Dossier avortement
Liens et témoignages
Une survivante réfléchit à sa situation. Extraits et texte complet.
Aides et solutions

Témoignages
Vidéos et images des enfants avant la naissance.Bioéthiquement neutre et très impressionnant.
La Vie est en nous : le film : présentation
Un film qui contient des témoignages très bien choisis.
Une série de textes de témoignages sur l'avortement et des liens vers les sites d'aide..Textes de témoignages. Du XVIe arrondissement à une victime des mauvais conseils du Planning Familial. Questions ethiques. pour dire la vérité sur l'avortement .Vérité sur l'avortement. Livre enquête.Docs sur l'avortement et la contraception.Trêve de Dieu
Mourir plus tôt mais laisser une chance de survie à son enfant
. Caroline Aigle refuse d'avorter. .
Une contrainte sur les femmes
Pressions fréquentes sur les forums. Pression massive des contraintes économiques "j' ai toujours rêvé de fonder une grande famille avec 3 ou 4 enfants mais bon , vu que nous ne sommes pas cadres mais simples salariés " et désir de garantir un niveau de vie :"je me sens très bien avec mon enfant unique auquel je peux offrir des cours de musique, de sport, d'anglais...et auquel je pourrais payer ses futurs études". Violence des pressions familiales pour contraindre à l'avortemen
Témoignage d'avortement forcé.
L'avortement est une bonne affaire.financière.L'avortement ouvre la porte à l'infanticide.Les nazynécologues anglais. Planning illégal et psychologie ravagée.les avortements hors délais.
La légalisation multiplie par 4 le nombre d'avortements.La Chine pratique toujours les avortements forcés.
Solutions
sosbebe. site d'aide aux femmes en détresse. Des aides pour ne pas avorter..
On peut maintenant soigner des malformations au lieu d'avorter. Parents très jeunes. témoignages et aides.
Proposition de loi contre l'avortement.
Manifestations Life Parade. 30 ans ça suffit.
Protestations Tihamo. Dessins. les embryons ont la parole. Mgr Aumonnier contre l'avortement. La star d'une star. sa soeur handicapée. .Avortement condamné par les papes.
Résistances Les médecins pratiquent massivement l'objection de conscience après 10 semaines. La société civile navarraise rend impossible l'avortement malgré la loi. Une future présidente pro-vie (en fait non) en Argentine. Pression pro-vie aux USA. Giuliani tourne casaque. et Huckabee progresse.

Les partisans de l'avortement
Interdit de contester l'avortement.Face au mensonge sur les chiffres au Portugal. .La Pilule du lendemain ne réduit pas l'avortement. L'embryon n'est pas un homme. Islamiste et pro-avortement. le chiite Sistani. Le planning familial gavé de subventions.Humanitaires et pro-avortement.
Caillavet. Pour le droit à l'infanticide des handicapés et accuse d'égoïsme ceux qui laissent naître des handicapés
Les conséquences
Le bébé zéro défaut. conséquence de l'avortement.. Les handicapés sont plus discriminés que les immigrés.

Informations Généthique. dossier et revue de presse.Life Site. PS 139. témoignages et documentation pro-vie Le blog pour la vie Le blog de Jeanne Smith. Nouvelles de la défense de la vie.
Bioéthique over blog. revue de presse www.prolifeblogs.com .Témoignages
Associations
Laissez les vivre. Comité Protestant Evangélique pour la Dignité Humaine. Alliance pour les droits de la vie. De la conception à la mort naturelle. Nouvelles et actions. Choisir la Vie.
Ciel bleu. defense de la vie au Quebec
Association catholique des infirmières et médecins
Fondation Jérôme Lejeune Pour soutenir financièrement les aides et la recherche sur les maladies génétiques.
Propagande. 4. 3. 2. Le film. Promu par Cannes de l'Ed' Nat' . malgré la brêve résistance du ministre Montre l'enfant mort et le mécanisme de l'avortement. Révélant ce qui est si souvent caché il peut servir à lancer un débat. mais favorise la politique actuelle de dissimulation +. et le goût des spectacles morbides.
Le cinéaste part des séquelles d'un avortement et de l'amoralisme de ceux qui déjouent la sécuritate pour avorter. + Allociné.

