura pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux ce MERCI, et cet "A-DIEU" en-visagé de toi. Et qu'il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s'il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. AMEN ! Insha 'Allah !

Alger, 1er décembre 1993 Tibhirine, 1er janvier 1994 Christian

15 09 2010

Les évêques français n'ont pas réellement changé de politique

Un bilan s'impose au moment où le Pape demande un bilan des trois ans d'application du Motu Proprio sur la messe dans le rite extraordinaire,

Plusieurs fois dans l'histoire, l'Eglise a connu des mouvements de réforme vers une vie religieuse plus profonde.

 

Le Pape Benoît XVI appelle t'il à une telle réforme? 

 

Incontestablement. Son discours devant la conférence des évêques français rapellait que, je cite « nul n'est de trop dans l'Eglise ». Aux parlementaires du Conseil de l'Europe il rappelle le combat urgent pour défendre la vie de la conception à la mort naturelle et le mariage. Aux évêques enfin il rappelle qu'ils ne doivent pas être de simple administrateurs de ce qui existe. Il leur demande d'être fidèles à l'intégrité de la foi, dans la franchise et la justice. Leur témoignage courageux face à la société doit suivre l'exemple de Saint Pierre qui a suivi Jésus jusqu'à la mort, et la mort sur une croix.

 

Les évêques français ont ils suivi les conseils du Pape ?

 

Monseigneur Nourrichard, évêque d'Evreux assiste sans broncher a des ordinations de femmes par un chef anglican, L'évêque de Versailles envoie des voeux de bonne fête de l'aïd aux musulmans et les évêques se mobilisent plus pour les roms que pour les enfants à naître.

Contrairement aux instructions de Vatican II qui demandaient que le latin et le grégorien restent au coeur de la messe, la plupart des évêques freinent des quatre fers. Le site internet « paix liturgique » a recensé plus de 400 demandes de messes et 80 nouvelles célébrations dominicales ont été accordées. De nombreux témoignages révèlent des instructions de la part des évêques qui cherchent à restreindre l'offre de messes en rite extraordinaire.

 

Quelle est la situation chez les nouveaux évêques.

 

Une étude de la fraternité Saint Pie X sur les nominations épiscopales réalisées en France sous Benoît XVI montre une grande continuité, une grosse moitié des 34 prêtres devenus évêques n'ont pas célébré la messe sous l'ancien rite ou accueilli un communauté traditionnelle.

 

Comment s'explique cette prudence du Pape ?

 

Soucieux d'éviter les déchirements promis par les « loups » attachés aux mots d'ordre des années 1970, le Pape exhorte les évêques aux changement sans changer massivement les évêques.

10 05 2010

La Bibliothèque Nationale rend hommage à un chrétien social

Préfet du gouvernement le plus "réactionnaire" de Charles X, il fut pour cela un des premiers a dénoncer l'oppression des ouvriers instaurée par la révolution française et à demander un retour "réactionnaire" aux protections antérieures.

Économie politique chrétienne, ou Recherches sur la nature et les causes du paupérisme en France et en Europe, et sur les moyens de le soulager et de le prévenir. [Volume 1] / par M. le Vte Alban de Villeneuve-Bargemont,...
Économie politique chrétienne, ou Recherches sur la nature et les causes du paupérisme en France et en Europe, et sur les moyens de le soulager et de le prévenir. [Volume 1] / par M. le Vte Alban de Villeneuve-Bargemont,...
Source: Bibliothèque nationale de France


A lire aussi sur ce sujet l'oeuvre de Mgr von Ketteler en 1848, plus utile que le manifeste de Karl Marx

La Question ouvrière et le christianisme, par Mgr Guil. Emm., Bon von Ketteler,... Traduit par Édouard Cloes,...
La Question ouvrière et le christianisme, par Mgr Guil. Emm., Bon von Ketteler,... Traduit par Édouard Cloes,...
Source: Bibliothèque nationale de France

12 04 2010

Cruauté de la culture païenne traditionnelle des anciens européens

Le mythe du bon sauvage, version "civilisation européenne" mâtinée de néo-paganisme néglige oublie la brutalité de ces cultures pré-chrétiennes.



