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Archives du WebAnnales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

Annales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

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27 11 2007

Le paradoxe de Louis XVI

Réprimer quelques personnes ou en laisser tuer des milliers.



Face aux premières émeutes de mai 1789, Louis XVI a choisi d’interdire aux force de l’ordre de se servir de leurs armes. Ce texte raconte comment la troupe a commencé par en faire usage, avec succès face à une manifestation rue Saint Antoine, avant d'être privée des moyens de se défendre et de se mutiner en partie lors des journées décisives du 23 juin, du 14 juillet et du 6 octobre.
Le refus de sévir, contre quelques centaines de révoltés a précipité l’Europe dans 25 ans de guerres.

Ce paradoxe est toujours présent de nos jours.

Jusqu'à maintenant, nos collègues se sont fait tirer dessus et n'ont pas riposté. Mais si continue comme cela, nous craignons un drame d'un côté ou de l'autre parce que nos collègues ne se laisseront pas tirer dessus comme ça indéfiniment sans riposter. On va les mettre dans des situations qui vont devenir intenables". (Patrice Ribeiro, secrétaire national du syndicat de police Synergie)

L'impunité et l'absence de sanction de la justice face a des assassins ne peut qu'encourager des vengeances privées et la guerre de tous contre tous

Les consignes de tir actuelles des forces de l’ordre sont très restrictives, et contestées a demi mots par de jeunes militaires. La question des moyens de répondre à la guérilla urbaine anti-française que nous subissions, détaillée dans ce texte, était discuttée en 2005 entre Villepin et Sarkosy, mais surtout analysée dans le détail sur le site de Ludovic Monnerat. Ce Lieutenant Colonel de l’armée suisse, analyste et théoricien de la guerre contemporaine sur Checkpiont-online.ch pose la question de la naissance de révoltés perpétuels, avec leurs rap d’appel à la haine et leurs défis rituels contre l’Etat. Il considère que le conflit est inévitable, avec l’utilisation de défis et de rumeurs d’attaques contre les mosquées pour mettre en route le cycle provocation-répression.
Version augmentée de cette note
Image tirée des « lundis du Figaro » de Caran d’Ache (photo Annales HSC)

21 11 2007

Achever Clausewitz et penser à l'apocalypse

Après avoir suivi "la route antique des hommes pervers" d'Oedipe à Job et "vu Satan tomber comme l'éclair", René Girard (site)continue son exploration des "choses cachées depuis le commencement du monde" dans les textes du XIXe siècle et les folies du XXIe.



La Radio en ligne "Canal Académie" diffuse sa conférence à propos d'"Achever Clausewitz". Ce livre analyse le rôle de l"imitation et du duel dans les rapports humains dévelopant une réflexion fascinante sur le fait que les relations humaines sont rendues difficiles par notre difficulté à lire les intentions d'autrui.
Ce qu'il fait ou ne fait pas est lu comme une initiative de sa part, toujours vue de notre point de vue passif. L'enchaînement de nos réactions réciproques poussant souvent ceux qui se ressemblent le plus à se haïr.
Il décrit la "montée aux extrêmes" dans la violence que connaît notre époque. Alors que les rites et les sacrifices antiques détournaient la violence vers des boucs émissaires symboliques, notre époque radicalement post-chrétienne n'a plus le choix qu'entre l'amour extrême et le pardon, ou la violence sans frein.
Les victimes des guerres ne sont plus que des civils, l'ordre même de la nature est troublé par les folies des hommes. Sa réflexion aboutit à un retour au souci des fins dernières.
Il ne s'agit pas d'attendre une apocalypse catastrophique et bouffonne à la Armageddon, (film avec Bruce Willis) mais le retour du Christ (+ site sur les fins dernières)

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