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Annales histoire société christianisme / unvoyageauliban.2

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27 11 2010

La réponse du professeur lynché pour avoir montré l'avortement

Voici des extraits de la réponse et de la réaction du professeur mis en cause. Le minimum du journalisme aurait été de lui donner la parole. Le site "nouvelles de France" l'a fait. :

Droit de réponse :

Sur le fond, je tiens à vous préciser que j'ai organisé, comme on me l'ordonne en éducation civique, juridique et sociale, des débats sur des sujets de société. Ce qui suppose d'utiliser, contrairement à vous, des sources contradictoires.

L'un de ces débats, proposé à toutes mes classes soit 113 élèves cette année, concernait l'avortement. Il avait été annoncé à l'avance.

Les élèves pouvaient évidement apporter toutes sources de leur choix, sans tabou ou interdit, pour étayer ce débat. Par ailleurs, le planning familial est intervenu dans toutes mes classes, pour faire l'apologie de l'avortement.

J'ai utilisé des sources variées suivant les classes : l'image d'un foetus à 12 semaines (neutre donc), texte de la loi Veil, discours de Mme Veil au moment du vote de la loi de 1975 (documents pro-avortement donc, en complément du planning familial), et documentaires vidéo (Sois un homme, No need to argue).

Concernant ce dernier documentaire, j'ai prévenu les élèves que, décrivant les procédures d'avortement, il était difficile à voir et j'ai invité ceux qui le souhaitaient à sortir. Ce que quelques élèves, une infime minorité, sur les 113 ont fait. Ceci afin de respecter la sensibilité de chacun.

Commentaire :

C'est précisement ma neutralité qui pose problème, car j'ai utilisé des documents pro-avortement, en complément du Planning familial qui est intervenu massivement dans mes classes. J'ai notamment utilisé le discours de Mme Veil et le texte de la loi de 1975. Par contre, je ne pouvais obéir à l'ordre sectaire de l'administration de ne faire que l'apologie de l'avortement et de n'utiliser que des documents pro-avortement. Mon proviseur m'avait ordonné de ne pas faire ce débat, sauf pour moi à faire l'apologie de la loi Veil. Je ne pouvais obéir à un ordre manifestement immoral, et contraire au devoir de pluralité, donc de neutralité, qui m'incombe dans l'organisation de ces débats.

25 11 2010

Est il possible de montrer ce qu'est l'avortement quand on enseigne dans le public ?

Dans le cadre d'un débat d'Education Civique, Juridique et Sociale de seconde et de première, un professeur d'histoire géographie a présenté une vidéo sur l'avortement.

Des parents d'élèves, eux mêmes enseignants l'ont dénoncé, il a été suspendu pour quatre mois et le ministre de l'Education Nationale a déclaré à son sujet : « Ce qui s'est passé est inacceptable, les professeurs sont tenus à un principe de neutralité, de respect de la personne ».

Ayons a cet instant une pensée pour tous professeurs de l'enseignement d'Etat qui sortent du principe de neutralité affiché par l'école de la République. (Note du rédacteur)

D'après Rue 89 cette vidéo serait "No need to argue", présenterait "Des fœtus déjà largement formés et sortis sans ménagement d'un utérus, des mains ou des pieds en lambeaux, des corps décapités, des débris humains jetés au fond d'un seau" et serait issue du site d'information avortementivg.com.

Jeanne Smits pose la question de l'utilité de la présentation de vidéos trop explicites à propos de l'avortement ou de photos des corps déchiquetés des enfants avortés.

Il existe en tout cas d'autres moyens de présenter la question. Sur le site avortementivg.com une vidéo à propos du syndrome post l'avortement médicamenteux, des pressions que subissent les femmes et sur le point de vue de médecins :



A lire aussi le témoignage de deux rescapées de l'avortement : Gianna Giessen qui a survécu à son avortement et Rebecca Kiessling qui y a échappé :

A 18 ans, j’ai appris que j’avais été conçue lors d’un viol brutal sous la menace du couteau d’un violeur en série. ... Tous ces gens sont là qui ne me connaissent même pas mais qui se lèvent en jugement de ma vie, si prompts à la rejeter tout simplement à cause de la façon dont j’ai été conçue. J’ai ressenti que j’avais dès lors à avoir à justifier ma propre existence, que j’aurais à me prouver vis-à-vis du monde que je ne devais pas avoir à être avortée et que j’étais digne de vivre. Je me souviens de m’être sentie comme une ordure à cause des gens qui diraient que ma vie était comme une ordure --- dont on pouvait disposer. ... S’il vous plait, comprenez qu’à chaque fois que vous vous identifiez comme étant “pro-choix” ou qu’à chaque fois que vous faîtes cette exception pour le viol, cela se traduit en réalité par le fait que vous êtes capable de vous tenir devant moi, de me regarder dans les yeux et de me dire « Je pense que votre mère aurait dû pouvoir vous avorter ». C’est une affirmation qui a un impact considérable. Je ne dirai jamais quelque chose comme ça à qui que ce soit. Je ne dirai jamais à quelqu’un “Si j’avais pu intervenir, tu serais déjà morte”. Pourtant, c’est la réalité avec laquelle je vis. Je défie quiconque de me décrire comment ce n’est pas le cas.

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