Homme de Tollund victime d'un sacrifice humain.
Qu'il en soit resté des traces dans le folklore européen ne signifie pas qu'il s'agisse actuellement d'une culture vivante. Si l'apport historique des libertés germaniques bouleversant l'Etat envahissant de l'empire romain ne doit pas être oublié, il ne faut pas faire des "barbares" un modèle de civilisation pour notre époque.

L'historien polonais Karol Modzelewski nous rappelle la violence des sociétés européennes avant Rome et le Christ

"Les règles d'organisation sociale des peuples barbares étaient très strictes, voire cruelles, mais il en allait de la survie de la tribu. Tous ceux qui étaient considérés comme une menace à l'ordre sacral de la communauté devaient être éliminés afin de sauvegarder les normes traditionnelles.
Dans la société barbare le groupe prime tout. Un homme libre est celui qui appartient à un groupe. Cette notion de la liberté refuse tout individualisme. Le pire châtiment pour un homme libre est d'être banni, chassé de la tribu, de voir sa maison brûler et d'être transformé en loup, comme dit la loi salique. Le banni est condamné à une mort sociale et à vivre à l'état de nature, à devenir une bête hors du monde organisé et maîtrisé par les hommes.
Le groupe fixe les codes de l'honneur, tel celui de l'obligation sacrale de la vengeance sanglante, la faïda des anciens Germains que l'on retrouve encore aujourd'hui dans la coutume albanaise. Les survivances des mythes et coutumes barbares ont été recouvertes par la christianisation mais, souterrainement, restent vivaces. Dans « la Germanie » de Tacite, écrite au ier siècle, et dans des textes du xiiie, on découvre souvent les mêmes informations concernant le rôle et la structure des oracles ou le statut de la femme au sein du groupe.
Les femmes barbares ne sont pas des esclaves. Leur personnalité juridique est reconnue. Mais dans ces sociétés très patriarcales, les femmes sont considérées comme incapables d'avoir une vie autonome et sont placées sous la tutelle du pouvoir masculin. Le pouvoir tutélaire était très fort. Il était un principe sacral du fonctionnement de la société. Si la mise sous tutelle des femmes était très stricte, il y avait aussi une forme de permissivité dans la morale sexuelle en ce qui concerne les relations entre hommes et femmes de situations sociales différentes. Les enfants nés de ces unions, ou liaisons, avaient les mêmes droits que les enfants nés d'un mariage officiel".

Le christiannisme n'aurait qu'imparfaitement recouvert le maintien de récits et de structures de vie traditionnelles païennes.
"Ainsi l'historien danois Saxo Grammaticus rapporte en 1168 un dialogue rituel chez les Rugiens entre un prêtre païen et le peuple réunis le jour où l'on fête la fin de la récolte du blé devant le temple de la divinité protectrice de la tribu. Le prêtre avait placé devant lui un immense pain. Il demanda au peuple : «Est-ce que vous me voyez?» Le peuple répondit oui. «Je vous souhaite, poursuivit le prêtre, de ne plus me voir l'année prochaine, car les pains me cacheront à votre vue, témoignage de l'abondance de la récolte.» Le même dialogue est rapporté par Aleksander Gieysztor dans la « Mythologie des Slaves ». Mais il s'agit d'un pope bulgare s'adressant à ses fidèles au début du xxe siècle le jour de fête d'un saint local. Malgré la christianisation, et huit siècles de distance entre ces deux événements, le dialogue rituel entre l'officiant et les fidèles est identique. Son origine païenne est attestée. La culture chrétienne n'était pas arrivée à effacer totalement l'apport barbare." Via le Nouvel Obs

Si cet historien présente la fin du paganisme comme "une action d'une rare violence" avec une politique de sacrilège anti païen systématique, nous pouvons tout de même nous féliciter du recul de la violence paîenne.
L'oubli du Christ nous conduit d'ailleurs à retrouver les idées d'élimination des faibles au nom de l'intérêt du groupe dont parle cet historien dans la pratique actuelle de l'avortement et de l'euthanasie.

