Trouvé sur le site de la Paroisse Saint Ephrem : Par un paroissien, d'après le sermon de ce dimanche
Ce centurion qui vient demander une guérison à Jésus (Mathieu 8: 5-13), qui est il? Peut être un modèle pour nous quand nous prions le Seigneur.



Ce centurion c'est aussi Jésus et la guérison qu'il demande, c'est aussi celle de notre âme. Il est celui qui commande aux hommes, mais qui peut le faire en étant exaucé car il reconnaît une autorité au dessus de lui, celle du Père.

Alors nous aussi devant ce centurion-Jésus, nous sommes dans l'admiration devant cette foi plus grande encore que celle qu'on trouve chez les fils d'Israël et qui annonce la conversion des païens.
Il en est selon sa foi, il a reconnu que Dieu pouvait répondre à sa demande.
Reconnaître la puissance et le pouvoir de Dieu, dire qu'il peut le faire, c'est ce qui nous manque bien souvent.
C'est aussi ce qui manque trop souvent à nos gouvernants et les précipite dans la guerre au lieu de les unir dans la paix.

La guérison de son esclave ne lui enlève pas seulement la croix, elle la lui apporte. Cette croix ce n'est plus seulement une somme de souffrances, mais l'imitation du Christ, qui dit "Que ta volonté soit faite" et qui porte pleinement le poids de sa liberté et de ses responsabilités.

Autre lecture de l'Evangile de la guérison de l'esclave du centurion romain
Tableau : Sebastien Bourdon via Repro Tableaux.

Un autre Voyage du centurion, celui d'Ernest Psichari

A vingt ans, Maxence errait sans conviction dans les jardins empoisonnés du vice, mais en malade, et poursuivi par d'obscurs remords, troublé devant la malignité du mensonge, chargé de l'affreuse dérision d'une vie engagée dans le désordre des pensées et des sentiments. Son père s'était trompé : Maxence avait une âme. Il était né pour croire, et pour aimer et pour espérer. [...] Pourtant, cet homme droit suivait une route oblique, une route ambiguë, et rien ne l'en avertissait, si ce n'est ce battement précipité du coeur, cette inquiétude lorsque, amoncelant des ruines, l'on se retourne, et que l'on contemple l'oeuvre maléfique du sacrilège.[...]
medium_colonies_6.3.jpg
Dégoûté de tout. il ignorait la cause même de son dégoût, bien plus encore le moyen de redonner à sa vie un peu de ton. Pendant huit ans, de sa vingt-deuxième année, à sa sortie de Saint-Cyr, jusqu'à sa trentième, il avait erré à travers le monde et jeté à tous les ciels sa malédiction. [...] Cette fois-ci, le destin conduisait le jeune officier vers le désert. Mot prestigieux, dont on a rêvé longtemps, sur lequel on s'est égaré, dans ces heures de spleen où le bruit fait mal, où il faut de la solitude et du silence. A peine a-t-il tourné le coin, et quitté les berges du Sénégal, Maxence frissonne d'impatience à cette belle chose qui est là-bas, derrière les mimosas du pays brackna, et dont il se fait mille images étranges et magnifiques.
medium_desert.jpg
L'air pur emplit ses poumons, il aspire les chaudes bouffées qui viennent de l'est en vagues pressées. C'est la trêve. Il n'entendra plus parler la langue de sa patrie, il n'en saura plus rien. il oubliera toutes les misères, toutes les folies dont il a été le témoin. L'espace s'ouvre devant lui, il s'y engouffre et la porte derrière lui se referme, sur un grand coup de vent nocturne.

Ernest Psichari, officier français (biographie) qui écrit Le voyage du centurion avant la guerre de 14 (texte complet en ligne sur le site de textes numérisés, gallica) Photos : conquérant français en afrique de l’ouest dans un livre sur les grands explorateurs français et paysage du Hoggar sur Marches lointaines.