Pressions économiques et regrets

Personnellement, j' ai toujours rêvé de fonder une grande famille avec 3 ou 4 enfants mais bon , vu que nous ne sommes pas cadres mais simples salariés , il nous est difficile de pouvoir envisager la grande famille de nos rêves . De plus, aprés 10 ans d' attente, nous sommes enfin arrivés à pouvoir décrocher un prêt immobilier et nous sommes en plein projet de construction de maison (en réduisant au maximum les frais ) ;alors , au vu des circonstances , un 3ème enfant ne faisait pas parti de nos projets . Seulement voilà , ce 3ème petit bout s' est invité et il a fallu choisir . Ca n' a pas été simple car je suis trés maternelle et mes enfants sont les prunelles de mes yeux , mais même en tournant la question dans tous les sens , l' IVG était la seule solution pour que notre bâteau ne coule pas . …
L' acte médical en lui-même s' est trés bien passé ( par aspiration à 9 semaines) mais psychologiquement , c' est tout autre chose . Cela s' est passé le 25 septembre 2007 et depuis je ne vis plus, je survis . Je m' en veux , je culpabilise et je n' arrive pas à tourner la page .
Le probléme, c' est que je me déteste, je hais mon corps qui aprés avoir porté la vie a donné la mort . Mon chéri lui me désire toujours mais moi je n' y arrive plus . Chaque fois que nous faisons l' amour , je suis déprimée et triste mais je ne le lui montre pas car je ne veux pas le blesser .

http://forum.aufeminin.com/forum/matern8/__f4897_matern8-Comment-ne-plus-y-penser.html

Pressions familiales.
Bonjour à toutes

J'aimerais avoir vos avis.

Il y a un an, j'ai du avorter, poussée par mon ami, qui ne voulait pas de l'enfant. Il a tout fait pour me convaincre: culpabilisation, chantage (au suicide), moralisation, faire venir ses parents chez les miens qui m'ont même insultée devant mes parents, envoyer des sms de menaces par un ami à lui, etc...

J'étais une égoiste, irresponsable, folle, de vouloir le garder, que l'enfant ne serait jamais équilibré, que j'étais trop jeune pour avoir un enfant (24 ans quand même!), j'ai même entendu: "tu as peur d'avorter? mais l'accouchement fait beaucoup plus mal!" par le beau-père de mon ex.

Le personnel médical n'a pas été d'un grand soutien non plus: alors que je voulais partir de la clinique, une infirmière est venue me "raisonner". Et oui, j'avais déjà reporté le premier rendez-vous, je commençais à les agacer! la secretaire aussi au moment de la 2ème prise de rendez-vous pour l'ivg: "il va falloir venir cette fois!"

Le jour de l'ivg, mon ex n'était pas présent, mais ma mère et un ami étaient là, ils m'ont encouragés à faire l'ivg car ils ont eu trés peur des réactions futures des parents de mon ex (alors qu'au départ, ils étaient contents que je le garde, ma mère se voyait déjà grand-mère): ce sont des gens qui ont des relations dans la région, qui ont de l'argent aussi, et ma mère avait trés peur qu'une fois l'enfant là, ils m'envoient la dass, qu'ils essayent de recuperer l'enfant, car les sentiments de mon ex vis-à-vis de l'enfant étaient trés ambigus: il n'en voulait pas, mais ne supportait pas non plus l'idée que je puisse le garder sans lui.

Quand je lui ai appris que je n'étais pas sure de vouloir avorter, il a tout de suite crié: je ne resterais pas avec toi si tu le gardes!, il ne faudra pas venir me demander de l'argent!, tu veux me gacher ma jeunesse!, tu es folle!, j'ai été piègé!