13 02 2010

La messe en mer

Un petit souvenir de la persécution des catholiques par la Révolution française


Image Histoire image

Célébrer la messe en mer permet de ne pas risquer d'être surpris par les républicains et condamnés à mort pour avoir assisté à la messe.

Aujourd'hui encore bien des catholiques français sont obligés de cacher leur appartenance pour éviter moqueries et brimades ...
Heureux êtes vous ...

03 02 2010

L'exégèse historique de la Bible encore une fois démentie par l'archéologie

L'analyse littéraire et l'absence de preuves contraires ont fait que les "historiens" prétendaient que l'Ancien Testament aurait été écrit tardivement au retour de l'Exil à Babylone.

Il pourrait avoir été écrit quatre cents ans avant les dates évoquées jusqu'à aujourd'hui. Gershon Galil, chercheur au Département d'Etude Biblique de l'Université de Haïfa affirme avoir déchiffré, sur un fragment de poterie, des inscriptions hébraïques prouvant que les premiers écrits de la Bible pourraient dater de -900 avant Jésus Christ. 

Selon le professeur Galil, cité par Cathnews, "cela indique que le Royaume d'Israël existait au 10e siècle avant notre ère, durant le règne du roi David, et que certains des textes bibliques ont été écrits des centaines d'années avant les dates avancées par les recherches actuelles" .

Le fragment de poterie a été découvert il y a un an environ, mais le caractère hébraïque des inscriptions vient seulement d'être avéré. D'après le professeur Galil, le texte parle du traitement qui doit être accordé aux esclaves, aux veuves et aux orphelins.


Via La Vie.

11 01 2010

Conférence : « Les minorités chrétiennes de Turquie »


Image dubtretzelausimit

Au collège des Bernardins

mardi 12 janvier de 19h30 à 21h30

Tandis que la saison de la Turquie fait découvrir aux Français un visage souvent ignoré de ce grand pays, la situation des chrétiens reste dans l’ombre. Or, la vie quotidienne autant que le statut légal (et politique) des chrétiens turcs révèlent que la discrimination religieuse ne se conjugue pas toujours au passé sur les deux rives du Bosphore. Quel est l’avenir des chrétiens de Turquie ?

Avec la participation de :

Jean-François Colosimo, philosophe, directeur des éditions du CNRS ;
Sébastien de Courtois, chercheur à l’Ecole pratique des Hautes Etudes ;
Mgr François Yakan, vicaire patriarcal chaldéen d’Istanbul;
Père Xavier Jacob, assomptionniste d'Istambul

Les interventions et les livres de Sébastien de Courtois sur ce sujet sont toujours bien faites et bien écrites et abordées avec cœur.

08 01 2010

Bergers au coin du feu



Grandes Heures de Bretagne. Moleiro.com : éditeur de reproductions d'enluminures anciennes.

18 11 2009

Le grand retour de la polyphonie à Saint Pierre de Rome.

Chassé de la direction du chœur de la Chapelle Sixitine il y a douze ans, Domenico Bartolucci, 93 ans, est un maître pour faire entendre les œuvres de Palestrina.
La messe pendant laquelle il dirigera ses œuvres et la « messe des anges » demain jeudi 19 novembre sera le symbole de sa réhabilitation par Benoît XVI.
C’est surtout la polyphonie, et la grande musique actuellement réfugiée dans les concerts qui commence à être réinstallée au cœur de l’acte liturgique.

Via le site Chiesa.

11 11 2009

Bien avant le 11 novembre le Pape avait condamné la guerre de 14-18

On a souvent tord de ne pas écouter les Papes.
Dès Novembre 1914, le pape Benoît XV demandait aux Etats en guerre de faire la paix le plus vite possible.

