PLAN DES TEMOIGNAGES

Témoignage actuels : Rien n'a changé

Qu’est ce que l’iufm ? : L’élève professeur doit construire son savoir par lui-même.
- Un témoignage positif : des lieux d’échanges et des jeux de rôles, mais pas de psycho de l’ado (sic)
- Une pédagogie choisie volontairement
- Multiples visites mal vécues
- Pour une pédagogie du maître nageur

« surtout ne pas se servir d’un tabouret pour apprendre à nager » mais plonger dans l’eau, laisser couler et rassembler les survivants traumatisés pour leur faire vivre un groupe de parole et échanger leurs méthodes pour sortir la tête de l’eau
(contrairement à ces imbus de leur personne et les râleurs qu’il faudrait faire taire qui critiquent ? rendu avant la titularisation ???)
+ cruauté de la méthode constructiviste : Du c’est en tombant qu’on apprend à faire tomber pour apprendre.

- Anarchy in the iufm : + mais s’ils nous menacent de retenues sur salaire, je suis prêt à payer pour ne pas venir !!! 16 que faire pendant l’ennui des cours

Le défaut fondamental des IUFM. La pédagogie obligatoire
- IUFM l’antre d’une pédagogie obligatoire, contre le cours magistral et la transmission des savoirs
- Pas possible ?  des pressions et un chantage à la titularisation ?  + Je vous évalue et vous ne m’évaluez pas alors taisez vous !
- Harcèlement moral 2007
- Le licenciement : Une menace bien réelle : Emmanuel Dreyfus, chercheur en histoire met en ligne en 2005 son dossier de recours contre son licenciement : son crime, avoir été élu pour protester contre la pédagogie de l’IUFM :
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Le coût des IUFM
- Une gabegie incroyable coût exorbitant 14 euros / heure prof en prépa, 26 en IUFM et 66 euros heure élève. (s’explique seulement en partie par le tutorat)

Le président prétend défendre la liberté pédagogique
- Une réforme en 2006 . + long et en université
- Difficulté pratiques de l’intégration des iufm dans le processus LMD
- Un cahier des charges qui aggrave tout

Les conséquences
- le culte du bavardage
- Une volonté de formatage par la pédagogie du chef d’œuvre
- Un instrument de guerre sociale : la croyance dans les théories de Bourdieu sur le déterminisme amène a désespérer des facteurs de réussite des élèves.Le travail, les amis et les professeurs ou la volonté de se sortir de la situation leur semblent plus importants que le déterminisme familial ou économique.
Le cours magistral est « bourgeois » et dire qu’on a réussi grâce à lui est un blasphème
- Fausse repentance de Meirieu : j’ai voulu leur faire apprendre à lire dans les manuels de machines à laver

Sites à citer
Anarchy in the iufm
Sauver les letters
Evaluation IUFM
La ferme aux professeurs

Témoignages actuels
C’est encore la même chose :
Qu’est ce que l’iufm ?

L’élève professeur doit construire son savoir par lui-même.
Un témoignage positif : des lieux d’échanges et des jeux de rôles, mais pas de psycho de l’ado (sic)

http://educpol.over-blog.com/article-1819854.html"
On lit beaucoup de choses négatives sur l' iufm, de la part de gens (souvent très imbus de leur personne) qui généralisent à partir de faits ponctuels. S' il y a sans doute des améliorations (voire des suppressions) à apporter , il y a aussi des réussites sur lesquelles il faudrait insister pour "rebondir"
Voici un témoignage sous forme d' évaluation que j' ai reçu d' une professeur stagiaire agrégée de maths sur la Formation Générale Professionnelle (FGP)
[Sans préciser si ce texte a été écrit avant ou après la titularisation, qui permet aux stagiaires de s' exprimer sans subir la menace de non-titularisation]  
. Quelles étaient mes attentes de la FGP en début d' année ?J’avais besoin d’échanger avec des stagiaires pour me rassurer . Ensuite j’avais besoin de conseils , de tactiques générales pour l’enseignement : échelle de sanctions, gestion de classe , points "juridiques" : droits des élèves….. , comment appréhender les différents rendez-vous de cette année

. Globalement, ont-elles été satisfaites pour l'instant ? Tout à fait car la FGP ne s’est pas résumée à un cours magistral sur ce qu’il faut faire mais plutôt à un débat d’idées et à des pistes de réflexions pour construire notre pratique professionnelle . Elle est un lieu d’échanges "isolé et extraordinaire " dans la mesure où elle est indépendante de le formation disciplinaire qui est aussi chargée de nous juger et de nous évaluer.
. Ce que j'ai particulièrement apprécié depuis septembre :- en terme de contenus Les thèmes suivants : la motivation de l’élève , la gestion de classe , la préparation du conseil de classe , le thème des sanctions.
- sur la forme des activités le jeu de rôle du conseil de classe .
.  Ce que j'ai regretté :- en terme de contenus le thème travail de groupe qui ne m’a pas apporté de pistes pratiques ( je n’ai pas vu le moyen de le mettre en œuvre dans mes classes )
- sur la forme : les activités proposées étaient parfois difficiles à mettre en œuvre dans certaines matières ( en tout cas je n’ai pas eu "l’idée" en les voyant )
. La journée que j'ai préférée : La vie scolaire !!!!! On a pu avoir une vision globale d’un établissement , de son fonctionnement , des personnels qui y travaillent et pas une vision disciplinaire ou des profs en colère comme on le voit en salle des profs !. L’établissement scolaire se résumait pour moi auparavant au bureau de la secrétaire + les CPE + l’intendance en cas de pb de photocopies.
. Quel(s) sujet(s) non évoqué(s) ou non approfondi(s) au cours de cette première partie j'aimerais aborder une prochaine fois ?Pourquoi pas un peu ( mais juste un peu ) de psychologie de l’adolescent ? Comment réagir face à des ado rebelles ou simplement à la dérive ? Comment repérer et prévoir leur difficultés d’apprentissages, mieux appréhender les pb sociaux ou familiaux ?
. Ce qu'il faudrait modifier : RIEN
. Ce qu'il faut conserver : la formule existante est satisfaisante
. Globalement, je suis très satisfait(e)
. Un commentaire libre pour terminer ?
La FGP a été ma bouée lorsque j’ai galéré dans ma classe au début de l’année ( espérons que c’est terminé ) , je repartais toujours de la journée de formation un peu plus rassurée qu’en partant car là au moins la langue de bois du " tout doit rouler " ne fonctionnait pas et on arrivait à des idées concrètes , des petits trucs , des récits d’expérience des uns et des autres qui font tout dans une classe. Alors je remercie beaucoup tout le monde d’être restés simples.
(Bon d’accord , il faudrait en empêcher certains de toujours râler , mais après tout ça met de l’ambiance ….)

