Dans le cadre d'un débat d'Education Civique, Juridique et Sociale de seconde et de première, un professeur d'histoire géographie a présenté une vidéo sur l'avortement.

Des parents d'élèves, eux mêmes enseignants l'ont dénoncé, il a été suspendu pour quatre mois et le ministre de l'Education Nationale a déclaré à son sujet : « Ce qui s'est passé est inacceptable, les professeurs sont tenus à un principe de neutralité, de respect de la personne ».

Ayons a cet instant une pensée pour tous professeurs de l'enseignement d'Etat qui sortent du principe de neutralité affiché par l'école de la République. (Note du rédacteur)

D'après Rue 89 cette vidéo serait "No need to argue", présenterait "Des fœtus déjà largement formés et sortis sans ménagement d'un utérus, des mains ou des pieds en lambeaux, des corps décapités, des débris humains jetés au fond d'un seau" et serait issue du site d'information avortementivg.com.

Jeanne Smits pose la question de l'utilité de la présentation de vidéos trop explicites à propos de l'avortement ou de photos des corps déchiquetés des enfants avortés.

Il existe en tout cas d'autres moyens de présenter la question. Sur le site avortementivg.com une vidéo à propos du syndrome post l'avortement médicamenteux, des pressions que subissent les femmes et sur le point de vue de médecins :



A lire aussi le témoignage de deux rescapées de l'avortement : Gianna Giessen qui a survécu à son avortement et Rebecca Kiessling qui y a échappé :

A 18 ans, j’ai appris que j’avais été conçue lors d’un viol brutal sous la menace du couteau d’un violeur en série. ... Tous ces gens sont là qui ne me connaissent même pas mais qui se lèvent en jugement de ma vie, si prompts à la rejeter tout simplement à cause de la façon dont j’ai été conçue. J’ai ressenti que j’avais dès lors à avoir à justifier ma propre existence, que j’aurais à me prouver vis-à-vis du monde que je ne devais pas avoir à être avortée et que j’étais digne de vivre. Je me souviens de m’être sentie comme une ordure à cause des gens qui diraient que ma vie était comme une ordure --- dont on pouvait disposer. ... S’il vous plait, comprenez qu’à chaque fois que vous vous identifiez comme étant “pro-choix” ou qu’à chaque fois que vous faîtes cette exception pour le viol, cela se traduit en réalité par le fait que vous êtes capable de vous tenir devant moi, de me regarder dans les yeux et de me dire « Je pense que votre mère aurait dû pouvoir vous avorter ». C’est une affirmation qui a un impact considérable. Je ne dirai jamais quelque chose comme ça à qui que ce soit. Je ne dirai jamais à quelqu’un “Si j’avais pu intervenir, tu serais déjà morte”. Pourtant, c’est la réalité avec laquelle je vis. Je défie quiconque de me décrire comment ce n’est pas le cas.