Il s’était mis à lire des livres sur la justice, il ira aux affaires sociales, Xavier Darcos était issu du sérail de l’Education Nationale et part diriger un ministère dans un domaine qu’il ne connaît pas.
Son bilan unissait le meilleur et le pire. Les nouveaux programmes du primaire marquaient un certain retour au bon sens pédagogique, le recyclage des professeurs des IUFM dans la formation obligatoire avant les concours de recrutement signe au contraire le triomphe du pédagogisme. Darcos a vendu son projet de réforme modérée mais réelle du système éducatif pour un plat de lentilles ministériel.
Le fait qu’il ait exprimé par le passé des sentiments chrétiens lui fera t’il se souvenir du travail du dimanche et des générations montantes quand il fera appliquer la réforme des retraites prévue par le Président.
Luc Chatel devient ministre de l’Education Nationale. C’est un spécialiste, mais des questions commerciales. Dans sa longue carrière de député il n’a posé que trois questions concernant l’Education.

Libéral aussi et atlantiste pro-américain, Pierre Lellouche sera un ministre des affaires européennes qui risque de ne pas se soucier de l’Europe puissance.
La stabilité ministérielle n’est réservée qu’aux secteurs considérés comme stratégiques, économie, budget, intérieur confié au fidèle parmi les fidèles, Brice Hortefeux.

Christine Boutin voit la fidélité de son nouveau parti « chrétien démocrate » récompensée par la perte de son maroquin ministériel. Elle n’hérite même pas d’un ministère des prisons qui avait été évoqué pour elle. La très politiquement correcte Valérie Pécresse, Roselyne Bachelot et Nadine Morano restent en place.
La récompense de la constance de Michèle Alliot-Marie est plus substantielle et adaptée à son parcours précédent en allant tenter de réparer les pots cassés par Rachida Dati. La compétence contestée et la soumission à l’idéologie écologiste de Borloo restent aussi d’actualité.

La diversité continue en mode mineur. Rama Yade reçoit les dividendes de sa popularité et est promue aux sports et Nora Berra, médecin et fille d’un tirailleur algérien se voit confier les « anciens ».
Le président continue à faire ses courses dans les autres familles politiques, le modem déplore la perte de son trésorier, le sénateur Michel Mercier. Karoutchi qui n’a pas su imposer assez vite Hadopi aux députés part, mais Frédéric Mitterrand arrive.
La politique sarkozyste consiste à donner des symboles et des mots au peuple pour mieux cacher la politique réelle. Le talentueux chroniqueur des destins brisés et des couronnes perdues officie aussi sur Pink TV. Son roman d’allure autobiographique « la mauvaise vie » évoque les bizarreries de sa famille, ses tendances homosexuelles et un passe droit qui permet d’adopter un enfant.

Si le président débauche dans les autres partis il récompense aussi ses fidèles, Estrosi devient ministre de l’industrie pour avoir pris le siège du député Rivière, trop proche du MPF et Benoist Apparu qui va au logement après avoir défendu la loi Hadopi.