Une pédagogie choisie volontairement
Débat sur l’organisation de l’iufm : description de sa philosophie pédagogique
Article : Améliorer la formation initiale des enseignants
- Roland Goigoux, Sylvie Cèbe, Aline Robert et Marie laure Elalouf - Universitaires en Sciences de l’éducation, Mathématiques et Sciences du langage IUFM d’Auvergne, de Lyon et de Versailles
La formation des enseignants doit être conçue comme une formation en alternance entre le terrain professionnel et l’institut universitaire. Cette conception s’oppose à deux autres que nous rejetons :
l’applicationnisme, véhiculant l’illusion d’une simple mise en oeuvre sur le terrain scolaire de savoirs fondamentaux élaborés dans les laboratoires universitaires,
et la transmission mimétique, reposant sur le seul compagnonnage professionnel dans le cadre d’une vision étroitement artisanale du métier d’enseignant.
La pertinence d’une formation en alternance réside dans l’association progressive de trois composantes : l’action professionnelle (c’est pourquoi les stages sont indispensables très tôt dans le parcours de formation)
[contre l’idée d’une classe en responsabilité, le seul moment agréable de l’IUFM],
la réussite de l’action (c’est pourquoi ces stages doivent être fortement encadrés par différents tuteurs),
la compréhension de l’action et des conditions de sa réussite (c’est pourquoi l’institut de formation doit donner aux stagiaires les moyens de redécrire leurs expériences sans que pèse l’urgence de l’action quotidienne).
[refus du savoir]
La formation est le moment où les apprentis enseignants doivent opérer un double déplacement depuis les savoirs disciplinaires, validés par des Licences universitaires très diverses, vers les savoirs enseignés à l’école d’une part, et vers les processus d’appropriation ou de construction de ces savoirs d’autre part.
Bien connaître une discipline ne suffit pas au professeur pour que tous ses élèves acquièrent les compétences attendues.

Multiples visites mal vécues
http://bbkmel.over-blog.com/"
Mardi 8 avril 2008 mercredi débriefing avec ma tutrice de sa dernière visite dans un de mes cours (beurkkkkkkkkkkk).

Pour une pédagogie du maître nageur
« surtout ne pas se servir d’un tabouret pour apprendre à nager » mais plonger dans l’eau, laisser couler et rassembler les survivants traumatisés pour leur faire vivre un groupe de parole et échanger leurs méthodes pour sortir la tête de l’eau.
+ cruauté de la méthode constructiviste : Du c’est en tombant qu’on apprend à faire tomber pour apprendre.

L’instrument de la pédagogie du maître nageur : Contre Rachel Boutonet
- "En travaillant comme vous le faites, vous fournissez aux enfants des clés qui n'ouvrent que les portes ouvertes, et ce que vous leur apprenez n'a pas plus d'utilité que le tabouret pour apprendre à nager. On peut ajouter que cela les éloigne même de la lecture véritable, notamment de celle dont ils auront besoin dans leurs études".

Anarchy in the iufm : + mais s’ils nous menacent de retenues sur salaire, je sui prêt à payer pour ne pas venir !!!
Anarchy in the iufm : ça continue

Pierre-Henri, je crois qu'ils ne sont jamais venus à l'IUFM écouter vraiment les stagiaires...
Qu'est-ce qu'on s'en foutait, généralement, des cours dispensés là-bas. On s'y emmerdait, on se racontait des blagues, on dessinait des trucs "cochon" sur nos feuilles, on chambrait les intervenants - ça ils s'en souviennent
- mais peut-être était-ce parce que nous étions des PLP2 et pas des curés et des bonnes soeurs des CAPES2, etc. C'était pour nous une obligation que d'y être là dans ces salles (avec le sentiment d'avoir 30 mn sur 3 heures de blabla vraiment instructives vis à vis de nos attentes de jeunes futurs psychotiques... C'est-à-dire: comment "tenir" une classe.
La pédagogie. Pouet pouet.
Personne dans ma promo ne se leurrait. On aimait bien aller boire des coups entre nous, à la pause midi, et le soir. Ces journées IUFM nous permettaient de nous retrouver et de dire pis que pendre de nos "vieux" collègues ahahahaha. Salauds de jeunes!). C'est tout.
C'est couillon de voir l'Enfer autour de soi, alors que c'est juste tiède.
Ecrit par : pendariès  30 juillet 2006

Que faire pendant l’ennui des cours.
Témoignages Sauver les lettres :
http://www.sauv.net/keviufm.php"
Passer deux jours sur l’orientation des élèves. Prendre son mal en patience devant le descriptif de chaque filière. Ne pas s’endormir.
Ne pas craquer.
Se souvenir de tous ces petits jeux inventés à l’école (morpion, bataille navale). En inventer de plus complexes,
faire des études lexicométriques (fréquence des termes « jeune » et « autonomie » par exemple)

