Certains scientifiques sortent de la simple observation du monde réel pour chercher à le juger au nom de leurs découvertes. James Watson prétend que sa participation à la découverte de la molécule d'ADN lui permet d'affirmer que les noirs sont moins intelligents que les autres hommes. A ceux qui disent que l'intelligence ne dépend pas de la mélanine il répond que les “gens qui ont eu affaire avec des employés noirs se sont rendus compte que ce n’était pas vrai”.
Il n'en est pas à son premier exploit, après des déclarations eugénistes en faveur de l'amélioration de la race humaine pour en extirper les gènes de la violence, y compris par des manipulations génétiques “ Il faudra que certains aient le courage d'intervenir sur la lignée germinale sans être sûrs du résultat. De plus, et personne n'ose le dire, si nous pouvions créer des êtres humains meilleurs grâce à l'addition de gènes provenant de plantes ou d’animaux), pourquoi s'en priver ? Quel est le problème ? ” (*)



Son attitude raciste trouve aussi des racines plus profondes dans la négation d'une idée de nature humaine qui soit autre chose que matérielle.
Elle aboutissait déjà à l'infériorisation des noirs chez des philosophes "des lumières" comme Voltaire, dans des termes très proches :

Les albinos ... habitent au milieu de l'Afrique ... les nègres en attrapent quelquefois et nous les achetons d'eux par curiosité ... leurs yeux ne ressemblent en rien à ceux des autres hommes, mais ils approchent beaucoup des yeux de perdrix. Ils ressemblent aux Lappons par la taille, à aucune nation par la tête, puisqu'ils ont une autre chevelure, d'autres yeux, d'autres oreilles; et ils n'ont d'homme que la stature du corps, avec la faculté de la parole et de la pensée dans un degré très éloigné du nôtre. Tels sont ceux que j'ai vus et examinés. " Essai sur les moeurs 1756 Tome 1, pages 6 à 8
"Les Samoïèdes, les Lappons, les habitants du nord de la Sibérie, ceux du Kamshatka, sont encore moins avancés que les peuples de l'Amérique. La plupart des Nègres, tous les Cafres, sont plongés dans la même stupidité, et y croupiront longtemps." Essai sur les moeurs 1756 Tome 1, page 11