Je précise que monsieur était au courant que je ne prenais pas la pilule (problèmes sous pilule), j'utilisais des ovules spermicides et lui refusait de mettre des préservatifs ou les enlevait: "je ne peux pas finir avec! je sens rien!"


Voilà, en gros, mon histoire, et maintenant cela va faire un an, je devrais avoir mon petit dans les bras, il devrait fêter ses 3 mois, nous devrions vivre dans la joie et l'espoir (je n'idéalise pas, je sais qu'élever un enfant n'est pas toujours facile) mais on se projeterait dans le futur, ce serait la vie, l'espoir, et au lieu de ça je vis avec le vide, le néant, la mort.

Et je sais qu'hélas, je ne suis pas la seule dans ce cas, nous sommes nombreuses à avoir commis cet acte irréversible, poussées par nos compagnons.

L'avortement doit etre le choix de la femme, elle ne doit subir aucune pression de qui que ce soit, c'est la loi qui le dit, mais dans la réalité on en est bien loin.

C'est pour ça que je souhaite attaquer mon ex et ses parents en justice, pour harcèlement moral. Je ne sais pas quels sont les recours, mais je vais commencer les démarches pour me renseigner. Vous qui vivez la même souffrance, et les autres femmes, ainsi que les hommes s'il y en a, qu'en pensez-vous?
Et pensez-vous qu'on puisse se faire entendre, qu'on puisse faire bouger les choses et qu'enfin les hommes fassent face à leurs responsabilités et ne fasse plus pression sur leur compagne?

L'avortement doit etre un choix, pas une obligation!!
http://forum.aufeminin.com/forum/matern8/__f4900_matern8-Attaquer-en-justice.html

Désir de niveau de vie
Je suis Maman d'un enfant de 3ans et demi qui est un enfant désiré, j'ai fait recemment une IVG médicamenteuse à cause d'un pb de contraception (tu vois je prenais mes précautions mais ça n'a pas suffit).
Si tu veux tout savoir je ne me sentais pas d'élever un deuxième enfant, je me sens très bien avec mon enfant unique auquel je peux offrir des cours de musique, de sport, d'anglais...et auquel je pourrais payer ses futurs études
http://forum.aufeminin.com/forum/matern8/__f4906_matern8-Pkoi-l-ivg.html

