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Archives du WebAnnales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

Annales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

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04 09 2011

La démocratie moderne est une invention monastique

C'est elle qui nous permet d'avoir "voix au chapitre".
C'est ce que rappelle Chantal Delsol sur son site:

" Si la Magna Carta de 1215 est, d’après Duroselle « la plus lointaine origine du régime parlementaire » (L’Europe, Histoire de ses peuples, p.161) Léo Moulin pense qu’elle subit l’influence des Cisterciens, installés en Angleterre depuis 1128 et très développés. L’évêque Stephen Langton, très influent dans la révolte contre Jean sans Terre, avait séjourné chez les Cisterciens et connaissait bien leur règle. Nombre de revendications de la Magna Carta, l’usage de certains détails et de certains mots, rappellent clairement la règle cistercienne. De même, en se penchant sur l’élaboration du code électoral de 1789, Léo Moulin pense que celui-ci (qui ne pouvait tenir son influence des Etats Généraux, réunis la dernière fois en 1614) présente bien des similitudes avec les règles des ordres monastiques.

C’est encore le point de vue de Jean Baechler (Démocraties, Calmann-Lévy, 1985, p.87): « Le monachisme occidental est ainsi devenu, par la force des choses et non de propos délibéré, un véritable laboratoire des pratiques électorales pendant au moins cinq siècles. Elles ont servi de modèles aux communes italiennes, avant d’être reprises par les régimes parlementaires. Les démocraties modernes ne doivent rien, en matière de techniques électorales, aux démocraties antiques, dont l’expérience avait été entièrement oubliée, elles doivent tout aux ordres monastiques ».

Par ailleurs, si l’obéissance au Supérieur est liée à la loi (nul n’est censé obéir à son Supérieur « contrairement aux Constitutions »), elle est aussi liée, et même en dernier ressort, à la conscience personnelle : le moine doit obéir « en toute chose où n’apparaît pas le péché ».
L’interdiction expresse de tout tirage au sort (interdit officiellement par le pape en 1223), marque bien l’esprit de ce type de gouvernement :
- ce n’est pas Dieu qui gouverne en cachette
- gouverner n’est pas un jeu
- les hommes ne sont pas interchangeables, certains sont en effet meilleurs pour gouverner, il s’agit de les découvrir et de les reconnaître
- en dépit des erreurs et difficultés, il est possible de désigner le bon gouvernant

La suite est sur le site de Chantal Delsol.

04 09 2011

Le roman dont on parle en Chine parle des avortements forcés.

Lu sur Rue 89 :
"A partir de 1965, le Parti est le fer de lance de la politique de contrôle des naissances : « Un ce n'est pas peu, deux c'est ce qu'il faut, trois c'est un de trop. »
La tante devient chef de guerre, elle pratique 2 000 avortements, impose stérilets, vasectomies et ligatures des trompes et entretient des espions pour connaître les grossesses non autorisées.
Des tracteurs sont là pour détruire des maisons à titre de représailles, ou un bateau pour poursuivre les fugitifs. Des femmes en fuite se noient, d'autres, comme la première femme de Tétard, décèdent lors d'un avortement.
Le drame de ne pas avoir d'héritier mâle est pour ces paysans inacceptable :
« C'est vraiment bizarre, quand une femme accouche d'une fille, le mari a une tronche, mais une tronche ! Alors que si sa vache met bas une génisse, sa bouche se fend d'un large sourire. »
Par contre, Mo Yan ne nous parle pas, comme Xinran, des meurtres de petites filles à la naissance, pour pouvoir tenter à nouveau d'avoir un garçon.
Le contrôle des naissances est un thème qui touche de près Mo Yan ; il regrette de n'avoir qu'une fille et considère qu'il n'est pas bon pour elle d'avoir été enfant unique. Cette politique a été une nécessité inévitable pour la Chine, mais seul un régime totalitaire a été en mesure de l'imposer et les excès ne sont pas acceptables.

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