Réchauffement climatique : Benoît XVI face au sommet de Copenhague.

 

Un froid glacial s'est abattu hier sur Moscou, où le thermomètre est tombé à -25 degrés, défiant les conférenciers qui planchent sur le réchauffement climatique à Copenhague.

Selon le blog de Jean Philippe Chauvin, ce sommet révèle aussi l’hypocrisie des pays européens à propos du réchauffement. Ils promettent de réduire de 30% leurs émissions de gaz à effet de serre, mais ne se soucient pas de la pollution provoquées par les usines implantées dans les pays en développement comme la Chine.

Le message du Pape Benoît XVI pour la paix en 2010 qui affirme « Si tu veux la paix, protège la création » a été opportunément publié hier en plein sommet environnemental.

Le Pape reconnaît de réels problèmes d’environnement qui rendent plus urgent un changement de nos modes de vie. Il souhaite promouvoir la sobriété et la solidarité pour que la création soit utilisée de manière responsable au lieu d’être exploitée sans scrupules.

Cet usage responsable des biens de ce monde passe selon le chef de l’Eglise par une intégration des coûts environnementaux et des  intérêts des générations futures et de tous les peuples dans la valeur des produits naturels.

Des recherches consacrées au développement rural des pays pauvres et s’intéressant d’abord aux familles de petits paysans sont un exemple du lien que fait le Pape entre souci environnemental et lutte contre la pauvreté.

La protection de l’environnement ne peut donc pas être séparée de l’idée de l’inviolabilité de la vie humaine à toutes ses étapes et quelle que soit sa condition, la dignité de la personne et de la mission irremplaçable de la famille. Il ne faut donc pas voir la nature comme une divinité néo-païenne à qui tout serait soumis ou comme un simple matériau technique.

Le souci de l’environnement doit aussi être pour le Pape une responsabilité partagée, suivant l’idée de subsidiarité ce qui remet en cause l’approche autoritaire et mondialiste des écologistes.  

Pour Benoît XVI, c’est la lumière du Christ qui peut réconcilier l’homme et la nature dans l’attente des cieux nouveaux et de la nouvelle terre qui nous sont promis.

Cette réconciliation étant un moyen de construire la paix pour les hommes de notre temps.