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Annales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

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16 06 2010

Procès Kerviel, sa banque était elle au courant ?

50 milliards de positions, 5 milliards d’euros de pertes, c’est le procès de la folie financière, le procès du Trader Kerviel pose la question de l’aveuglement d’une des plus grosses banques mondiales. Toute la difficulté est de trouver des témoins qui acceptent de parler, et qui ne soient plus liées professionnellement à cette banque.
La défense de Kerviel a mis en évidence deux témoignages.
C’est tout d’abord l'enregistrement de deux traders, fait le matin du 24 janvier 2008, quelques heures avant que le nom de Kerviel sorte dans la presse. L'un travaille à la BNP, l'autre, est un proche de Kerviel.

Les deux hommes discutent de la perte due à la "fraude", et avancent le nom de Kerviel comme potentiel responsable. Il "traite pour des grosses parties", "des grosses tailles"  et est connu pour  "spieler" (jouer). La Société générale est décrite comme une banque qui spécule. "SocGen c’est une banque qui prend des risques.

Benoît Taillieu pour sa part est aujourd'hui retiré du monde de la finance, il affirme qu’il était impossible de ne pas savoir que Kerviel dépassait son mandat en déclarant une trésorerie d'1,4 milliards d'euros.  « C'est comme si Kerviel avait un mandat pour acheter 5 tonnes de fraises et qu'il se retrouve avec 50 tonnes de pommes de terre et que le contremaitre passe et ne voit rien ». Un résultat de 55 millions d'euros à la fin 2007 était « une performance exceptionnelle qui fait entrer Jérôme Kerviel dans les 10 ou 15 meilleurs traders de la Société générale  ». La Société générale ne pouvait pas l’ignorer.

La seule explication fournie par Taillieu, c'est que la Société générale cherchait à faire de l'argent, en étant peu regardantes sur les risques pris. Il raconte ainsi qu' « entre 1999 et 2006 », il a « vu une prise de risque grandissante et des mandats de plus risqués ». Et les supérieurs directs de Kerviel n'auraient fait qu'appliquer les règles non écrites qui étaient de laisser tranquille un trader qui gagnait de l'argent.

14 06 2010

Austérité insuffisante pour éviter la faillite de la France

C'est un catalogue de onze mesures de rigueur prises par divers pays de la zone Euro, et ce qu'elles donneraient si elles étaient appliqués à la France.

Stéphane Montabert, blogueur français du Meilleur des Mondes naturalisé suisse et UDC montre qu'elles seront de toutes les façons insuffisantes :

On voit ainsi, page après page, défiler les différents visages de l'austérité: augmentation des taxes sur l'essence, diminution des allocations chômage, impôt sur les plus-values boursières, réduction des rentes et âge de la retraite repoussé... Chaque page est basée sur un exemple concret, la mesure ayant été adoptée dans un ou plusieurs pays de l'Union Européenne.

La fin des primes spéciales de Noël pour les chômeurs et les les fonctionnaires? La Grèce.

La baisse des allocations chômage? Le Danemark, l'Irlande et la Roumanie.

La hausse de la TVA? L'Espagne, la Grèce, le Portugal.

Et ainsi de suite.

On n'ose imaginer l'inconfort soudain d'un pays adoptant, comme ça, parce qu'il est au pied du mur, l'ensemble de ces mesures. Mais ce n'est pas le plus important. Le plus important est révélé dans un petit tableau récapitulatif final, que je vous livre tel quel:

6534543HJ_economies.png

Voilà.

En adoptant toutes les mesures d'austérité prises en partie par chacun des pays de l'Union Européenne, la France économiserait 32,4 milliards d'euros, sur 152 nécessaires. Environ un cinquième de ce qu'il faudrait.

Évoquer la disparition du bouclier fiscal, c'est bien, ça donne l'impression que ce sera le (riche) voisin qui paie. Évoquer la baisse de salaire des ministres, c'est symbolique, ça donne l'impression que tout le monde met la main à la pâte. Taxer les plus values, c'est bien fait, ça clouera le bec à ces vils spéculateurs. Etc.

Mais c'est pour épater la galerie. Car même si on prend la collection complète, on sera surtout très loin du compte.

Sans parler du fait que la moitié de ces mesures, par exemple toutes celles ayant traits aux fonctionnaires, jetteraient la France du service public dans la rue, l'immobilisme et la grève, empêchant à dessein le secteur privé de travailler, avec les effets que l'on devine sur la croissance...

D'accord, jetons le bouclier fiscal aux orties, taxons les riches, repoussons l'âge de la retraite. Et pour les cent vingt milliards d'euros qui manquent encore au compteur, on fait quoi?


J'en parlais déjà en 2005 et en mai 2008.

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