Le défaut irrémédiable de l'IUFM. La pédagogie obligatoire
IUFM l’antre d’une pédagogie obligatoire, contre le cours magistral et la transmission des savoirs

http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/01/27/harcelement.html"
En 2006 […] tout ceci me confirme vraiment l'idée que l'IUFM n'est pas un lieu de savoir, ceux qui veulent trop s'intéresser à leur discipline sont mal vus, « on n'est pas là pour faire de la physique » m'a-t-on dit ?!
Pourtant, au lycée, il me semble que nous sommes quand même là pour donner une culture scientifique aux élèves et pour donner les moyens à ceux qui veulent continuer dans les sciences (pour les profs scientifiques), et je ne vois pas en quoi aimer sa discipline serait un obstacle pour l'enseigner.
J'ai toujours préféré un prof passionné qui n'était pas très bon sur le plan pédagogique à quelqu'un qui met de la poudre aux yeux avec des connaissances fragmentaires […].
Si l’on ne fait pas faire de science aux élèves, il ne faut pas s'étonner de voir les échecs à l'université,
je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi il devrait y avoir une rupture si grande entre le lycée et la fac ;
pourquoi l'IUFM devrait nous dicter LA manière d'enseigner.
Visiblement on n'a pas le droit de faire du cours magistral au lycée, par contre on a le droit de faire jouer les élèves, c'est un peu ça l'IUFM, les élèves ont toujours raison et ils sont un peu là pour s'amuser
.


Pas possible ?  des pressions et un chantage à la titularisation ? + Je vous évalue et vous ne m’évaluez pas alors taisez vous !
http://www.le-sages.org/documents/messages/MESSAGES46.pdf"
Des rumeurs (car à ce stade, la rumeur est toute-puissante) font état d’agrégés ayant eu à effectuer leur stage en collège. Je sais que la volonté des stagiaires n’a que peu de poids dans la balance, mais j’avoue ma préférence pour le lycée, et de loin ! Savez- vous si l’affectation résulte d’une sorte de tirage au sort, ou bien si les agrégés, comme ils sont logiquement en droit de l’attendre, peuvent raisonnablement espérer un lycée ?
Un autre point est la hantise des stagiaires (tous corps confondus), à savoir le fameux « mémoire professionnel ». J’ai lu avec attention et intérêt les divers documents et la correspondance échangée entre le SAGES et le ministère, et j’ai cru comprendre que là aussi, un certain flou (artistique ?) était de mise. Ainsi, la rédaction du mémoire serait requise, mais celui-ci ne compterait en aucun cas pour la titularisation finale ? Si je puis me permettre de vous poser la question : qu’en est-il aujourd’hui ?
J’ajoute que les plaquettes d’information de mon IUFM ne comprennent qu’un court paragraphe sur les stagiaires agrégés, lequel consiste principalement à rappeler à ces derniers, en termes peu amènes, qu’ils font bien partie du régime commun, à savoir celui des certifiés
J’ai cru comprendre aussi, au gré des rumeurs qui me parviennent, que les stagiaires, notamment agrégés (mais pas seulement), font parfois l’objet de pressions insidieuses, voire, dans les cas extrêmes, de certaines formes de chantage à la titularisation.
Lorsque je considère le piètre résultat que j’ai obtenu la dernière fois que j’ai décidé de jouer le jeu didactique, j’admets avoir quelque inquiétude à ce sujet. Bien sûr, tout dépend de l’attitude des formateurs IUFM en septembre, mais puis-je envisager d’avoir recours à vos conseils, si la situation l’exigeait ?
J’ignore si les stagiaires ont le droit d’adhérer à une organisation syndicale

Harcèlement moral 2007
Je reçois à l’instant un courriel d’une stagiaire CAPES d’un IUFM voisin.Je le livre ici brut de décoffrage — avec quelques notes de commentaire…
« Monsieur,« J’ai obtenu mon CAPES de lettres modernes il y a de cela deux ans (report de stage pour préparer l’agrégation l’an dernier (1)) et j'effectue en ce moment mon année de stage IUFM — cauchemardesque.
« J’ai lu votre livre sur l'état actuel de l'école, "la fabrique du crétin "(2), et je pense que nous avons la même conception — démodée, traumatisante, humiliante selon les pédagos des IUFM — de l'éducation.
« Cette année, je me retrouve face à des tuteurs qui n’ont jamais passé de concours (mon tuteur a été maître-auxiliaire et titularisé ensuite avec une simple licence (3)) et qui me serinent à longueur de journée, d’un air revanchard (4), "en khâgne, on ne vous enseigne pas ça ?" Face aussi à une PCP qui avoue ne pas avoir lu Madame Bovary, assiste à mes cours, les critique en soutenant que le roman se termine sur la mort de Charles, et me sacque parce que mes « séquences » ne sont pas parfaitement didactiques
« J'aurai droit, sous peu, à ce qu'ils appellent une contre-visite, mais je pense ne pas être validée cette année. En effet, la primeur est donnée aux stagiaires qui ont obtenu le CAPES en interne. Et comme par hasard, mon tuteur préparait ces mêmes élèves il y a un an à ce concours : le favoritisme y est explicite, ostensible et incompréhensible à ce stade de la formation.
Mon tuteur (5) m’a clairement dit, devant toute la classe, qu’il avait des préjugés à mon égard et que, peut-être, cela avait penché en ma défaveur lors de sa visite.
« Je vous passe les heures de cours psychologisantes où chaque stagiaire parle de sa semaine, le tuteur écoutant de-ci de-là, et dispensant des conseils inapplicables, irréalistes et complètement farfelus.
Par exemple, j’ai posé le problème réel de l’orthographe et de la grammaire non maîtrisés en classe de seconde (7) et j'avais mis en place en cours de soutien et de remise à niveau… Le tuteur m’a ordonné (8) d’arrêter immédiatement, et m’a conseillé de faire lire des poèmes d’Apollinaire aux élèves (Calligrammes) afin de leur faire comprendre qu’avec les mots, on peut jongler.
« Je suis affligée par ce système bêtifiant, annihilant tout droit à l’éducation, et donnant un réel pouvoir à des incompétents (9).
Ces derniers exercent sur moi une pression constante, procédant d’une fausse sympathie, mêlée d’hypocrisie et de menaces (10). J’en ai réellement assez que l’on me reproche à longueur de journée qui je suis (11), mon parcours scolaire, ma personnalité ; je puis vous assurer que je ne suis pas de nature à me plaindre, j ai toujours été une battante, j’avais d’ailleurs fait ma prépa sans aucun problème et avec plaisir (12), mais je vis très, très mal cette atmosphère , cette mentalité.
« Je pense qu’il faut alerter les pouvoirs publics (13) sur cette dérive qui touche en première ligne des générations entières, et en deuxième ligne, des profs débutants dont l’enthousiasme est vite entamé. C’est effectivement mon cas, ma vocation est sérieusement mise à mal, et je ne sais pas si j’aurai la force morale de refaire une année si je n étais pas validée. »


