Dubaï ne répond plus, ses investissements immobiliers sont totalement surdimensionnés et dépassent ses capacités de remboursement.

La tour de 800 mètres de haut semble vérifier l’efficacité de l’indice du gratte ciel qui veut que les périodes d’intense spéculation correspondent à des projets pharaoniques.

Dubaï n’est cependant pas la seule a se demander si ses investissements immobiliers seront rentables. Les cinq principales banques chinoises ont en effet lancé des augmentations de capital, pour trouver de l’argent frais à l’heure ou leurs investissements immobiliers sont moins rentables que prévu. Il y avait déjà 10 millions de m carrés vacants à Pékin en février 2009, soit 14 ans de stocks.

Les accidents de payements restent présents aux Etats Unis, le nombre de banques en difficulté et le taux de prêts en retard ou en défaut de payement augmente pour atteindre un total de 14% et devrait atteindre un pic en 2012. Le recouvrement des créances sera compliqué par le fait que l’agence américaine MERS n’a pas tenu avec assez de précision le registre des preuves de créances.

Les nouvelles règles comptables prévues pour 2010 vont d’autre part obliger les banques a mieux prendre en compte les pertes de valeur de leurs investissements dans leurs bilans. Dominique Strauss Kahn estime dans le Figaro que la moitié des pertes sont encore cachés hors des bilans bancaires, en particulier en Europe.

Pendant ce temps là, l’argent emprunté par les Etats pour soutenir les banques cherche ou s’investir et alimente de nouvelles bulles spéculatives sur les bourses émergentes ou les matières premières.

Les capacités de remboursement globales de ces états sont cependant remises en cause, en particulier pour les Etats Unis qui empruntent surtout à court terme, ce qui va les obliger a trouver 3000 milliards de dollars dans un an pour des recettes de 2100 milliards et des dépenses actuelles de 3500 milliards.