Il va aussi plus loin en allant chercher les racines de ce déferlement de haine dans les progrès de la laïcité.
"Depuis que les préceptes et les règles de la sagesse chrétienne ... ont cessé de présider au gouvernement des États, ceux-ci ont commencé, ... à chanceler sur leurs bases …
En effet, Jamais peut-être, plus que maintenant, on n'a parlé de fraternité humaine : Cependant, à dire vrai, jamais la fraternité n'a été moins pratiquée que de nos jours.
Les haines de race sont portées au paroxysme ;
les peuples sont divisés par leurs rancunes encore plus que par leurs frontières ;
au sein d'une même nation et dans les murs d'une même cité, les différentes classes de citoyens se jalousent mutuellement,
et chez les individus tout est réglé par l'égoïsme devenu la loi suprême.

09 11 2009

Jean Paul II tombeur du communisme

Un rappel utile par Bernard Lecomte dans le Figaro Magazine.

Lire la suite

22 10 2009

Intégration d'anglicans dans l'Eglise catholique

Je me permets de citer intégralement un passionnant commentaire posté sur G....s.
Gruffydd présente les sources historiques et les implications pratiques du retour de certains anglicans à l'Eglise catholique

Comme mon père est Anglican, ainsi que toute ma famille paternelle, je voudrais apporter quelques précisions nécessaires à la compréhension de ce qui se passe.
L’anglicanisme est une religion politique et sociale. La « Church of England » (C.E) a été fondée parce que Henry VIII voulait se remarier. La question s’est alors posée en ces terme : qui est fidèle au roi, qui est contre lui ? Qui est pro-anglais, qui est contre les anglais (ecossais, gallois, irelandais, etranger à la GB), et donc soutient une puissance étrangère (le pape)

Le point de vue doctinal demeure secondaire, même s’il est important. Dans la C.E. il y a toujours eu une branche très catholique, une branche très protestante, et tout ce qu’il y a entre, et du point de vue doctinal, et du point de vue liturgique. D’où, traditionnellement, pour la liturgie, la divions « high church » et « low church ».
Avec Elisabeth I, le corpus doctrinal officiel devient plus protestant que catholique, mais l’on garde certaines cérémonies, et on laisse par la suite une très grande liberté. LE book of common prayer de établi entre 1549 et 1662 est un missel/breviaire similaire aux premiers missels protestants (ceremonies traditionnelle, mais suppression de la messe sacrificelle, insistance sur le seul sacrifice du christ, et sur une reiteration symbilique).

A noter que en G.B, les catholiques n’avaient pas le rite romain, mais le rite Sarum ou de York, assez similaire au rite dominicain ou de Rouen. C’est également le rite utilisé par les orthodoxes occidentaux americains aujourd’hui, en raison de son anitiquité.
Il faut noter que la question étant vraiment politique et sociale, être complètement protestant est appelé « non conformist » ; cas des protestants gallois, ecossais, irelandais presbyteriens calvinites, ou catholiguqes romain implique une excommunication sociale et politique : ni droit de vote, ni droit d’être elu au parlement, etc pour des nons membres de la C.E jusqu’a tres recemment (fin XIXe). On commence doucement à en sortir.
Les offices principaux sont plutôt ceux du bréviaire, matines et evensong (vepres), la « eucharist » étant pour les jours de communion (donc avec confession) et pas pour tous, selon la sensibilités plus catholique ou plus protestante.
Au XIX, un groupe d’anglicans, le mouvement d’Oxford, mené par le futur Cardinal Newman ont considéré publiquement que la C.E était avant tout une entitié politique et que donc il fallait se rapprocher du catholicisme et doctinalement et liturgiquement.
C’est à ce moment là que s’est posée la promotion de la messe ou en tout cas d’un « eucharistic service » plus fréquent, l’adoption du rite romain ou le retour simple au rite sarum. Ont été édités des missels romains (donc de St Pie V) dans un Anglais magnifique.