Témoignage d'une survivante de l'avortement
Extraits et Texte complet

A 18 ans, j'ai appris que j'avais été conçue lors d'un viol brutal sous la menace du couteau d'un violeur en série. … J'ai ressenti que j'avais dès lors à avoir à justifier ma propre existence, …
A chaque fois que vous vous identifiez comme étant "pro-choix" ou qu'à chaque fois que vous faîtes cette exception pour le viol, cela se traduit en réalité par le fait que vous êtes capable de vous tenir devant moi, … et de me dire … "Si j'avais pu intervenir, tu serais déjà morte".
Je défie quiconque de me décrire comment ce n'est pas le cas. … c'est la réalité cruelle de cette position, … Mais je sais que la plupart des gens ne mettent pas un visage sur ce sujet. Pour eux, c'est juste un concept
J'ai souvent eu à faire à ceux qui [disent] " Eh bien, tu as eu de la chance ! " … Le fait que je sois vivante aujourd'hui est corrélé aux choix qui avaient été posés par … des gens qui s'étaient battus pour être sûrs que l'avortement soit illégal au Michigan à cette époque - même dans les cas de viol -. J'étais protégée.
Bien que ma mère de naissance ait été enchantée de faire ma connaissance, elle m'a dit pourtant qu'elle a été en fait voir deux avorteurs clandestins … je sais qu'un grand nombre de personnes [diraient] " c'est vraiment affreux que votre mère de naissance ait dû passer par ça afin de pouvoir être capable de vous avorter ! " … Je réalise pleinement qu'ils pensent qu'ils sont remplis de compassion mais leur cœur est plutôt incroyablement sec. … C'est de ma vie dont ils discutent aussi durement et il n' y a aucune compassion dans cette position. …
Ma vie se serait terminée. Je peux ne pas ressembler à ce que j'étais à 4 ans ou à 4 jours d'existence dans le ventre de ma mère, mais c'était toujours et indéniablement moi et j'aurais été tuée par un avortement brutal.
D'après [de nombreuses] recherches, … la plupart des femmes qui deviennent enceintes suite à une agression sexuelle ne veulent pas d'avortement et en fait vont plus mal après un avortement. …
Je ne peux pas m'asseoir béatement et dire " Eh bien, ma vie aura au moins été épargnée. " … Pouvez vous rester là et dire "Au moins, j'ai été désiré(e)… au moins je suis en vie…," ou juste "Et alors?" …
En droit, j'ai eu aussi des camarades de classe qui m'ont dit des choses comme : " Bof ! Si tu avais été avortée, tu ne serais pas là aujourd'hui et tu ne saurais pas la différence ". … leur propre logique [ferait] " que je puisse les tuer aujourd'hui, parce qu'ils ne seraient pas là demain … " Et ils restaient bouche bée.
Une des choses les plus épatantes que j'ai apprise est que … Ma valeur et mon identité ne sont pas établies en tant que "produit de viol". Mais ce qui est plus important [c'est] que votre valeur ne se fonde pas sur les circonstances de votre conception, sur vos parents, … votre compagnon, … votre argent, …
La vérité est que … si vous voulez réellement connaître votre valeur, tout ce que vous avez à faire c'est regarder la Croix - parce que c'est le prix qui a été payé pour votre vie !
Pour la vie
www.rebeccakiessling.com

Texte complet du témoignage de Rebecca Kiessling
http://ps139.blog.tdg.ch/general/rebecca-kiessling.html


J’ai quasiment été adoptée à ma naissance. A 18 ans, j’ai appris que j’avais été conçue lors d’un viol brutal sous la menace du couteau d’un violeur en série. Comme la plupart des gens, je n’avais jamais considéré que l’avortement concernait ma vie propre, mais lorsque j’ai reçu cette information, j’ai réalisé tout à coup, que non seulement cela concernait ma vie mais que cela avait même à faire avec mon existence . C’était comme si je pouvais entendre les échos de tous ces gens, qui avec les tons de voix des plus sympathiques diraient « Bien entendu, excepté dans les cas de viol…. « Ou qui s’exclameraient avec un dégoût plutôt fervent : « En particulier dans les cas de viol !!! » Tous ces gens sont là qui ne me connaissent même pas mais qui se lèvent en jugement de ma vie, si prompts à la rejeter tout simplement à cause de la façon dont j’ai été conçue. J’ai ressenti que j’avais dès lors à avoir à justifier ma propre existence, que j’aurais à me prouver vis-à-vis du monde que je ne devais pas avoir à être avortée et que j’étais digne de vivre. Je me souviens de m’être sentie comme une ordure à cause des gens qui diraient que ma vie était comme une ordure --- dont on pouvait disposer.


S’il vous plait, comprenez qu’à chaque fois que vous vous identifiez comme étant “pro-choix” ou qu’à chaque fois que vous faîtes cette exception pour le viol, cela se traduit en réalité par le fait que vous êtes capable de vous tenir devant moi, de me regarder dans les yeux et de me dire « Je pense que votre mère aurait dû pouvoir vous avorter ». C’est une affirmation qui a un impact considérable. Je ne dirai jamais quelque chose comme ça à qui que ce soit. Je ne dirai jamais à quelqu’un “Si j’avais pu intervenir, tu serais déjà morte”. Pourtant, c’est la réalité avec laquelle je vis. Je défie quiconque de me décrire comment ce n’est pas le cas. Ce n’est pas comme si les gens disaient “ oh bien sûr, je suis pro-choix excepté pour cette petite fenêtre d’opportunité en 1968/69 afin, que toi, Rebecca, puisse être née. « Non – c’est la réalité cruelle de cette position, et je peux vous dire que cela fait mal et que c’est mesquin. Mais je sais que la plupart des gens ne mettent pas un visage sur ce sujet. Pour eux, c’est juste un concept – un cliché expéditif qu’ils balaient sous le tapis et qu’ils oublient. J’espère qu’en étant un enfant du viol, je peux aider à mettre un visage et une voix à ce sujet.


