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Annales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

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19 01 2010

Exclusif : avant projet des nouveaux programmes d'histoire géographie au lycée

Nous avons pu nous procurer un compte rendu de réunion de préparation des nouveaux programmes d’histoire.

 

Il s’agirait d’étudier « les mondes dont nous venons » avec une réduction de la place accordée au christianisme, une réévaluation des questions sociales et l’apparition de sujets d’étude plus lointains.

Le choix d’études thématiques et ponctuelles est renforcé au détriment de la continuité chronologique.

L’histoire serait mise au service d’une formation citoyenne et la géographie serait pensée comme une introduction au développement durable.

 

Il ne s’agit pas d’un projet déjà ficelé, mais d’une trace des réflexions en cours. Cet avant projet a été examiné par des commissions de travail composées d’inspecteurs avant le 20 janvier.

 

Cet avant projet fait partie du processus classique d’élaboration de nouveaux programmes scolaires, mais tout ceci se fait dans une certaine précipitation. Consultation publique du 8 février au 15 mars et passage au Conseil supérieur de l’enseignement le premier avril (cela ne s’invente pas). Ces programmes seront mis en application à la rentrée prochaine et sont conçus avec ceux des classes de première.

 

Une transformation des programmes est rendue nécessaire par la suppression de l’histoire en terminale S et le prolongement d’un quasi tronc commun en première.

Pour rendre attractive l’option histoire en terminale S, il est prévu de l’orienter vers la préparation des concours des écoles de commerce ou de sciences politiques ; soit tout à fait le contraire de l’ambition affichée de la réforme de la filière S.

 

Etudier « les mondes dont nous venons ».

Les programmes actuels de seconde cherchaient dans le passé les « fondements du monde contemporain » : démocratie athénienne, christianisme, échanges entre civilisations en Méditerranée au XIIe siècle, expériences politiques de la Révolution française.

Il s’agirait maintenant d’élargir le regard vers les « mondes perdus », des Celtes d’avant Jésus Christ à la Chine des Ming ou à la Mexico des Aztèques.

Cet élargissement est sans doute à relier aux débats actuels sur l’identité nationale et à l’idée que les élèves devraient connaître « les mondes dont nous venons » suivant l’idée exprimée par Eric Besson.

« la France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage »

Le projet d’un croisement entre géopolitique et civilisation en terminale serait rendu tout à fait utopique par l’absence d’une présentation structurée du développement de la civilisation française et européenne.

 

Choix de thématiques contre la continuité chronologique.

L’option préférentielle pour des programmes thématiques serait encore renforcée. Les programmes actuels concernaient des périodes brèves, pensées pour être traitées de manière thématique.

L’avant projet que nous avons sous les yeux est entièrement organisé autour de thèmes : le peuplement de la terre depuis la révolution néolithique, l’invention de la citoyenneté dans l’antiquité, traces de la civilisation rurale de l’occident chrétien. Ils seraient suivis des classiques « nouveaux regards sur l’homme et le monde » de la Renaissance et de « Révolutions, Liberté et Nations ».

 

Des études ponctuelles.

Les cadres et les repères sans doute chronologiques seraient présentées en début de thème, avant des études ponctuelles : La grande peste de 1348, naître et mourir en France du XVIe au XVIIIe siècle. Pour la renaissance, l’avant projet pense à des études de villes comme « Venise porte de l’Orient » ou « Constantinople vers 1453 » et à la présentation d’un « humaniste » d’un savant ou d’un explorateur.

Il s’agirait de sortir de l’aspect descriptif de l’étude de l’histoire pour parvenir à une étude problématisée, et prévue pour préparer au fonctionnement universitaire, des élèves qui sont supposés avoir reçu au collège de grands repères chronologiques et spatiaux.

 

Une mise au service d’une formation citoyenne.

Les choix de sujets montrent qu’il ne s’agit pas d’étudier des périodes et une progression historique suivie, mais d’aborder des termes utiles à une formation citoyenne.

Cela revient à écarter certains sujets, la trop peu pacifique Méditerranée au XIIe siècle, la notion médiévale de liberté fondée sur des contrats précis et consentis entre sujets et gouvernants ou surtout le chapitre sur la naissance du christianisme qui était déjà devenu optionnel. L’idée d’une étude des cultures (au pluriel) et des religions dans le programme de première est encore discutée.

Par contre certaines approches sont plus fortement mises en valeur. On parle de la « Grande Révolution », elle doit être française, de rapports de domination au Moyen Age ou de l’idée républicaine en France de 1889 à 1989, sans se soucier des autres courants de pensée politique français.

 

La géographie comme introduction au développement durable.

L’approche problématisée dans le sens des questions politiques du moment est encore plus marquée dans l’avant projet de programme de géographie de seconde.

Les sujets de géographie générale abordés actuellement resteraient les mêmes mais seraient tous reliés à la question du « développement durable ». Cet éclairage qualifié de « transversal et pertinent » permettrait de ne pas redire ce qui est prévu pour la classe de cinquième.

Besoins de nourriture pour 9 à 10 milliards d’hommes, développement inégal et développé, ressources en eau et en énergie, ces questions seraient abordées en tenant compte d’une dimension prospective, malgré les incertitudes actuelles sur la pertinence des modèles de prédictions numériques.

Aménager une ville durable, étudier les mondes arctiques comme une « nouvelle frontière » sur la planète ou rechercher « d’autres formes de développement » conduit nécessairement à l’étude de prises de positions ou de choix qui sont politiques. Il s’agirait de les présentés comme des « questionnements ».

06 01 2010

Surdiplômées, elles restent à la maison.

C’est un article du site de Valeurs actuelles qui signale ce mouvement des femmes qui préfèrent voir grandir leurs enfants plutôt que d’utiliser leurs diplômes pour faire carrière.
600 000 parents utilisent le congé parental de trois ans que le gouvernement voudrait réduire, et le nombre des « femmes au foyer est passé de 2.2 à 3 millions en dix ans.
L’article donne plusieurs témoignages de femmes qui ont choisi de s’arrêter et montre que la remise en valeur de la maternité et de l’allaitement traverse tous les pays occidentaux.

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