L’imposture de Gorbatchev et les secrets de la subversion communiste révélés par les archives soviétiques.

 

En ce temps de commémoration de la chute du Mur il est bon de relire un livre qui révèle une grande part des délibérations les plus secrètes du pouvoir soviétique : Un jugement à Moscou de Valdimir Boukovski.

 

 

 

Quel homme merveilleux que ce Gorbatchev qui a ouvert le mur de Berlin et libéré des pays d'Europe de l'est du communisme.

Les archives les plus secrètes des délibérations du Comité Central du Parti Communiste de l'URSS révèlent une toute autre histoire.

 

Faux semblants et manipulations autour de la Chute du Mur.

La commémoration des vingt ans de la chute du mur de Berlin va permettre de grandes opérations de manipulation historique à tous les anciens compagnons de route du communisme, devenus par la suite parfaitement libéraux.

 

Contrairement à ce qu'ils prétendent, l'histoire de la chute du mur de Berlin et de la fin du communisme d'Etat en Europe orientale est au contraire celle d'une opération organisée de sauvetage du parti communiste et de ses membres.

 

Il est connu que les charniers de Timisoara étaient faux. Les belles images de la révolution roumaine ont été fabriquées au service d'une purge du parti roumain organisée par « Gorby ». L'ancien dirigeant Ceaucescu a été collé au mur comme n'importe lesquelles de victimes de Staline, mais avec en plus avec la bénédiction enthousiaste des pays démocratiques. Les élections suivantes ont porté au pouvoir des hommes du parti.

 

La fin de l'URSS, une disparition organisée au profit des hommes du Parti

Gorbatchev déclarait lui même dans un discours que l'ensemble de la « Pérestroïka » et de la « Glasnost » était le résultat d'un plan organisé, 110 études avaient été présentées à ce sujet au Comité Central dès avant l'avènement de Gorbatchev en 1985.

Le département international du Comité Central sous la direction d'Andropov envisageait plusieurs solutions. Le but était de maintenir au pouvoir les hommes du parti et Evgueni Novikov, qui participa à ces réflexions montre que les plans étudiés prévoyaient le faire soit en conservant à leur profit la propriété collective des moyens de production, soit en partageant cette propriété entre les membres de la Nomenklatura.

La mystérieuse disparition de sommes immenses et l'enrichissement personnel des « nouveaux russes » issus des familles de membres du parti montrent que cette partie des projets étudiés sous la direction d'Andropov a été un succès pour les hommes du Parti.

 

Un procès révélateur.

Le soulèvement des peuples et les divisions des hommes du parti ont cependant déréglé certains des aspects de ces plans.

Après l'échec du putsch de 1991, Elstine, poussé par une assemblée qui avaient pris goût à la liberté et par l'opinion a décidé d'interdire son ancien parti.

Le procès entre anciens communistes qui a suivi cette interdiction a été à l'origine de révélations historiques fascinantes.

Vladimir Boukovski, ancien dissident passé par les asiles psychiatriques réservés à ceux qui ne croyaient pas au matérialisme scientifique a été employé par Elstine pour défendre l'idée que le PCUS était une organisation criminelle.

« Mais c'est qu'il copie tout ! … Mais c'est qu'il va tout publier là bas ! » Ecrasé par l'horreur de son intuition, un des archivistes du Comité Central s'est rendu compte à la fin du procès que Boukovski avait pu scanner une quantité impressionnante de textes des délibérations les plus secrètes des maîtres de l'URSS.

Son livre « Un jugement à Moscou » et son site internet http://www.bukovsky-archives.net/

révèlent la face cachée de l'histoire de la fin du XXe siècle.

 

Les anticommunistes avaient raison.

On nous disait sur tous les tons que la révolution sandiniste n'était pas communiste et que ceux qui soutenaient les « Contras » étaient des criminels au service d'une « agression américaine » contre un petit pays pauvre.