J’ai souvent eu à faire à ceux qui me confrontent et essaient de me renvoyer avec de brefs sarcasmes du style « Eh bien, tu as eu de la chance ! ». Soyez sûrs que ma survie n’a rien eu avoir avec la chance. Le fait que je sois vivante aujourd’hui est corrélé aux choix qui avaient été posés par notre société en son entier, ceux des gens qui s’étaient battus pour être sûrs que l’avortement soit illégal au Michigan à cette époque – même dans les cas de viol – des gens qui argumentaient pour protéger ma vie et des gens qui votaient pro vie. Je n’ai pas eu de chance. J’étais protégée. Et vous voudriez vraiment rationaliser que nos frères et soeurs qui sont avortés quotidiennement sont ‘malchanceux’ quelque part?


Bien que ma mère de naissance ait été enchantée de faire ma connaissance, elle m’a dit pourtant qu’elle a été en fait voir deux avorteurs clandestins et que j’avais été presque avortée. Après le viol, la police l’avait dirigée vers un conseiller qui lui avait dit en substance que l’avortement était ce qu’il fallait faire. Elle m’a dit qu’à cette époque, il n’y avait pas de centres pour les difficultés lors de la grossesse, mais ma mère de naissance m’a assurée que s’il y en avait eu, elle s’y serait rendue pour avoir au moins un peu plus de conseil. Le conseiller est celui qui l’a mise en contact avec les avorteurs clandestins. Pour le premier, elle dit qu’Il s’agissait des conditions typiques de la clandestinité dont vous entendez parler pour justifier le fait « qu’elle aurait dû pouvoir m’avorter en sécurité et légalement » --- du sang et de la saleté partout, sur la table et le sol. Ces conditions et le fait que ce soit illégal l’ont conduite à se désister comme pour la plupart des femmes.

Ensuite, elle fut mise en relation avec un avorteur plus coûteux. Cette fois là, elle devait rencontrer quelqu’un de nuit à proximité de l’Institut des Arts de Détroit. Quelqu’un l’aborderait, l’appellerait par son nom, lui mettrait un bandeau sur les yeux, l’installerait sur le siège arrière d’une auto, l’emmènerait et alors m’avorterait… puis lui remettrait le bandeau et la déposerait. Et savez vous ce que je trouve tellement pathétique? C’est que je sais qu’un grand nombre de personnes ici et là, m’entendant décrire ces conditions, réagiraient en secouant pitoyablement la tête pour exprimer leur dégoût : « c’est vraiment affreux que votre mère de naissance ait dû passer par ça afin de pouvoir être capable de vous avorter ! » Comme si c’était de la compassion ?!! Je réalise pleinement qu’ils pensent qu’ils sont remplis de compassion mais leur cœur est plutôt incroyablement sec dans ma perspective, ne pensez vous pas ? C’est de ma vie dont ils discutent aussi durement et il n’ y a aucune compassion dans cette position. Ma mère de naissance va bien – sa vie a continué et en fait, elle est super mais j’aurais été tuée, ma vie se serait terminée. Je peux ne pas ressembler à ce que j’étais à 4 ans ou à 4 jours d’existence dans le ventre de ma mère, mais c’était toujours et indéniablement moi et j’aurais été tuée par un avortement brutal.