Le licenciement : Une menace bien réelle
Emmanuel Dreyfus, chercheur en histoire met en ligne en 2005 son dossier de recours contre son licenciement : son crime, avoir été élu par ses camarades pour protester contre la pédagogie de l’IUFM :
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=657"

Le coût des IUFM
Une gabegie incroyable coût exorbitant 14 euros / heure prof en prépa, 26 en IUFM et 66 euros heure élève. (s’explique seulement en partie par le tutorat)

Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche publie le coût de tous ses « apprenants » (cf. p. 43, Tableau 39) sauf un : l’étudiant d’IUFM. Aucune trace publique non plus du budget global des IUFM. Mais en épluchant les rapports du Comité national d’évaluation consacrés à ces établissements, on peut calculer que, pour une année où tel IUFM encadrait 3 334 stagiaires, il a dépensé 5 528 041 €, soit 16 551 € par stagiaire, salaire des fonctionnaires-stagiaires non compris, donc environ 10 000 € de plus qu'un étudiant « ordinaire ».
Coûter plus cher que les CPGE, avec des volumes d’enseignement inférieurs et des enseignants qui sont loin d’être tous aussi qualifiés, comment cela se peut-il ? Le gaspillage vient des excès de train de vie, du luxe des équipements, de l’organisation d’enseignements inutiles et de leur paiement surévalué, du coût administratif d’équipes de direction pléthoriques, du fonctionnement d’un parc mobilier dispersé et de grosses dépenses de frais de déplacement (ainsi l'IUFM déja cité dépensa-t-il en 2002, 211 217 € soit 3,5 % de son budget, à déplacer ses stagiaires et ses « formateurs »).----------------------------------------------
Mais comment, mais comment, mais comment, les IUFM ne publient pas leurs comptes ? Ces petits cachottiers ont-ils quelque chose à cacher ? Coûter 3 fois plus cher que l'université, sans apparaître dans les classements mondiaux (Shanghai, Times Higher Education), avec une production scientifique quasi nulle ... brillant résultat, dites-moi, pour des "Instituts Universitaires".
Avec les mains crispées sur un tel magot, pas étonnant que les pédagogistes soient si tendus quand on remet leur travail en cause. Il serait peut-être temps de sortir les calculettes.
Ecrit par : Pierre-Henri  30 juillet 2006
Les stats disent que :
- un élève de CPGE coûte en moyenne 13 000€ par an.
- un étudiant de fac 6 à 7000.
- Un étudiant d'IUFM, hors rémunération, près de 17000 (je [Brighelli] confirme le les chiffres cités par Pierre-Henri).
Sur cette somme, ce qui coûte le plus cher, ce sont les allocations versées aux intervenants extérieurs. Plusieurs de ceux qui fréquentent ce blog ont témoigné avoir été contactés, et payés, pour faire un cours devant un amphi vide, faute d'information. C'est comme dans l'armée, où l'on fait tourner les moteurs des camions, dans la cour des casernes, de façon à épuiser l'allocation-essence, pour pouvoir réclamer le même budget transport l'année suivante.
Le système s'épuise à s'auto-justifier. J'ai suggéré moi-même à un ami, au ministère (où je n'ai pas mes entrées, comme d'aucuns voudraient le faire croire, sinon je ne serais pas en butte à l'hostilité de l'Inspection générale), de faire un audit général des IUFM en couplant une inspection pédagogique et une inspection des Finances. On en aurait le cœur net…JPB

CPGE littéraires 30 X 30 = 900 / 13 000 = 14 euros / heure / élève / prof
IUFM 240 ( 650 heures prof ) / 16 000 = 66 euros / heure élève et 24 euros / heure prof

Source : nombre d'heures de cours dispensés dans un IUFM, pour des professeurs de collège ou de lycée
http://portail.grenoble.iufm.fr/STIC/Groupes/livrets2007/planplc2s.html
Au total pour un groupe de 30 professeurs stagiaires, pour les 240 heures affichées (année de professeur stagiaire) et 50 h (année de titularisation), le coût du plan se décompose de la manière suivante :- 450 (+ 50) heures formateurs,-180 heures formateurs d'accompagnement (6h par professeur stagiaire),- 20 heures facultatives d'aide aux stagiaires (SCAPE, TICE, corps et voix, etc), selon les besoins repérés).

