Nicolas Sarkozy continue à défendre Hadopi et les Majors.
Le président de la République persiste et signe. Il trouve sidérant que François Hollande évoque l'idée de supprimer la loi Hadopi. Il moque aussi ses hésitations et son manque de clarté. Il affirme qu'il se place ainsi du côté des créateurs. Il se place aussi du côté de l'admingdhsgistration Obama dans son combat contre les sites de partage de fichiers.
Ces deux présidents se placent ainsi radicalement du côté des grandes entreprises de divertissement médiatique et de production de masse de contenus culturels.

Que cherche-t-on à défendre dans ce combat contre les échanges de fichiers ?
La concentration et le contrôle des échanges culturels.
Avant le développement d'internet, les « industries du divertissement » pouvaient entretenir la rareté et contrôler ce qui pourrait être diffusé. La liberté de publier était fortement limitée par la barrière posée par ces éditeurs.
Le Figaro Magazine des années 1980 a ainsi été muselé par la pression des publicitaires. Michel Sardou a du réorienter ses chansons pour "éviter les polémiques" et pouvoir espérer être diffusé par les maisons de disques et les radios. quand Jean Pax Méfret est resté fidèle ... et confidentiel.
Les œuvres divergentes n'avaient donc pas la possibilité de trouver leur public. Un homme politique comme Nicolas Sarkozy, qui a construit sa carrière autour de sa connivence avec les patrons d'entreprises médiatiques ne peut que regretter cette époque révolue.