D’après les recherches du Dr. David Reardon, directeur de l’Institut Elliot, co-éditeur du livre ‘Victims and Victors: Speaking Out About Their Pregnancies, Abortions and Children Resulting From Sexual Assault’, et auteur de l’article "Rape, Incest and Abortion: Searching Beyond the Myths," (Viol, inceste et avortement: Aller plus loin que les mythes) , la plupart des femmes qui deviennent enceintes suite à une agression sexuelle ne veulent pas d’avortement et en fait vont plus mal après un avortement. www.afterabortion.org Ce qui signifie que la position de la plupart des gens sur les cas de viol se fonde sur des prémisses défectueuses : 1) la victime du viol voudrait un avortement 2) elle serait mieux avec un avortement 3) que la vie de l’enfant ne vaut pas la peine qu’elle poursuive sa grossesse. J’espère que mon histoire et les autres histoires postées sur ce site www.rebeccakiessling.com pourront contribuer à dissiper ce dernier mythe.



Je souhaiterais pouvoir dire que ma mère de naissance figurait parmi la majorité des victimes et qu’elle ne voulait pas m’avorter, mais elle avait été convaincue de faire autrement. Cependant, l’attitude désagréable et les propos grossiers du second avorteur clandestin ainsi que la peur pour sa propre sécurité l’ont fait renoncer. Quand elle lui a dit au téléphone qu’elle n’était pas intéressée par cet arrangement risqué, ce docteur de l’avortement l’a insultée et l’a traitée de tous les noms. A sa surprise, il l’a rappelée le lendemain pour essayer de la convaincre de m’avorter encore une fois, elle a refusé de nouveau et fut injuriée. Alors voilà --- après cela elle ne pouvait plus continuer. Ma mère de naissance abordait le second trimestre – bien plus dangereux et bien plus coûteux pour me faire avorter.

Je suis tellement reconnaissante que ma vie ait été épargnée mais beaucoup de chrétiens bien intentionnés me diront des choses du style “Oui, tu vois, Dieu voulait vraiment que tu sois là ! » ou d’autres diront encore « Il fallait que tu sois là ». Mais je sais que Dieu a l’intention que chaque enfant à naître reçoive la même opportunité de naître et je ne peux pas m’asseoir béatement et dire «Eh bien, ma vie aura au moins été épargnée. » ou, « je l’ai mérité. Regardez ce que j’ai fait de ma vie. » Et des millions d’autres ne l’ont pas pu ? Je ne peux pas faire ça. Le pouvez-vous? Pouvez vous rester là et dire “Au moins, j’ai été désiré(e)… au moins je suis en vie…,” ou juste “Et alors?” Est-ce là réellement la sorte de personne que vous voulez être ? Impitoyable ? Une façade de compassion à l’extérieur, mais une froideur de marbre et du vide à l’intérieur ? Prétendez vous vous soucier des femmes mais n’ avoir rien à faire avec moi parce que je suis un rappel de ce que vous ne préféreriez pas voir en face et que vous détesteriez aussi voir pris en considération par d’autres que vous ? Est-ce que je ne trouve pas de place dans votre agenda ?

En droit, j’ai eu aussi des camarades de classe qui m’ont dit des choses comme : « Bof ! Si tu avais été avortée, tu ne serais pas là aujourd’hui et tu ne saurais pas la différence de toute façon, alors qu’est ce que ça peut faire ? ». Croyez le ou non, mais certains des philosophes de l’avortement des plus connus utilisent le même type d’argumentation : « le fœtus ne sait jamais ce qui lui arrive, alors il n’ y a pas de fœtus qui va regretter sa vie. » Donc, je suppose que tant que vous poignardez quelqu’un dans son sommeil, ça va très bien, parce qu’il ne sait pas ce qui lui arrive ?! J’ai expliqué à mes camarades de classe comment leur propre logique justifierait « que je puisse les tuer aujourd’hui, parce qu’ils ne seraient pas là demain et qu’ils ne pourraient pas savoir la différence de toute façon, alors qu’est ce que ça peut faire ? » Et ils restaient bouche bée. C’est étonnant ce qu’un peu de logique peut faire quand vous réfléchissez vraiment à ce sujet – comme nous étions supposés le faire en cours de droit – et considérez le véritable sujet de conversation : Il y a des vies qui ne sont pas là aujourd’hui parce qu’elles ont été avortées. C’est comme le vieux dicton : « Si un arbre tombe dans la forêt, et que personne n’est là pour l’entendre, est ce que ça fait un bruit ? » Oh oui ! Et si un bébé est avorté et que personne d’autre n’est là pour le savoir, est ce que cela est important ? La réponse est « OUI ! Leur vie est importante. Ma vie est importante. Votre vie est importante et ne laissez personne vous dire le contraire !


