Derrière la campagne électorale, l'Union européenne continue à faire avancer les pratiques ultra libérales.

Une étude de l'observatoire de l'Europe montre que l'application de la règle du moins disant social a maintenant un autre visage, les routes de France sont parcourues par des camionneurs bulgares et on prépare l'application en droit français de la directive « Mac Creevy ».
La technique bruxelloise du contournement est devenue un grand classique. Les directives – lois européennes sont refusées par le parlement européen, un référendum refuse la constitution, pas de souci, ses dispositions essentielles sont recyclées dans un autre texte.
Philippe de Villiers, qui se présente sous l'étiquette libertas dénonce le retour subreptice du plombier polonais et de la directive Bolkestein.
En contradiction avec les lois sociales des différents pays, la cour européenne applique déjà le principe du pays d'origine : En 2007, le principe de « libre prestation du service lui a permis de faire accepter que 35 travailleurs du bâtiment, construisant une école en Suède soient payés au salaire Letton, soit 40% en dessous de la convention collective Suédoise.
Il a suffi de changer un mot, le principe du pays d'origine est camouflé sous l'expression « libre prestation de service ». L'UMP, le Modem et les verts ont voté dans ce sens au parlement européen.
La directive qui va être mise en application réduit pratiquement à rien les délais et les limitations de l'application de ce principe.
Le ligotage législatif qui se met en place passe aussi par le règlement Frattini : les entreprises sont libres de choisir le type de contrat de travail et de services qui leur convient dans la loi du pays où elles se sont installées, et pourquoi pas le Bangladesh si elles le veulent.
Il s'agit en fait d'une mise en application des négociations mondiales de l'Organisation Mondiale du Commerce, déjà conclues et que nos élites n'ont pas l'intention de les remettre en cause.
En 1791, la révolution avait supprimé toute forme de réglementation du travail avec la Loi le Chapelier, et provoqué la misère des ouvriers. Les Conventions Collectives, pensées par les chrétiens sociaux, prévoyaient un salaire minimum sur un territoire donné, le libéralisme financier mondial et européen est en train de les détruire. que la crise est en train de montrer les dérives de cette libéralisation.