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Archives du WebAnnales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

Annales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

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25 02 2011

Six millions de personnes à temps partiel et moins de 750 euros, le contraire de la doctrine sociale de l'Eglise


En 2008, les 25% des salariés les moins bien payés touchaient moins de 9.000 € net par an, soit à peine 73% du Smic, pour un revenu moyen de 3.710 €, soit 30% du Smic. Pour deux tiers d’entre eux, il s’agit de travailleurs qui ont été amenés à multiplier les petits CDD à temps partiel payés au lance-pierre.
On comprend donc que 6,25 millions de personnes sont obligées de jouer au jeu des chaises musicales sur un million d’emplois équivalent temps plein divisés en une multitude de petits contrats. (Actuchomage)

Comment avoir des enfants et une famille dans ces situations de précarité. L'avortement est une étape "obligée" de ce parcours précaire de nombreux jeunes.
Il faudrait aussi s'intéresser aux causes de cette situation: Ouverture des frontières ? Migrations ? Manque de partage du travail ? Mécanisation de beaucoup de tâches ? Impôts et charges administratives trop élevées dans un pays envahi de normes et de paperasses ?
La réflexion chrétienne sociale a du pain sur la planche pour adapter ses propositions et les principes des encycliques aux nécessités actuelles.

On n'écoute jamais assez les Papes. Voici ce que disait le Pape Léon XIII des salaires en 1891 dans son encyclique Rerum Novarum :
Que le patron et l'ouvrier fassent donc tant et de telles conventions qu'il leur plaira, qu'ils tombent d'accord notamment sur le chiffre du salaire. Au-dessus de leur libre volonté, il est une loi de justice naturelle plus élevée et plus ancienne, à savoir que le salaire ne doit pas être insuffisant à faire subsister l'ouvrier sobre et honnête et sa famille

Vu surtout la variété des circonstances des temps et des lieux. Il sera donc préférable [de] réserver [ la] solution [du problème des salaires] aux corporations ou syndicats

L'ouvrier … visera par de prudentes épargnes à se ménager un petit superflu qui lui permette de parvenir un jour à l'acquisition d'un modeste patrimoine … Il importe donc que les lois favorisent l'esprit de propriété, … dans les masses populaires …Car l'homme est ainsi fait que la pensée de travailler sur un fonds qui est à lui redouble son ardeur et son application. … Tous voient sans peine les heureux effets de ce redoublement d'activité sur la fécondité de la terre et sur la richesse des nations. [et cela permettrait aussi] l'arrêt dans le mouvement d'émigration. Personne, en effet, ne consentirait à échanger contre une région étrangère sa patrie et sa terre natale, s'il y trouvait les moyens de mener une vie plus tolérable.

Mais il y a une condition indispensable pour que tous ces avantages deviennent des réalités. Il ne faut pas que la propriété privée soit épuisée par un excès de charges et d'impôts. [qui annulerait] le droit de propriété individuelle.
En dernier lieu, [il faut favoriser] les sociétés de secours mutuels … qui ont pour but de secourir les ouvriers, ainsi que leurs veuves et leurs orphelins, en cas de mort, d'accidents ou d'infirmités.

12 02 2011

Egypte Les difficultés d'une transition démocratique

La presse française communie de manière irréfléchie à la liesse des manifestants egyptiens sans se poser des bonnes questions. Elle oublie que le plus difficile n'est pas de commencer une révolution, mais de la finir.

Comment faire pour passer d'une dictature à un régime de liberté ? Comment concilier le refus de la vengeance, le Droit et la Justice ?

- Espagne
Le Roi Juan Carlos d'Espagne y avait longuement réfléchi et il a défini des conditions essentielles pour une transition pacifique. Elle doit se faire en respectant les formes de la légalité précédente et en offrant aux hommes de l'ancien régime une protection juridique et des garanties matérielles.
Une bonne transition a aussi besoin de faire émerger des corps intermédiaires, des partis, des organisations et des syndicats.

- France
La question matérielle est complexe. La nationalisation de biens par l'Etat ou par la fortune privée de la famille dirigeante s'accompagne de vols et de favoritismes quand elle commence, mais aussi quand elle finit. La distribution des dépouilles des dirigeants vaincus est un moyen commode d'enraciner une révolution. La France l'a fait en vendant à bas prix les terres de l'Eglise et les vrais napolitains pour chasser les pro français révolutionnaires. Üne telle solution facile sur le moment porte en elle la continuation de la guerre civile.
La libération de la France en 1815 s'est faite à condition que les profiteurs de la révolution puissent garder leur butin et continuer leur propagande, ce qui a rendu le pays instable pour un siècle.

- Irak
Tout renverser et tout supprimer au nom de la justice n'est pas forcément une bonne chose. L'Irak a connu le chaos après le licenciement par les Etats Unis de tous les hommes liés au parti de Saddam Hussein. Ils ont constitué une résistance particulièrement désespérée. La dénazification de l'Allemagne n'est identique qu'en apparence. Elle n'a jugé que les chefs et les hommes de main les plus brutaux, et ferma les yeux sur la plupart des complicités. De nombreux hommes efficaces ont ainsi été récupérés.

- URSS et Europe de l'est
Les élections libres ont été introduites dans l'ancien système et les nouveaux élus ont mis fin à l'ordre anti-juridique communiste en changeant les lois. Le parti a été interdit, mais pas ses hommes. Les biens du parti ont été redistribués à ses membres dans une immense opération de blanchiment d'argent, puis capitalisés par les oligarches.
Le défaut de ce type de transitions est de laisser en place des discours et des mentalités issues de l'ancien système.

10 02 2011

Les catholiques ne sont pas des citoyens

"certains de nos collègues présentent des amendements directement inspirés par leurs convictions religieuses".
Pour le grand cycliste Noël Mamère, c'est un argument suffisant pour que l'ensemble de la contestation politique de l'eugénisme actuel soit disqualifiée.
Pour eux, les catholiques ne servent qu'à payer des impôts, mais n'ont aucun droit de citoyenneté réel qui leur permettrait d'influencer les lois.

08 02 2011

Bioéthique

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Administration