Lycéen bloqueur bloqué
Par Philippe Edmond, mardi 7 juillet 2009 à 08:54 :: Education :: permalien #473
il y a à mon sens un problème démocratique dans l'attitude de Tristan et des bloqueurs de facs et de lycées en général.
Manque de légitimité démocratique des Assemblées Générales tout d'abord. Il s'agit d'un groupe d'étudiants ou de lycéens qui se rassemblent autour d'une question, se proclament souverains hors de toute légalité antérieure; appellent les autres à les rejoindre et leur imposent en même temps les décisions qu'ils prennent.
On retrouve dans cette méthode ce que les députés des Etats Généraux ont fait, se proclamer Assemblée Nationale Véritablement Représentative de la Très Grande Majorité des Français (ANVRTGMF), puis leur imposer un système strictement représentatif, refusant explicitement la démocratie directe à la suisse.
Cela ne serait démocratique que si de telles décisions de blocage étaient prises à la majorité absolue et à bulletins secrets.
Manque de légitimité démocratique aussi du fonctionnement des revendications.
Ce genre de mouvements propose des thèmes très vagues, et fonctionne sur le refus de l'idée même de réforme, présentée comme une menace.
C'est une sorte de conservatisme utilisant des méthodes révolutionnaires.
Cela ne serait démocratique qu'avec des cahiers de revendications précises, dont le texte serait débattu et voté par toutes les personnes concernées, comme les Cahiers de Doléances des Etats Généraux de 1576, 1588 ou de 1789.
Si cela demande trop d'organisation, on peut adopter un système de votation à la suisse ou des associations peuvent se constituer pour élaborer une résolution précise, qui est ensuite mise en référendum auprès de toutes les personnes concernées.
Des revendication précises, fondées sur un débat réel, constructif et concret autour de la réalité des projets de réformes aurait certainement bien plus de poids que des blocages qui braquent la majorité des élèves contre les contestataires.
Dans sa jeunesse, le nouveau ministre de l'Education, Luc Chatel manifestait contre les blocages.
Manque de légitimité démocratique des Assemblées Générales tout d'abord. Il s'agit d'un groupe d'étudiants ou de lycéens qui se rassemblent autour d'une question, se proclament souverains hors de toute légalité antérieure; appellent les autres à les rejoindre et leur imposent en même temps les décisions qu'ils prennent.
On retrouve dans cette méthode ce que les députés des Etats Généraux ont fait, se proclamer Assemblée Nationale Véritablement Représentative de la Très Grande Majorité des Français (ANVRTGMF), puis leur imposer un système strictement représentatif, refusant explicitement la démocratie directe à la suisse.
Cela ne serait démocratique que si de telles décisions de blocage étaient prises à la majorité absolue et à bulletins secrets.
Manque de légitimité démocratique aussi du fonctionnement des revendications.
Ce genre de mouvements propose des thèmes très vagues, et fonctionne sur le refus de l'idée même de réforme, présentée comme une menace.
C'est une sorte de conservatisme utilisant des méthodes révolutionnaires.
Cela ne serait démocratique qu'avec des cahiers de revendications précises, dont le texte serait débattu et voté par toutes les personnes concernées, comme les Cahiers de Doléances des Etats Généraux de 1576, 1588 ou de 1789.
Si cela demande trop d'organisation, on peut adopter un système de votation à la suisse ou des associations peuvent se constituer pour élaborer une résolution précise, qui est ensuite mise en référendum auprès de toutes les personnes concernées.
Des revendication précises, fondées sur un débat réel, constructif et concret autour de la réalité des projets de réformes aurait certainement bien plus de poids que des blocages qui braquent la majorité des élèves contre les contestataires.
Dans sa jeunesse, le nouveau ministre de l'Education, Luc Chatel manifestait contre les blocages.
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