Le recul de l'engagement dans les société démocralitaires est lié avec la philosphie triomphante de l'individualisme absolu et sans relations portée en particulier par la franc maçonnerie.
Ce passage d'un roman d'anticipation de Jean Christophe Ruffin illustre bien l'opposition entre le raisonnement abstrait de l'indiviualisme et l'institution relationnelle du mariage.

« Le mariage, en Globalia, était devenu une formalité rare et en général tardive. Son principe même heurtait l’idée fondamentale sur laquelle était construit tout l’édifice démocratique. Dans un monde où attenter à la liberté d’autrui était le péché suprême, la limitation des possibilités d’un individu – que la notion de mariage contenait explicitement – n’était guère acceptable. Seul le fait que cette amputation fût volontaire la rendait tolérable. Toutes les garanties étaient heureusement prises pour qu’un tel enchaînement fut réversible sans formalités. Le mariage était sévèrement encadré et ne pouvait résulter que de préalables administratifs assez longs ; le divorce, au contraire, était libre, immédiat et sans aucune condition. L’habitude avait été prise soit de ne rien célébrer, soit de saisir plutôt l’occasion de la séparation pour organiser des agapes. »

Extrait tiré d'une note à propos d'un très mercantile "salon du divorce" rassemblant tous les profiteurs du divorce, avocats, psychologues, magiciens New Age à l'affut des bénéfices du malheur des couples.

L'idée que l'engagement est l'ennemi de la liberté se retrouvait chez les révolutionnaires de 1789 qui ont interdit les voeux monastiques dès le 26 octobre 1789 et ont prêté de multiples serments, mais qui n'avaient tous de valeur que dans l'instant où ils étaient prononcés.