Le monde est un endroit différent parce qu’il était illégal pour ma mère de naissance de m’avorter alors. Votre vie est différente parce qu’elle ne pouvait pas m’avorter légalement parce que vous êtes assis à entendre mes mots aujourd’hui ! Mais vous n’avez pas besoin d’avoir un impact sur des audiences pour que votre vie importe. Il y a quelque chose que nous manquons tous aujourd’hui à cause des générations actuelles qui ont été avortées et cela importe.



Une des choses les plus épatantes que j’ai apprise est que le violeur N’est PAS mon créateur comme certaines personnes aimeraient que je le croie. Ma valeur et mon identité ne sont pas établies en tant que “produit de viol” mais en tant qu’enfant de Dieu. Le psaume 68:5, 6 affirme: “ Père des orphelins… c’est Dieu dans son lieu de sainteté. Dieu donne à l’isolé le séjour d’une maison”. Et le psaume 27:10 “ Si mon père et ma mère m’abandonnent, le Seigneur m’accueillera”. Je sais qu’il n’ y a pas de honte à être adoptée. On nous dit dans le Nouveau Testament que c’est dans l’esprit d’adoption que nous sommes appelés enfants de Dieu par le Christ notre Seigneur. Alors, Il a dû avoir une très haute idée de l’adoption pour utiliser cette image de Son amour pour nous!


Mais ce qui est plus important, j’ai appris, je serai capable d’apprendre à mes enfants et j’apprends à d’autres que votre valeur ne se fonde pas sur les circonstances de votre conception, sur vos parents, sur votre fratrie, votre compagnon, votre maison, vos vêtements, votre apparence, votre Q.I., vos notes, vos performances, votre argent, votre occupation, vos succès ou échecs, ou vos capacités et handicaps – ce sont des mensonges qui sont perpétrés dans notre société. C’est un fait que, les conférenciers les plus motivants disent à leurs auditeurs que s’ils pouvaient juste faire quelque chose d’eux-mêmes et atteindre un certain standing sociétal, alors ils pourraient être eux aussi « quelqu’un ». Mais le fait est que personne ne peut atteindre ces standards ridicules et que beaucoup de gens en resteront incroyablement loin et alors, est ce que cela signifie qu’ils ne sont pas « quelqu’un » ou qu’ils sont des « rien du tout » ? La vérité est que vous n’avez pas besoin de prouver votre valeur à quiconque et si vous voulez réellement connaître votre valeur, tout ce que vous avez à faire c'est regarder la Croix – parce que c’est le prix qui a été payé pour votre vie ! C’est la valeur infinie que Dieu a investie pour votre vie ! Il pense que vous avez beaucoup de valeur et moi aussi. Ne voulez vous pas vous joindre à moi pour affirmer la valeur des autres aussi, en parole et en action ?


Pour ceux qui parmi vous diraient “ Eh bien, je ne crois pas en Dieu et je ne crois pas en la Bible alors je suis pro choix” je vous recommande de lire mon essai “ Le droit de l’enfant à naître à ne pas être injustement tué --- une philosophie de l’approche des droits ». Je vous assure que vous ne gaspillerez pas votre temps.


Pour la vie,


www.rebeccakiessling.com