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Annales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

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17 10 2007

Quand la science conduit au racisme

Certains scientifiques sortent de la simple observation du monde réel pour chercher à le juger au nom de leurs découvertes. James Watson prétend que sa participation à la découverte de la molécule d'ADN lui permet d'affirmer que les noirs sont moins intelligents que les autres hommes. A ceux qui disent que l'intelligence ne dépend pas de la mélanine il répond que les “gens qui ont eu affaire avec des employés noirs se sont rendus compte que ce n’était pas vrai”.
Il n'en est pas à son premier exploit, après des déclarations eugénistes en faveur de l'amélioration de la race humaine pour en extirper les gènes de la violence, y compris par des manipulations génétiques “ Il faudra que certains aient le courage d'intervenir sur la lignée germinale sans être sûrs du résultat. De plus, et personne n'ose le dire, si nous pouvions créer des êtres humains meilleurs grâce à l'addition de gènes provenant de plantes ou d’animaux), pourquoi s'en priver ? Quel est le problème ? ” (*)



Son attitude raciste trouve aussi des racines plus profondes dans la négation d'une idée de nature humaine qui soit autre chose que matérielle.
Elle aboutissait déjà à l'infériorisation des noirs chez des philosophes "des lumières" comme Voltaire, dans des termes très proches :

Les albinos ... habitent au milieu de l'Afrique ... les nègres en attrapent quelquefois et nous les achetons d'eux par curiosité ... leurs yeux ne ressemblent en rien à ceux des autres hommes, mais ils approchent beaucoup des yeux de perdrix. Ils ressemblent aux Lappons par la taille, à aucune nation par la tête, puisqu'ils ont une autre chevelure, d'autres yeux, d'autres oreilles; et ils n'ont d'homme que la stature du corps, avec la faculté de la parole et de la pensée dans un degré très éloigné du nôtre. Tels sont ceux que j'ai vus et examinés. " Essai sur les moeurs 1756 Tome 1, pages 6 à 8
"Les Samoïèdes, les Lappons, les habitants du nord de la Sibérie, ceux du Kamshatka, sont encore moins avancés que les peuples de l'Amérique. La plupart des Nègres, tous les Cafres, sont plongés dans la même stupidité, et y croupiront longtemps." Essai sur les moeurs 1756 Tome 1, page 11

05 10 2007

Entre darwinisme et créationisme, l'intelligence de l'Eglise

Le conseil de l'Europe proclame une vérité officielle sur le "créationnisme" en s'inspirant du rapport d'un député socialiste (voir ici et ). Sa position est critiquée par Patrice de Plunkett sur le fait qu’il demande à la politique de s’occuper de contrôler les idées conformes ou non-conformes des gens

(sic)

Lors d'une conférence de Presse improvisée après le renvoi en comission de son rapport ce député se révèle grand scientifique.

Les déclarations hasardeuses de l'auteur du rapport du conseil de l'Europe
Ce député affirme "Je ne vais pas demander à mon curé de parler de mathématiques" et prétend qu'un mathématicien et homme politique est compétent pour parler de biologie.
Peut être, mais quand il sort de son domaine pour parler d'histoire c'est très aproximatif et mal renseigné
Contrairement à ce qu’il dit le darwinisme appliqué à la société est l’une des origines du nazisme, ce qui n’est pas en soi un argument valable contre les théories de Darwin mais qui reste une réalité.
Il dit « Je ne mets pas les religions en cause » juste après cette phrase : « Au nom des religions qu’on a massacré tous les indiens d’Amérique du sud » alors que le choc des virus européens est le responsable essentiel de la baisse des populations indiennes et que les espagnols n'avaient ni l'intérêt ni l'intention de massacrer les indiens.

L'Eglise prend des positions nuancées sur la question du créationisme
Créationisme: Les vérités officielles du conseil de l'Europe. Les sources de la position de l'Eglise. Schönborn. (+ en ctaires) Contre l'évolution aléatoire, la perception d'une finalité. BXVI. L'évolution suppose une philosophie et reste une théorie et non une vérité.


(source)

Ratzinger critique le passage de la micro évolution visible à la macro évolution dont les causes sont débattues (entre hasard et finalité)
"Personne ne pourra mettre sérieusement en doute les preuves scientifiques des processus micro-évolutifs. R. Junker et S. Scherer disent à ce propos dans leur « manuel critique » (kritisches Lesebuch) sur l'évolution : « De tels événements (les processus micro-évolutifs) sont bien connus à partir des processus naturels de variation et de formation. Leur examen au moyen de la biologie de l'évolution amena à des connaissances significatives concernant la capacité géniale d'adaptation des systèmes vivants. » Ils disent en ce sens que l'on peut caractériser à bon droit la recherche des origines comme la discipline royale de la biologie. Ce n'est donc pas à cela que se réfère la question qu'un croyant se posera face à la raison moderne, mais à l'extension d'une philosophia universalis qui veut devenir une explication générale du réel et tend à ne plus laisser aucun autre niveau de la pensée. Dans la doctrine elle-même de l'évolution, le problème se signale lors du passage de la micro à la macro-évolution, passage au sujet duquel Szamarthy et Maynard Smith, l'un et l'autre partisans convaincus d'une théorie englobante de l'évolution, admettent eux-mêmes : « Il n'y a pas de motif théorique qui laisserait penser que des lignes évolutives croissent en complexité avec le temps ; il n'y a pas non plus de preuves empiriques que cela se produise »." (card. J. Ratzinger).
Intervention du card. Ratzinger lors d'un colloque organisé, du 25 au 27 novembre 1999, par l'Université de Paris IV-Sorbonne à Paris sur le thème "2000 ans après quoi ?"
Il s'agit d'une formulation bien plus prudente et raisonnée que celle du conseil de l'Europe dans son rapport
"18.5. à promouvoir l’enseignement de l’évolution par la sélection naturelle en tant que théorie scientifique fondamentale dans les programmes généraux d’enseignement. " Alors que la recherche sur les mécanismes de l'évolution montre que la pression sélective n'est que l'une des causes de l'évolution.

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