Le président prétend défendre la liberté pédagogique
« Vous veillerez, en lien avec la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à ce que les instituts universitaires de formation des maîtres donnent aux enseignants les outils dont ils ont réellement besoin pour exercer leur métier, et non pas qu’ils cherchent à imposer certaines méthodes de préférences à d’autres.
La formation des enseignants devra durer cinq ans et sera reconnue par un diplôme de niveau master. »
(Lettre de mission de Mr le Président de la République et de Mr le Premier Ministre à Mr le Ministre de l’Education Nationale, 5 juillet 2007)

Une réfome annoncée en 2006.
http://www.education.gouv.fr/cid4354/integration-des-i.u.f.m.-dans-les-universites.html"
Le 28 décembre 2006, l'arrêté du cahier des charges de la formation des maîtres a été publié au Journal officiel. Il avait reçu, au préalable, un avis favorable à l'unanimité du Haut Conseil de l'Education. Son examen par le Conseil Supérieur de l'Education, le 14décembre, et par le Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, le 18 décembre, avaient permis que soient proposés plusieurs amendements retenus par le ministre. La rénovation de la formation des enseignants porte principalement sur un allongement de la période de formation professionnelle initiale, ainsi que sur une véritable alternance qui articule la responsabilité du professeur en stage dans un établissement et une formation dans un institut de formation des maîtres intégré à une université.
Au cours des prochains mois, le CNESER examinera les décrets d'intégration de plusieurs autres I.U.F.M.
Gilles de Robien a indiqué qu'avec cette intégration, « c'est un grand témoignage de confiance que nous adressons aux universités : c'est à elles que nous remettons désormais la charge de former les futurs professeurs ».

Déclarations Fillon à propos de l’IUFM :
http://www.sauv.net/propositions14.php"
Rénover la formation initiale et continue des enseignants
La formation des enseignants est un enjeu crucial pour la qualité de l’École. La loi fixera un cadre national permettant une formation académique au plus haut niveau et une formation pratique plus intense.
Les IUFM deviendront des unités intégrées aux universités avec un statut spécial, équivalent à celui de certaines écoles d’ingénieurs. L’étudiant en IUFM accèdera à des unités de valeur (ou crédits) qui lui permettront d’accéder à une partie de Master disciplinaire (2 semestres, à compléter en formation continue dans la suite de la carrière). La rentrée en IUFM, après la réussite au concours, sera avancée d’une semaine avant la rentrée scolaire afin que le début de la mise en situation de responsabilité dans une classe soit précédé d’un début de formation pédagogique.
Le contenu pratique de la formation, en deuxième année, après le concours, sera enrichi. Les enseignants en IUFM seront soit des enseignants chercheurs de l’université, soit des enseignants associés du secondaire ou du primaire ayant toujours en charge un enseignement effectif devant élèves, pour ne jamais perdre le contact avec la classe. Après la fin de la scolarité en IUFM, le nouveau professeur sera affecté dans l’académie où se trouve son IUFM de manière à garder un lien avec ses formateurs. Une prime d’installation de l’ordre de 1.000 € lui sera attribuée.
Pour faire entrer la formation continue dans les faits, un droit individuel à la formation continue sera mis en place. Tout enseignant bénéficiera de vingt heures de formation par an, capitalisables sur six ans, pouvant s’exercer pour partie hors périodes scolaires moyennant un complément de rémunération.

IUFM; intégrés à l’université
Difficile de lire le sens de la réforme.
Antoine Prost estime que l'intégration des IUFM en université est possible à condition de sauvegarder leur autonomie de gestion.
Projets de création de masters.Volonté de créer une voie d’accès professionnalisante malgré son échec pratique

Pression de la CDIUFM en faveur du modèle parallèle (préformatage des formateurs)
contre le modèle consécutif (université, concours, formation aujourd’hui ou apprentissage dans le passé)

La décision politique d’une certification à Bac + 5 des enseignants est désormais prise : Difficulté pratiques de l’intégration des iufm dans le processus LMD
Difficulté d’articuler un master LMD et la formation des maîtres après le passage d’un concours

Actualisation de la logique du métier :
enseignant c’est une vocation, à la formation de personnels reconvertissables et interchangeables capables d’être surtout des techniciens de la « formation » :
Cette diplômation ne peut se limiter à un modèle unique afin de tenir compte d'une part de la diversité des métiers visés et d'autre part de la diversité des parcours initiaux des étudiants. Cette diplômation doit aussi permettre une ouverture métier et/ou une poursuite d'études plus large que la seule cible des IUFM. A ce titre, les connaissances et compétences acquises doivent être complétées et/ou replacées dans un contexte plus large et ouvrir notamment sur d'autres métiers de la formation. Pour ce qui concerne les métiers de l'éducation, une place importante doit être laissée à l'intervention des professionnels de l'éducation scolaire.
Plusieurs modèles d'architecture de master seront envisagés dont :
un master " disciplinaire " avec une spécialité " enseignement ",
un master à vocation pluridisciplinaire orienté vers l'enseignement et la formation.
L’architecture LMD est un prétexte pour demander de « repenser la place des concours de la fonction publique dans un système de formation ponctué par les niveaux L, M et D. »

L’IUFM de Créteil met en place une structure avant que les arbitrages sur cette question soient rendus
A quoi sert donc ce master ? Pour les étudiants, à rien du tout. Il les empêche même de mettre toutes les chances de leur côté en vue de la réussite aux concours. Il n'est utile qu'aux professeurs de sciences de l'éducation, qui trouveraient ainsi une réserve d'étudiants captifs pour leur infliger des cours aujourd'hui de plus en plus désertés. En effet les licenciés en sciences de l'éducation figurent parmi ceux qui ont l'un des taux de réussite le plus bas au concours de professeur des écoles (16,7%) alors même que ce concours avait été prévu pour eux. Ils arrivent juste devant les licenciés de psychologie (16,2%) et de sociologie - qui sont les bons derniers avec 13,2%. A titre de comparaison, les titulaires d'une licence pluridisciplinaire réussissent à 33,6%, loin devant les seconds, les licenciés de biologie (26%). Or les sciences de l'éducation, la psychologie et la sociologie - ce brelan de la nullité universitaire - sont justement les trois piliers de ce futur master !

