A l'enterrement d'Anne Lorraine Schmitt il y avait sans doute plutôt 2 500 personnes que 1500, Le Salon Beige souligne le peu d'écho que cela a rencontré dans les média et le boycott de TF1 et France 2; seulement 92 résultats sur google info ce dimanche à 14 heures alors qu'on y trouvait 2 228 articles sur Villers le Bel et 3119 pour Poutine.

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Le sentiment de solidarité, d'admiration et de prière qui s'est manifesté sur les réactions du Salon Beige, de cet article du Figaro Magazine ou d'une manière un peu différente sur François Desouche ou sur ce blog hébergé par 20 minutes est largement ignoré par les médias de divertissement citoyen, à l'exception de deux reportages à lire et écouter sur le blog de Polydamas

Nos prières et nos pensées resteront dans nos coeurs mais la foule silencieuse devant la cathédrale me fait penser à ce passage d'un roman bien connu

" A présent, il n'y avait plus personne sur le parvis. ...
La place était tout aussi déserte. Racado sortit de sa cachette. Le moment était venu d'aller voir de plus près ce qui se passait dans la basilique. ...

"Faisant trois pas sur le trottoir, il perçut une rumeur de foule, comme si la place s'était peuplée.



Ce fut d'abord à peine audible, des voix trop faibles pour être comprises, un piétinement sourd et tenace, des exclamations étouffées, puis sur un diapason plus élevé, une sorte de murmure d'allégresse, avec cette tension qui rassemble soudain les âmes lorsque des milliers de gens communient dans la même espérance.
Il lui sembla même que certains priaient.
Croyant à une hallucination auditive qu'il se refusait à expliquer, et comme il n'était pas peureux, il entreprit de traverser la place.
Une voix lui dit gentiment
- Vous voyez bien qu'il y a trop de monde, mon pauvre monsieur, vous ne passerez pas ...
Il avait devant lui une forêt de dos, des hommes, des femmes, des jeunes gens, des pères portant leurs enfants à califourchon sur leurs épaules, tous se haussant sur leurs talons ou cherchant un créneau entre deux têtes pour mieux apercevoir le grand portail de Saint-Denis illuminé.
Racado, machinalement, sentant qu'il perdait la raison, s'enfonça brutalement dans la foule, assuré qu'elle s'évaporerait comme un mirage au désert.
C'est alors que, de tout son corps, il en éprouva la consistance, ... Affolé, il s'obstina, poussant comme un forcené, ... Celui qui avait déjà parlé, bousculé, se retourna vers lui, furieux.
- Eh bien, l'homme, qu'est-ce qui vous prend?
Dans l'ombre qui dessinait à peine ce visage, il crut reconnaître ses propres traits, et s'enfuit, épouvanté.
Un lêger tapis de neige recouvrait à présent la place, vierge de toute trace de pas, au milieu d’un immense silence."

Texte extrait de "Sire" de Jean Raspail
Photo : Philippe Edmond
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