Le premier film fait honte à celui qui le regarde, n'arrchant ni sourire ni larme, et le second touche et ouvre l'esprit à de nouvelles profondeurs.

Il ne faut jurer de Rien, d'Eric Civanyan, lointainement inspiré de l'oeuvre de Musset, est un film raté avec pour acteurs Gérard Jugnot et le désastreux Jean Dujardin, qui ne sait rendre qu'un sourire niais ou une interrogation soucieuse.



Dans ce nauffrage bouffon et inepte, la trahison de l'histoire joue un rôle important.
Révolution caricaturée, gauchisme de pacotille et dialoques totalement anachroniques infusés d'une psychologie de lycéenne immature; l'absence de respect du réel, des circonvolutions de l'âme et de la cohérence d'une époque permet de comprendre pourquoi ce film ne peut pas vraiment nous émouvoir.

Dans l'Allée du Roi, au contraire, le respect de l'époque conduit au respect de l'âme et de ses nuances, et nous fait rentrer dans le destin incroyable de Françoise d'Aubigné, Marquise de Maintenon et seconde femme de Louis XIV.



Musique d'époque, un peu de danse baroque, des allusions littéraires et des phrases historiques bien placées n'alourdissent pas la perspective. Ces recherches d'un passé révolu rendent au contraire plus actuelle et plus nuancée le portrait d'une personnalité qui se découvre progressivement un destin.

Chercher le réel, chercher les racines pour les faire vivre et chercher l'âme vont ensemble.