Publication d’un cahier des charges : on garde tout, pas de séparation des formateurs et des titularisateurs, pas de diversité ou de liberté pédagogique
Seul souci de la réforme, entrer formellement dans le cadre européen et continuer à descendre la pente du pédagogisme

Une œuvre de la CDIUFM ? Un cahier des charges pour les IUFM
Rédigé par la Conférence des directeurs d'IUFM, ce Cahier des charges de la formation professionnelle des enseignants en IUFM fixe un certain nombre de principes.
Les directeurs défendent le principe d'une formation longue allant de la licence à la seconde année d'exercice et donc celui d'un accompagnement. Il mettent l'accent sur la particularité de cette formation :
http://www.iufm.fr/actualites/portail/IM
"
former des enseignants est un métier… Les dispositifs de formation sont encadrés par des équipes de formateurs pluri-catégorielles dont l'IUFM assure la professionnalisation", ce qui implique l'autonomie des IUFM au sein de l'université. . C'est dire qu'ils défendent l'idée de la professionnalisation : " Les trois grands ensembles constitutifs de la formation (culture disciplinaire, compétences pédagogiques, formation du fonctionnaire du service public de l’éducation) sont pris en compte en première et deuxième année de façon différenciée. En première année dans le cadre de la préparation aux concours, en seconde année pour construire les compétences formalisées dans le référentiel". Un texte qui vient relancer le débat sur le projet de loi Fillon qui prévoit l'intégration pure et simple des IUFM en université et qui semble ne voir dans la formation que la culture disciplinaire, la pédagogie relevant de la simple autorité personnelle.

Critique de la concurrence rapprochement IUFM/Université
http://www.r-lecole.freesurf.fr/iufm/iufm.html"
Et
là, à cause de mon cursus, j’ai senti très clairement la rivalité entre l’Université et l’IUFM. L’important n’est pas d’offrir aux stagiaires (et par écho aux élèves) une méthode de travail et un savoir minimal;
il s’agit avant tout de se prendre pour des pros, de rédiger des mémoires et de préparer des conférences. Je crois que c’est de là que vient l’enflure qui caractérise l’IUFM.
En effet, il faut bien comprendre que le pédagol n’est pas simple exercice de prétention : il s’agit avant tout d’éloigner, par l’emploi d’une langue étrangère, tous ceux qui pourraient se mettre en travers du chemin.
D’où le système de recrutement consanguin : l’IUFM forme des étudiants, qui passent le CAPES grâce à l’IUFM, qui deviennent stagiaires à l’IUFM, puis des profs liés à l’IUFM, qui forment d’autres étudiants pour l’IUFM,

Les conséquences
Institutionnaliser le bavardage. Un sujet de mémoire …
"il installe dans une seul et même salle six ou sept groupes d'élèves censés "découvrir le savoir par eux-mêmes" dans des domaines différents: "l'un met en scène une pièce de théâtre, l'autre prépare un exposé, l'autre écoute un exposé préparé par un élève, etc...". Présenter ainsi la classe idéale, c'est institutionnaliser le bavardage, car on imagine bien que tous les élèves ne seront pas attentifs et sages comme des images et qu'il sera difficile de faire le tri entre le "bon bavardage" du travail collectif et le bavardage parasite des distraits. Par ailleurs, j'ai déjà raconté ici même qu'un stagiaire de Lettres de mon collège avait pris comme sujet de mémoire professionnel "De la nécessité pédagogique du bavardage en classe." Il y expliquait le plus sérieusement du monde les immenses avantages du bavardage. Ce travail avait été jugé excellent par les gogols de l'IUFM!

Une volonté de formatage par la pédagogie du chef d’œuvre
Un but politique : former des citoyens plus que des esprits critiques.
Après l’école de la IIIe république, qui transmet toute la pensée, sauf la théologie; l’école pédagogiste, se limite à enseigner des procédures, des manières d’apprendre, de chercher par soi même, et jamais de contenu.

Instruire les élèves, pour eux, n'est qu'un projet secondaire. Ce qu'ils veulent en réalité, c'est transformer la société en manipulant la jeunesse. Oh, avec les meilleures intentions du monde, cela va de soi ! Donnons-leur le pouvoir, et nous aurons une société plus juste, plus fraternelle, plus civique, plus ouverte, plus tolérante, plus égalitaire, une société entièrement élaborée d'après LEURS principes, qui s'imposeront sans discussion parce qu'ils sont, d'une façon absolue et non contestable, du côté du Bien.

Excellent moyen d’aboutir à une propagande absolue
Les sujets choisis pour les TPE peuvent être « Molière critique la société », les femmes à la conquête de leur corps, Mac Do : (c’est à la sortie du lycée) ou le Coming Out (j’ai découvert qu’il ya encore des homophobes).

Sur le pédagogisme :
P. Meirieu y distingue les savoirs transversaux et les savoirs spécifiques et propose " de fixer à chaque niveau de classe l’objectif suivant :
« chaque élève devra réaliser, au cours de l’année scolaire, trois projets individuels ou collectifs, un sur chacun des champs de savoir spécifiques ci-dessus. Dans chacun de ces projets, il devra utiliser les connaissances prévues au programme de la classe et témoigner du niveau d’exigence requis par sa classe en matière de communication et de création. »".
Le second texte va plus loin puisqu'en 32 points il veut fixer "quelques principes possibles pour une éducation démocratique". Premier principe : " L’éducation n’est pas un processus de fabrication, mais l’accompagnement de l’émergence d’un sujet libre. C’est pourquoi aucun système éducatif ne saurait être astreint à une « obligation de résultats ». En revanche, il est astreint à une « obligation de moyens » et doit rendre compte de la manière la plus transparente possible de tous les moyens qu’il met en oeuvre pour lutter contre l’échec scolaire générateur de détresse individuelle et sociale, qui compromet l’avenir de la société tout entière et génère, sur la durée, d’immenses coûts sociaux". Le texte milite pour une école démocratique qui émancipe l'élève et pour la "pédagogie du chef d'oeuvre".

