Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche Aller à la page d'accueil

Archives du WebAnnales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

Annales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

« novembre 2007 »
lunmarmerjeuvensamdim
1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930

15 11 2007

Eloge de Philippe Beaussant et des baroqueux

Elu à l'Académie Française, au fauteuil de Jean François Deniau, Philippe Beaussant est l'auteur de plusieurs de mes très bons souvenirs de lecture.



Je lisais Héloïse au bord des lacs de montagne, découvrant un merveilleux entrerrement de première classe de Rousseau, avec un jeune couple jeté des illusions rousseauistes à la violence révolutionnaire, le tout sans avoir l'air d'y toucher.



C'est en rentrant des représentations du théâtre baroque de France ou du Centre de Musique Baroque de Versailles qu'il avait créé que je me passionnais pour ses deux pamphlets : "Vous avez dit Baroque?" en faveur du retour aux modes d'interprétations originelles de la musique et des gestes baroques et "vous avez dit classique" contre le massacre vocal des grandes tragédies à la française et la malscène.



Archives de mon ancien blog : Annales.1 :
Pour le Bourgeois Gentilhomme en Version Originale avec danses et musiques.
Contre la Malscène. et pour des opéras comme l'Isis de Lully et Quinault, une tragédie du refus d'aimer
Tristesse Baroque. et cordes sensibles de la Trauer Ode de Jean Sébastien Bach
La maîtrise du Centre de Musique Baroque de Versailles.
Pour les liturgies anciennes en Version Originale, après Marcel Pérès et l'ensemble Organum. et dans les "musiques sacrées contre liturgies anciennes".
Au festival Agapé de Genève, rendez vous de musique ancienne chez les frêres de Saint Jean.



Théâtre Baroque chez les jésuites.
et enfin pour la révolution baroque.

14 11 2007

Le christ crucifié dans les musées

Quand les artistes du moyen âge sculptaient dans les murs de leurs cathédrales un saint, comme une expiation de leurs fautes, ou peignaient un martyr, comme un hommage à sa vertu, … faut-il mépriser ces hommes qui, … faisaient de la sculpture un hymne et d'un tableau une prière ?

Mais j'avoue que sans ces impressions j'ai peine à comprendre les musées. Ce singulier mélange de christianisme et de paganisme, Didon , Vénus entre la Vierge et un saint m'ôtent le sentiment de la grandeur de l'art. …
Tout se borne au plaisir des yeux, aux lois du coloris, à l'heureuse disposition des lignes ; mais l'âme de toutes ces choses est restée à l'Eglise.
C'est comme le chant d'un hymne sacré dans un concert et du Dies irae dans un salon. …



Je ne puis voir le Christ couronné d'épines ou succombant sous la croix livré à l'incidente admiration d'un passant entre une bacchante et une scène d'ivresse, sans croire que sa passion n'est pas finie et que, comme Pilate, les galeries et les musées le présentent encore au peuple des voyageurs en leur disant : Ecce homo.

Texte : Mémoires d'Armand de Melun, image : insecula

Administration