Les archives disent pourtant le contraire :

« La direction du Front Sandiniste de Libération du Nicaragua juge indispensable de créer sur la base du Front un parti marxiste-léniniste appelé à lutter pour l'édification du socialisme au Nicaragua. Pour des raisons tactiques, tenant compte de la situation politique réelle dans le pays et dans la région de l'Amérique centrale, la direction du FSLN ne déclare pas publiquement pour le moment ses buts finaux. » mais demande et obtient du Comité Central son assimilation de fait à l'internationale communiste en 1980.

Le parti communiste Italien affichait son indépendance vis à vis de l'URSS et ses critiques sur l'intervention en Afghanistan pendant que ses cadres suivaient des stages de formation à la clandestinité et en 1983 l'URSS exporte 600 000 tonnes de pétrole « sur les bases commerciales habituelles » baisse de prix de 1% par rapport au prix de revente et délais de payement. La méthode a aussi été utilisée par le PCF. se finançaient comme les autres partis communistes en achetant des matières premières exportées par l'URSS en dessous du prix du marché et en les revendant avec un bénéfice.

 

La trace sanglante du communisme.

Les archives du Comité Central suivent la trace sanglante des terroristes du XXe siècle.
Angela Davis, « panthère noire américaine » était effectivement membre du Parti, et en prison pour avoir transmis l’arme qui servit à un prisonnier pour s'enfuir en tuant ses gardiens.

Les trafics massifs d'armes organisés depuis Moscou annoncent bien le déclenchement des guerres de Chypre ou du Liban.

Ouadia Haddad qui fut l’un des plus violents et des plus mystérieux terroristes palestiniens a obtenu du Comité Central une aide pour son plan d'attaques contre les israéliens et les systèmes pétroliers du Moyen Orient.

 

Une faillite dissimulée.

Accentuer la crise du pétrole apportait un flot de devises à l'URSS, bien nécessaires pour subventionner sa subversion internationale et le financement des pays de l'est. Les maîtres de l'URSS estimaient que l'affaire polonaise leur avait coûté trois milliards de dollars en 1981.

Mon empire pour 30 000 tonnes de viande. C'est ce que l'URSS avait promis pour calmer les revendications du peuple polonais. Au bout d'un an il n'a été possible d'en fournir que la moitié, livrée dans des wagons à charbon non lavés. Le rapport au comité central dit que « les polonais s'expriment de la façon la plus inconvenante sur l'Union soviétique » et qu'il « est impossible de dénombrer les insultes qu'ils déversent sur nous ».

Le blocage partiel des livraisons de blé et la chute des prix du pétrole ont accentué les difficultés de l'URSS, et les « réformes » de Gorbatchev ont été faites en partie pour les surmonter.

 

La fausse détente de Gorbatchev, une arme de répression politique.

Habitués aux méthodes de l'agitation propagande, les hommes de Gorbatchev ont déployé tous leurs talents à l'époque du « socialisme à visage humain » nouvelle manière.

La « pérestroïka » a été utilisée avec succès dans un premier temps pour renforcer l’influence soviétique dans le monde.

L'espoir d'un assouplissement du communisme a permis à l'URSS de recevoir 45 milliards de dollars de prêts internationaux. Les efforts de désarmement, attisés par la propagande sur « l'hiver nucléaire » ont été renforcés. Margaret Thatcher le trouvait « Gorby » merveilleux alors qu'il avait signé lui aussi les transferts de fonds pour soutenir la grande grève des mineurs de 1984.

La crainte d'un retour des « conservateurs » a conduit à soutenir la « pérestroïka » ( ou reconstruction ) contre les dissidents. En 1988, un article publié simultanément au Danemark et dans un journal « de gauche » américain, « nation », insinuait que les fonds versés par le « National Endowment for Democracy » pouvaient donner des arguments aux « conservateurs » soviétiques contre les dissidents. Devenue « too controversial » l’aide américaine aux journaux russes indépendants fut supprimée

Les archives montrent que Gorbatchev n’est pas un courageux réformateur obligé de ménager ses adversaires. Les débats internes du Comité Central le montrent tout aussi nostalgique de Staline que les autres. Sa signature est sur l'ordre exprès de « torpiller » une réunion publique sur « KGB et pérestroïka » prévue à Moscou le 27 juillet 1989 et ses interventions vont dans le même sens que celle de ses « camarades ».