Pour un bac TPE
Position plus nuancée pour Philippe Meirieu, directeur de l'IUFM de Lyon : " Si le contrôle continu n'est qu'un agrégat des petites notes de l'année, on sera plus proche de l'examen continu, ce qui ne changera rien au fond de l'affaire, c'est-à-dire la nécessité d'une réforme pédagogique du bac. Je milite plutôt pour changer la nature des épreuves, avec un contrôle continu qui valoriserait le travail de longue haleine, la recherche documentaire, l'expérimentation, la créativité et, bien sûr, l'oral. Le jour de l'examen, l'élève apportera ainsi devant un jury le fruit de son travail de toute l'année.

Un instrument de guerre sociale : la croyance dans les théories de Bourdieu sur le déterminisme amène a désespérer des facteurs de réussite des élèves.Le travail, les amis et les professeurs ou la volonté de se sortir de la situation leur semblent plus importants que le déterminisme familial ou économique.
Le cours magistral est « bourgeois » et dire qu’on a réussi grâce à lui est un blasphème
http://www.pekelman.com/IUFM/lettre-ouverte-a-ma-formatrice-diufm"
Mais on peut, à l’IUFM, passer pour un dangereux révolutionnaire en véhiculant des idées séculaires ; et parler d’un enseignement de l’excellence, d’un programme qui privilégie la connaissance plutôt que la pédagogie, et le contenu plutôt que la forme, en somme, de ce qu’on pourrait appeler un « élitisme pour tous », c’est déjà faire acte de dissidence : on ne bouscule pas impunément les certitudes de gens payés pour les avoir. Invoquez là-dessus votre expérience personnelle en toute sincérité comme illustration de vos propos, dites que vous êtes vous-même fille de rien, élevée entièrement avec les allocations familiales, et modestement arrivée là pour avoir bénéficié jadis d’un tel enseignement en classe européenne, et vous vous apercevrez vite que là où vous croyez apporter un nouvel élément à la réflexion, vous apportez la disharmonie, la gêne ;
que le récit d’une expérience contraire aux schémas pré-établis par l’IUFM n’est pas regardé comme une preuve de la multiplicité des interprétations de la dégradation de l’école, car elle ne serait dès lors plus le seul fait d’une dégradation du paysage social, mais comme une impiété d’une extrême impudence, dont il faut punir les auteurs en mémoire des Saints Bourdieu et Freinet. L’exception à la fatale règle du déterminisme social ne fait pas la fierté de l’éducation nationale, qui alors ne peut plus se reposer sur le politique, mais son discrédit ; elle n’est pas sa réussite, le but à atteindre, mais son ennemi.

Au contraire quand les élèves parlent de la réussite : les amis, les profs, et la volonté de réussir

Fausse repentance de Meirieu : j’ai voulu leur faire apprendre à lire dans les manuels de machines à laver
"Tu n'ignores pas, forcément, que Meirieu lui-même a déclaré : «Il y a quinze ans, je pensais que les élèves défavorisés devaient apprendre à lire dans des modes d'emploi d'appareils électroménagers plutôt que dans les textes littéraires. Parce que j'estimais que c'était plus proche d'eux. Je me suis trompé. Pour deux raisons : d'abord, parce que les élèves avaient l'impression que c'était les mépriser ; ensuite, parce que je les privais d'une culture essentielle. C'est vrai qu'à l'époque, dans la mouvance de Bourdieu, dans celle du marxisme, j'ai vraiment cru à certaines expériences pédagogiques. Je le répète, je me suis trompé.» (18 janvier 2005)

Cahier des charges

L'IUFM continue maintenant après la titularisation.
" Ils interviennent également dans la formation de ces personnels au cours des deux années scolaires qui suivent leur titularisation. (une initiation à la prise en charge des élèves en situation de handicap.) "
4 et 2 semaine de piqûres de rappel du grand goulag sur le temps scolaire.
" Chaque professeur nouvellement titularisé bénéficie durant sa première année d’exercice de l’accompagnement pédagogique d’un professeur référent. "
" Un dossier de compétences accompagne le professeur-stagiaire, puis le professeur titulaire durant ses deux premières années d’exercice. "

Pas de changement de l’organisation générale

Possibilité éventuelle d’une ouverture vers l'entreprise
" - un stage en entreprise de trois semaines, axé sur les relations entre l’école et l’entreprise, pour tous les professeurs de lycée professionnel stagiaires ; Au cours de ces trois années, pour tous ces personnels, la formation peut comporter d’autres stages, notamment en entreprise, en école ou à l’étranger. La conduite de la relation avec les parents d’élèves fait partie intégrante de cette formation.
Une initiation conduite en IUFM (bases du fonctionnement des entreprises, rencontres avec des acteurs économiques...) complétera l’expérience en entreprise du futur professeur. Un stage en entreprise d’au moins trois semaines, éventuellement une expérience directe du travail en entreprise, deviendra obligatoire pour obtenir la titularisation
selon des modalités à établir. (sic) "

Objectifs vagues
" - agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable ; - maîtriser la langue française pour enseigner et communiquer ; - maîtriser les disciplines et avoir une bonne culture générale ; - concevoir et mettre en oeuvre son enseignement ; - organiser le travail de la classe ; - prendre en compte la diversité des élèves ; - évaluer les élèves ; - maîtriser les technologies de l’information et de la communication ; - travailler en équipe et coopérer avec les parents et les partenaires de l’école ; - se former et innover. "

Intégration à l’université, changement de chef, surveille avec le recteur d’académie

Entrée dans un cadre européen
" La France s’est engagée dans la construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur (1). La formation des professeurs prend en compte cet objectif national en dispensant les enseignements destinés à permettre la mobilité des enseignants au sein de l’Europe. Organisé par un « plan de formation "

Vers un but sublime : la réduction à une technique
" Enseigner est un métier qui s’apprend
. Faire cours et faire apprendre, conduire une classe et individualiser son enseignement, exiger des efforts et donner confiance, susciter l’intérêt, évaluer les aptitudes et percevoir les talents, aider à l’orientation. Tout cela nécessite une formation initiale et continue approfondie : rien ne doit être laissé aux aléas de la vocation pédagogique ou du hasard professionnel. "