Tout ceci concerne la G.B. Pour les Anglicans « non residents », soit ils ont episcopaliens, donc independants, et avec un corpus doctrinal clair, soit dans le Commonwealth, donc cela reste le meme problème seulement social et politique.

Dans les années 60 du XXeme siècle, les anglicans ont répondu au Concile Vatican II en matière liturgique d’une manière différente des catholiques : plutôt que de rendre des réformes obligatoires en « interdisant de fait » les formes anciennes, ils ont crée un nouveau rite simplifié en Anglais moderne, ce que l’on appelle le « Alternative Service Book » (A.S.B) avec son lectionnaire sur 3 ans. C’est à ce moment là que le « Eucharistic Service » devient l’office principal du dimanche et supplante peu à peu les matines/laudes. Evensong reste très populaire.
On voit l’esprit britannique qui respecte la sensibilité de chacun. Ainsi depuis les années 60, énormément de paroisses proposent des offices ET selon le A.S.B ET selon le Book of Common prayer de 1662. Ceci se double de la distinction « high church » et « low church » qui décrit plus la solemnité des cérémonies.

A cette époque, certaines branches non-conformistes sont officiellement intégrées dans la C.E, notamment des méthodistes et des évangélistes. Se développe donc un style liturgique et doctinal « broad church » avec batterie guitarre, influencée par l’intégration des groupes évangelistes, notamment, en plus du cote 60s.
Mais il ne faut pas oublier que pour un Britiannique, être C.E, c’est avant tout être fidèle à la Reine, et...être anglais. Pour un Anglican du Commonwealth, c’est ne pas être indépendantiste, et garder le souvenir de la métropole...

L’Eglise et l’Etat n’étant pas séparés au UK, les évêque ayant un siège permanent à la chambre des lords (dont les sessions commence avec une prière au Saint Esprit, etc), il y a un espèce de chantage politique depuis quelques dizaines d’années, accentués encore plus depuis Tony Blair : vous gardez vos sièges à la chambre, et l’état finance l’église, mais en contrepartie vous acceptez l’évolution de la société, et le programme socialiste en matière d’égalité des sexes et de sexualité.
Donc le clergé anglais transige et accepte ordination des femmes et l’homosexualité. Les anglicans « non résidents » ou episcopaliens, evidemment ne sont pas concernés pas le financement des eglises et les sièges à Westminster...
Mais comme ils font partie de la communauté anglicane, il gueulent. D’où notamment la conférence de Lambeth de l’année dernière avec la secession.

C’est pour cela que des les années 90 se dont fondées la Traditionanl Anglican community et autres communautés qui continue l’oeuvre du mouvement d’Oxord et cherche à conserver ce coté catholique liturgique et doctinale en face d’une eglise qui est de plus en plus divisés entre liberaux et evangelistes, mais en tout cas protestants.
L’enjeu est plus pour eux la conservation d’une identité culturelle anglaise qu’autre chose.
Beaucoup sont tiraillés encore aujourd’hui etre avoir une foi catholique et ne pas avoir le sentiment d’être un traitre à la patrie. (savez vous que Guy Fawkes est la commération du bucher du catholique papiste qui avait tenté d’incendier le parlement ?)

Il est donc important de ne pas faire d’amalgame avec la FSSPX-FSSP, etc. Ce n’est pas du tout la même histoire, ni la même problématique.
La tradition anglaise est libérale et pragmatique. On n’impose que la fidélité, mais on laisse faire ce que les gens veulent.

En revanche, ce qui est certain, c’est que avec l’intégration de ces 500,000anglicans, nous intégrons 1) du clergé marie en occident 2) de la liturgie de St PIe V en vernculaire en Anglais, la langue la plus parlée au monde. 3) une liturgique eucharistique vraiment oecuménique utilisée et par et des catholiques, et par des protestants « softs », et par des orthodoxes ( le rite Sarum, ou son dérivé avec le Book of Common prayer catholisé)

C’est donc une étape très importante de résolution de la crise liturgique pour les catholiques, et pour l’unité de l’Eglise du Christ en général.

Administration