Pierre Schoendorfer est mort en pleine image. C'est l'occasion de rendre hommage à un certain regard sur la guerre.



C'était aussi un grand inventeur de personnages, mi réels, mi poétiques, tels que le écrabe philosophe interprété par Jaques Dufilho dans le film "Le crabe tambour".

Le crabe philosophe est mort. En nous, reste le souvenir du guide patient, étrange et toujours un peu ivre qui conduit le médecin du bord dans les profondeurs de la quête du mythique « crabe tambour », ce combattant étrange des jungles de Cochinchine, soldat perdu d’Algérie, égaré dans les brunes du nord. (Le Crabe-Tambour  film de Pierre Schoendoerffer)

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La mémoire de l'indochine n'avait pas cessé de hanter Pierre Schoendorfer. Elle ressurgissait aussi dans "Là haut, le roi au dessus des nuages"; "Crabe tambour" sans crabe.



C'est la même structure de récit, la quête d'un personnage mythique, ressurgi d'un passé enfoui dans les mémoires. Dans ce film, c'est une jeune femme qui cherche la trace d'un réalisateur de cinéma, disparu dans les jungles de Thaïlande. Parti à la recherche d'une légende vivante; il voulait favoriser l'évasion d'un guerrier de légende, vietnamien évadé du goulag et qui avait confié son sort au peuple montagnard, rebelle et écrasé des Hmongs.
Jeune et innocente, elle rencontre tous les vieux acteurs de la guerre d'Indochine et des films de Schoendorfer.
Le film pèche par la nullité de l'actrice principale, qui donne bien mal la réplique à quelques monstres sacrés. Nos belles d'aujourd'hui n'ont elles pas eu le courage de risquer leur réputation avec un réalisateur étranger aux simplismes mémoriels ?