Le ministère des finances annonce que les diverses primes à l'achat de véhicules neufs seront prolongées. Elles seraient à l'origine d'un tiers des achats quand ceux ci montent de 15%, ce qui veut dire que le niveau réel de la consommation, sans les subventions, continue de baisser.
La politique actuelle des états, de la France comme des Etats Unis ralentit peut être la crise actuelle, mais ne calme pas les inquiétudes sur le long terme.
La hausse des bourses mondiales est très largement due à la croissance des valeurs bancaires alors que 13% des prêts hypothécaires américains peinent déjà à être remboursés.
Les banques américaines se préparent à devoir affronter une nouvelle vague de défaillances d'emprunteurs cet automne. Ceux qui avaient racheté des entreprises à crédit selon la technique du LBO sont étranglés par la baisse du chiffre d'affaire des entreprises et ont du mal à rembourser leurs emprunts. Les achats immobiliers fondés sur des emprunts à taux réduits en début de période seront aussi nombreux à voir leurs primes augmenter fortement en période de vaches maigres, ce qui pèsera fortement sur le bilan des banques.
La bonne santé apparente du secteur bancaire n'est pas sans nuages. La faillite de la banque américaine « colonial » a révélé des pratiques de dissimulation des pertes qui n'ont aucune raison de ne pas être largement diffusées.
Cette reprise est largement soutenue par des dépenses publiques, fondées sur l'emprunt. L'administration Obama a emprunté 200 milliards de dollars dans la deuxième quinzaine d'août, ce qui correspond à 5000 milliards par an, soit presque la dette actuelle totale de l'Etat américain, sans compter les 2000 milliers du coût envisagé de la réforme du système de santé. Les « bonnes nouvelles » dues aux subventions d'état ne sont donc pas forcément si réjouissantes que cela.