Voici des extraits de la réponse et de la réaction du professeur mis en cause. Le minimum du journalisme aurait été de lui donner la parole. Le site "nouvelles de France" l'a fait. :

Droit de réponse :

Sur le fond, je tiens à vous préciser que j'ai organisé, comme on me l'ordonne en éducation civique, juridique et sociale, des débats sur des sujets de société. Ce qui suppose d'utiliser, contrairement à vous, des sources contradictoires.

L'un de ces débats, proposé à toutes mes classes soit 113 élèves cette année, concernait l'avortement. Il avait été annoncé à l'avance.

Les élèves pouvaient évidement apporter toutes sources de leur choix, sans tabou ou interdit, pour étayer ce débat. Par ailleurs, le planning familial est intervenu dans toutes mes classes, pour faire l'apologie de l'avortement.

J'ai utilisé des sources variées suivant les classes : l'image d'un foetus à 12 semaines (neutre donc), texte de la loi Veil, discours de Mme Veil au moment du vote de la loi de 1975 (documents pro-avortement donc, en complément du planning familial), et documentaires vidéo (Sois un homme, No need to argue).

Concernant ce dernier documentaire, j'ai prévenu les élèves que, décrivant les procédures d'avortement, il était difficile à voir et j'ai invité ceux qui le souhaitaient à sortir. Ce que quelques élèves, une infime minorité, sur les 113 ont fait. Ceci afin de respecter la sensibilité de chacun.

Commentaire :

C'est précisement ma neutralité qui pose problème, car j'ai utilisé des documents pro-avortement, en complément du Planning familial qui est intervenu massivement dans mes classes. J'ai notamment utilisé le discours de Mme Veil et le texte de la loi de 1975. Par contre, je ne pouvais obéir à l'ordre sectaire de l'administration de ne faire que l'apologie de l'avortement et de n'utiliser que des documents pro-avortement. Mon proviseur m'avait ordonné de ne pas faire ce débat, sauf pour moi à faire l'apologie de la loi Veil. Je ne pouvais obéir à un ordre manifestement immoral, et contraire au devoir de pluralité, donc de neutralité, qui m'incombe dans l'organisation de ces débats.