 

L’échec imprévu d’un plan bien préparé.

Confiants dans la victoire électorale des forces « progressistes » après la chute du mur de Berlin, les maîtres de l’URSS n’avaient pas prévu le rapatriement des archives secrètes du parti d’Allemagne de l’est avant le 13 mars 1990.

Presque partout dans l’ancien empire rouge, les peuples ont voté contre Gorbatchev et les hommes les plus liés au Parti, ce qui fit échouer le projet de « pérestroïka – reconstruction » du bolchevisme sous une apparence renouvelée. Le 18 mars la défaite du Parti Social Démocrate Allemand sonne le glas du projet soviétique d’une « Maison Commune Européenne » organisée autour d’une Allemagne réunifiée, mais démilitarisée et sortie de l’Otan.

L’internationale socialiste soutenait pourtant encore Gorbatchev contre Elstine et son « capitalisme sauvage » le 7 juin 1991.

Si le livre de Boukovski montre de nombreux exemples de collusions secrètes entre intellectuels occidentaux et l’URSS, seul regret qu’on peut avoir c’est que son auteur n'ait pas eu accès aux listes de journalistes occidentaux « progressistes » vendus aux soviétiques.

 

Discours de la méthode pour dissidents de tous les pays.

Quelle est la petite pierre roulante qui fit chuter le colosse aux pieds d’argile soviétique ? Boukovski mène aussi dans son livre une réflexion sur le métier et les méthodes de la dissidence. Le Comité central a passé un temps considérable à réfléchir aux meilleurs moyens de lutter contre la tactique de ses adversaires.

C’est l’appel à la Loi, la contestation fondée sur une dénonciation des incohérences internes du système totalitaire qui fait l’originalité des dissidents soviétiques. Pas de violence dans leur combat, pas de mensonge non plus, mais un appel constant au Droit et à la Justice, y compris sous sa formulation soviétique. En 1965 Alik Volpine a déniché dans le code pénal soviétique un article prévoyant la publicité ( en russe glasnost ! ) des débats lors de procès contre des livres ; la propagande ne pouvait rien contre cette idée qui parcourut tout le pays sur des feuilles clandestines et qui contraignit le Comité Central a de terribles contorsions pseudo juridiques.

Le totalitarisme soviétique a été touché au cœur par cette révélation de ses contradictions internes.

Une société ne peut pas fonctionner si elle prétend que l’utilité du peuple, et en fait du Parti prime sur le droit, et si elle considère que ce droit peut s’affranchir de ces droits que « l'homme, en tant que personne, possède [et] qu'il tient de Dieu et qui doivent demeurer vis-à-vis de la collectivité hors de toute atteinte qui tendrait à les nier, à les abolir ou à les négliger » selon la belle expression de l’Encyclique « Mit Brennender Sorge » du Pape Pie XI contre le nazisme.

 

Examen de conscience.

Plongeant dans les délibérations les plus secrètes des maîtres du monde soviétique et découvrant les multiples compromissions du monde libre avec le totalitarisme, Boukovski regrette qu’il n’y ait pas eu de Nuremberg du communisme et de ses complices.

« Le procès de Nuremberg n'est pas irréprochable, il prête à critique, mais il a accompli une œuvre grandiose : il a restauré des normes morales absolues de conduite humaine ; il a rappelé à un monde désorienté le principe fondamental de notre civilisation chrétienne - la liberté de choix, qui entraîne la responsabilité personnelle devant ce choix. En une époque de folie généralisée et de terreur de masse, il a confirmé cette vérité simple, connue depuis les temps bibliques et égarée dans le magma sanglant du XXe siècle : ni l'opinion de la majorité autour de nous, ni les ordres des chefs, ni la menace de mort ne sauraient nous dégager de cette responsabilité. »