Talence, un des premiers poumons verts de la communauté urbaine de Bordeaux, voit son maire rougir de colère : il a déposé plainte contre X, suite à la distribution d'une fausse circulaire municipale.
Tout y était pourtant pour que cela fasse vrai : le blason de la ville, l'en-tête …

Dérapage ? Mauvaise blague ? En tous cas, les criminels présumés sont apparemment conduits dans leur ouvrage, par l'exaspération suite à la vente d'un terrain du quartier, à l'association des Musulmans de Talence, pour la construction d'une mosquée d'un étage (250 mètres carrés au sol). Cette vente avait reçu l'aval du Conseil municipal le 27 avril dernier, même si l'association en question n'a pas encore réuni les fonds nécessaires.

Mais le contenu n'a pas fait rire Monsieur le Maire. Et pourtant, écoutez le faux « arrêté municipal » :
(« lors de la grande prière du vendredi, vous veillerez à ne pas laisser vos voitures en stationnement pour ne pas gêner »), il exhorte les habitants à je cite (« faire le meilleur accueil à ces personnes ») « ce jour-là, les chiens devront rester enfermés et les femmes devront sortir en tenue décente » ; « il est conseillé également de ne pas cuisiner du porc » ; Ensuite, les « enfants terribles » se sont sentis inspirés : « pendant le mois de Ramadan, vous veillerez à ne pas boire ou manger en public ». Enfin, les vilains faussaires d'oser insinuer qu'il s'agit je cite : « de défi de réussir l'intégration républicaine », et ils finissent avec une anticipation qui, semble-t-il, n'a pas plu du tout au Maire :
« c'est à ce titre d'ailleurs que nous allons rebaptiser cette rue (le Chemin-des-Maures, NDLR) afin d'éviter tout sentiment de stigmatisation. »

A Talence, on est solidaire. Gilles Savary, le Conseiller général socialiste, soutiendra Monsieur Alain Cazabonne, le Maire Modem, dans ses actions pour dénoncer je le cite « le contenu nauséabond de ce tract, qui ne semble avoir pour seul objectif que de tenter de semer le trouble. Selon lui, il s'agissait d'un projet qui, (je le cite) « n'est que la vente d'un terrain municipal au profit d'une association cultuelle afin que celle-ci puisse déplacer le lieu de prière existant déjà. ».