Les
dictatures n’ont pas le monopole de la
cyber censure
Pour
Reporters Sans Frontières l’écriture en ligne est devenue un sport dangereux,
2676 sites ont été fermés en 2007, surtout des forums de discussion, Aux 135
journalistes emprisonnés, il faut ajouter 65
cyberdissidents détenus. Les pays ouvertement dictatoriaux comme la Chine ,
l’Arabie Séoudite ou l’Egypte le font de manière visible. La Tunisie connaît
étrangement des coupures techniques de sites de vidéos. Certains s’étaient demandé
en novembre 2005 pourquoi des sites d’information patriotiques avaient connue
des interruptions de service juste à ce moment là. La
répression contre les blogueurs ne concerne pas que les « dictatures »
lointaines. Le site ILYS l’annonce et le Royaume Uni le fait. C’est un pays
ou les journaux sont
plus explicites qu’en
France « l’islam est ce mélange de prétendues victimes, quémandant
la paume tendue les aides de l’état, et montrant le poing, prêt à frapper, quand
leurs exigences ne sont pas satisfaites. » et c’est aussi un pays où la
liberté d’expression sur l’Islam, l’avortement, l’euthanasie ou l’homosexualité
peut conduire très vite à des sanctions judiciaires. Un
blogueur s’est retrouvé en prison
pour
un site personnel du même style que France
Echos.
Vers
un contrôle gouvernemental direct des sites internet
La
gauche qui est toujours hostile à la liberté de réflexion à l’inverse de ce
qu’elle prétend, accélère le mouvement vers le contrôle de l’information en
ligne. Suivant l’exemple
d’un commissaire européen, membre du Rotary Club et de l’institut Aspen (atlantiste),
le nouveau gouvernement travailliste australien veut imposer un filtrage étatique
total des sites « inappropriés » en citant par exemple le cas de la
« pornographie infantile ».
Les
moteurs de recherche actuels sont des sociétés privées qui s’en chargent très
bien et peuvent perdre leurs usagers si leurs filtres ne sont pas assez sévères.
Si le gouvernement s’en charge, personne ne pourra contrôler s’il n’en profite
pas pour éliminer les sites politiquement inappropriés
Les
entreprises participent aussi à la censure
Il
ne faut cependant pas oublier que les dispositifs de censure et de surveillance
des internautes dépendent de technologies vendues par les géants de l’Internet
tels que Google/Youtube ou Yahoo.
Dans le cas de Wael Abbas, qui avait eu le tord de diffuser une vidéo de policiers
égyptiens torturant un prisonnier. La première a
supprimé la vidéo et la seconde a effacé
sans prévenir la boîte mail.
La
publicité rend faussement gratuites un certain nombre d’informations, mais justifie
une censure automatique des articles qui pourraient mal parler de Google sur
Hautetfort. Elle s’accompagne
d’un
enregistrement privé de nos sites favoris, pour adapter l’offre de publicité.
L’Etat
s’empare de l’identité de ses citoyens
Le
contrôle absolu du droit à l’identité par un Etat est dangereux. Les pays anglo-saxons
en sont encore à lutter contre la carte d’identité obligatoire, tout en imposant
un passeport biométrique aux ressortissants étrangers et en ayant des listes
de passagers suspects, quasiment
interdits de transports aériens, malgré des protestations.
Il
y a un risque d’erreurs de manipulations, l’Angleterre
a égaré les dossiers non cryptés d’allocations familiales de 25 millions
de citoyens asujettis; mais surtout de retrait
volontaire par l’Etat des preuves de votre identité. Même en France,
essayez de retirer un colis à la poste sans carte d’identité, alors que vous
êtes un client habituel. En 1992 la Slovénie a effacé 18 404 citoyens (serbes
etc …) de ses registres, les transformant en étrangers. Impossible pour eux
de conduire,
d’aller chez le médecin, de travailler, de retirer de l’argent de son propre
compte bancaire, d’étudier, d’avoir un appartement, de toucher sa retraite avant
d’être sorti du pays comme apatrides et d’y être revenus avec la nationalité
d’une autre partie de l’ex-Yougoslavie
Par
l’intermédiaire du monde numérique et « virtuel », l’Etat s’arroge
le droit de connaître les vies privées, mais aussi de décider quand commence
la vie, qui existe et qui a le droit à sa protection
SOS
Bonheur
Jan
Van Hamme, scénariste de la série « XIII », avait fait de cette tendance
au contrôle social total sur les personnes le sujet d’une bande dessinée d’anticipation
publiée dans Spirou en 1985. Dans
cette
histoire la sécu augmente vos cotisations si vous n’avez pas pris
votre petite laine, dans le monde actuel on fait la guerre aux fast foods et
au sel dans les aliments.
Sos-bonheur
parle aussi de la Carte
Universelle , à la fois carte de sécurité sociale, carte de crédit et seule
preuve d’identité reconnue. Le jeune chef de Cabinet à la sécurité publique
qui défend ce système à la télévision est victime d’un complot qui l’efface
du Fichier Central, le prive de tous ses moyens de survivre et le réduit à la
clandestinité.
Nous
marchons à grands pas vers ce type de société.
Quoi
qu’il en soit, il nous restera toujours l’espace intérieur de la conscience
et de la vie spirituelle et la capacité de nous adresser à nos prochains.
Philippe Edmond pour reconquête.
Réalisé avec l’aide de la page archives du web, http://unvoyageauliban.bafweb.com/archivesduweb.htm, de Rue 89, http://rue89.com/2008/01/01/la-science-contre-la-vie-privee-le-top-10-de-lintrusion, PC impact, http://www.pcinpact.com/d-108-1-mission_olivennes_engagement_interprofessionnel.htm Et Polémique politique http://polemiquepolitique.blogspot.com/2008/01/lentement-mais-srement-big-brother-tend.html