Même Gaston Lagaffe est enrôlé dans la cause de la lutte contre le réchauffement climatique par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement. Ce qui est sûr c’est que ses héritiers vont toucher de l’argent pour le recueil de gags de Franquin qui ont un rapport avec la nature.

Il s’agit d’un modeste exemple du fait que la « défense de l’environnement » est aussi une formidable manière de faire du commerce pour tous ceux qui sonnent les trompettes de l’alarmisme climatique et, comme Nicolas Sarkozy, parient sur une reprise économique fondée sur l’économie verte.
Le site « objectif liberté » résume un travail de l’institut Turgot sur ce sujet.
De vertueux défenseurs de la nature demandent une loi sur les émissions de gaz dits « à effets de serre ».
En cours de dépat dans les chambres législatives des Etats Unis, la Loi « Markey Waxman » prévoit que c’est le gouvernement qui délivrera aux entreprises le droit d’émettre du gaz carbonique. Elle prévoit aussi que les entreprises qui émettraient moins de gaz carbonique pourraient mettre en vente leurs droits à « polluer » sur des bourses d’échanges de produits « dérivés du carbone » comme celle de Chicago.

Il se trouve cependant que les vertueux défenseurs de la taxation du carbone sont aussi actionnaires de cette bourse ou d’entreprises « vertes » qui profiteront massivement de ce nouveau marché d’échanges de ce qu’ils appellent des « droits à polluer ».
Rajandra Pachauri est un scientifique, président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’étude du climat. Il est aussi actionnaire de la bourse au carbone de Chicago.
Le fonds d’investissement d’Al Gore a des parts dans des sociétés de trading de carbone et dans la bourse de Chicago. Il a été co-fondé par Henry Paulson, ancien président de Goldman Sachs et grand manitou économique d’Obama.
Al Gore nie être en plein conflit d’intérêt. Il a prétendu déposer chaque penny qu’il a gagné dans une association sans but lucratif « l’Alliance for Climate Protection ».
Ce qui revient à investir ses gains dans un lobby qui milite pour des lois de protection du climat dont son fonds d’investissement va profiter.

Al Gore a aussi beaucoup profité de son film de propagande réchauffiste en assumant le fait de surestimer les faits qui vont dans le sens d’un danger climatique.

Cela s’inscrit dans la ligne de son engagement en faveur d’ un plan Marshall qui se chargerait à l'échelle mondiale d'une redistribution globale des moyens industriels et d'un contrôle drastique des naissances » Et de l’ "instauration d'une gouvernance écologique mondiale, teintée d'une spiritualité globale"

Ces conflits d’intérêts ont pu se transformer en corruption directe dans le cas de Maurice Strong, inspirateur de l’ONU pour le giec, tombé dans l’affaire pétrole contre nourriture ou dans l’affaire Molten, entreprise soutenue par Al Gore pour que ses actionnaires puissent vendre leurs actions avant une inéviable faillite.

Comme AL Gore, nos Nicolas Hulot et Arthus Bertrand se déplacent en hélicoptère et en avion pour défendre la réduction des pollutions et le très médiatique polytechnicien Jean Marc Jancovici du site manicore vend du conseil en réduction des émissions de carbone.