Mission d’éducation selon les valeurs républicaines,
" mission de contribuer à l’insertion sociale et professionnelle des élèves, ce qui implique la capacité à favoriser l’ouverture culturelle des élèves et une bonne connaissance de l’environnement économique et social de l’école. "

Répondre à la diversité ambiante. Contexte de reprise en main par l’Etat

La formation commence à la date de la rentrée (et pas avant)
50 heures pour les premiers apprentissages de la lecture et de l’écriture sur 400

Comme par hasard le débat sur l’école a abouti aux théories des iufumistes : une alternance biaisée
" Des savoirs théoriques déconnectés de la pratique sont inefficaces dans une formation professionnelle et, symétriquement, les situations rencontrées sur le terrain par les professeurs stagiaires ne sont pleinement formatrices que si elles sont analysées à l’aide d’outils conceptuels et des apports de la recherche universitaire. "

Pour appliquer une pédagogie constructiviste
" La formation en IUFM doit être en prise sur la réalité scolaire et dispensée en fonction des situations professionnelles rencontrées par les professeurs "

Préservation du vice central du système la confusion formation/évaluation
Question de l’éloignement du terrain non réglée
" 70 % au moins des professeurs
des premier et second degrés enseignant en IUFM exerceront en temps partagé.
Les formateurs qui encadrent les stagiaires dans les écoles, les collèges et les lycées sont des acteurs à part entière de la formation des maîtres et sont à ce titre associés à la conception de la formation comme à l’évaluation des stagiaires. De préférence formés dans les “formation de formateurs”Tous formateurs /évaluateurs
L’évaluation des compétences professionnelles ne peut se faire qu’en situation réelle d’enseignement "

" le cursus licence qui intègre des éléments de professionnalisation. Ce qui permet d’obtenir des (2) European Credit Transfer System : système européen d’unités d’enseignement capitalisables et transférables, dit “système européen de crédits-ECTS”.avec formations en psycho et préparations à la bivalence "
Stages d’observation obligatoires pour s’inscrire au concours
stage d’observation en entreprise « nécessaire »

Formatage civique

" Ils doivent connaître le monde associatif : les associations représentatives de parents d’élèves, les associations périscolaires (soutien scolaire, associations culturelles et sportives...) et les associations agréées complémentaires de l’enseignement public [couleurs gaies, planning familial, éducation populaire].
Les professeurs stagiaires et nouvellement titularisés apprennent aussi à travailler avec les services sociaux, médicaux (orthophonistes, psychologues...), [les méthodes sont nulles mais on a déjà l’adresse de l’orthophoniste du coin !!!] Comprendre la diversité culturelle de la France d’aujourd’hui "

Création d’un examen de sortie
Devant un jury, de gens qui ne sont pas des formateurs directs, mais partent du livret ouvrier de l’impétrant [IPR et formateurs … nommés par qui ???]

Evaluation des plans de formation par un comité théodule
" La Commission nationale d’évaluation de la formation des maîtres expertisera les plans de formation élaborés par l’université au regard des exigences du présent cahier des charges "
Unité supposée du métier
" Cette unité du métier, au-delà des particularités propres à chaque niveau d’enseignement, justifie un seul référentiel de compétences pour tout type d’enseignant. " 
Quand tout est bien
" il respecte et fait respecter la liberté d’opinion ; il est attentif à développer une attitude d’objectivité ; il connaît et fait respecter les principes de la laïcité, notamment la neutralité ; il veille à la confidentialité de certaines informations concernant les élèves et leurs familles. Il exerce sa liberté et sa responsabilité pédagogique dans le cadre des obligations réglementaires et des textes officiels ; il connaît les droits des fonctionnaires et en respecte les devoirs. "

La liberté pédagogique est elle respectée ?

" Le professeur des écoles connaît en outre :
- les mécanismes d’apprentissage du langage en maternelle et le développement des capacités d’expression orale tout au long de la scolarité primaire ;
- les mécanismes d’apprentissage de la lecture et ses obstacles ;
- les méthodes d’enseignement de la lecture et de l’écriture ;
- les règles fondamentales de l’orthographe et de la grammaire.
… et est capable - de construire des séquences d’enseignement qui visent des objectifs de développement de l’expression orale et écrite des élèves ;
- d’insérer dans les apprentissages les exercices spécifiques et systématiques pour développer les automatismes (lecture, écriture, calcul, grammaire, orthographe, éducation physique, etc.).
- situe sa ou ses disciplines, à travers son histoire, ses enjeux épistémologiques, ses problèmes didactiques et les débats qui la traversent. Pour cela, il maîtrise la didactique de sa ou de ses disciplines, et il est capable de mettre en oeuvre des approches pluridisciplinaires ; il connaît les processus d’apprentissage et les obstacles que peuvent rencontrer les élèves et la manière d’y remédier ; il est capable d’élaborer des programmations et de répartir les apprentissages dans le temps.
Le professeur connaît - les programmes d’enseignement et documents d’accompagnement
de définir des objectifs d’apprentissage à partir des références des textes officiels ;
Il est capable - de raisonner en termes de compétences
Le professeur maîtrise des connaissances relatives à la gestion des groupes et des conflits.
- les éléments de sociologie et de psychologie lui permettant de tenir compte, dans le cadre de son enseignement, de la diversité des élèves et de leurs cultures "
Evaluations
" Le professeur connaît les différentes évaluations qu’il peut être amené à pratiquer (diagnostique, formative, sommative, certificative).
Capacités : Le professeur est capable : - de comprendre les fonctions de l’évaluation ; - de concevoir des évaluations aux différents moments de l’apprentissage, c’est-à-dire : - définir le niveau d’exigence de l’évaluation "
Méfiance vis-à-vis d’Internet
" s’impliquer dans l’éducation aux risques encourus dans l’utilisation des réseaux numériques ouverts sur l’internet "